Ce bracelet a une autonomie de 10 jours par charge et, contrairement à une montre, ne vous importune pas avec les notifications.
Bracelet traqueur d'activité Luna Band, Ph. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET.
Nous sommes convaincus qu’un appareil qui fait tout vaut mieux qu’un appareil spécialisé qui ne fait que quelques choses mais les fait bien. C’est du moins ce qu’Apple a réussi à faire avec sa gamme de montres connectées.
Prenez un appareil doté d’un écran, puis équipez-le d’autant de fonctionnalités que possible. Non seulement c’est un deuxième écran pour les notifications, mais c’est aussi une plaque tournante pour tout : du contrôle de vos appareils domotiques aux communications, en passant par le fitness, la santé et tout ce qui cherche à attirer votre attention.
Je ne compte plus le nombre de courses à pied, de randonnées, de marches avec sac à dos et de « promenades pour le bien-être mental » au cours desquelles j’ai été bombardé de notifications. Oui, je pourrais les désactiver, mais la dernière fois que je l’ai fait, je l’ai complètement oublié et tout le monde a cru que j’étais tombé d’une falaise.
C’est pourquoi je préfère les bracelets de fitness qui me fournissent les statistiques dont j’ai besoin, sans écran (et sans abonnement). Mon dernier traqueur préféré : le Luna Band, un nouveau bracelet connecté qui arrive à côté du Ring Gen 2 de la marque.
Le Luna Band, à l’instar d’autres bracelets d’activité que nous avons testés, n’est en réalité qu’un petit appareil. Ce petit boîtier en plastique pèse peu (24 g) et abrite le processeur, la batterie et les capteurs. Il est étanche jusqu’à 50 m et a une autonomie de 10 jours entre deux recharges, une recharge complète prenant moins d’une heure.
L'ensemble de capteurs optiques du Luna Band. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Le Luna Band suit un large éventail de biomarqueurs. Il mesure les paramètres de base comme la fréquence cardiaque et la température cutanée, ainsi que des indicateurs de condition physique et de récupération tels que la VO₂ Max et la variabilité de la fréquence cardiaque (la surveillance de l’oxygène dans le sang sera bientôt disponible), sans oublier un suivi complet du sommeil. Ce petit disque se connecte à une application qui enregistre toutes ces données, ainsi que vos séances d’entraînement, vos calories et vos compléments alimentaires.
Ce boîtier se fixe magnétiquement à un cadre métallique (trois coloris au choix : noir, beige et vert), qui s’attache à un bracelet à fermeture auto-agrippante. Le kit est livré avec deux tailles de bracelet (S/M et M/L), et j’ai constaté que la plus petite me convenait parfaitement, même si j’ai des poignets assez épais. Le bracelet est souple et confortable à porter, mais comme j’ai reçu la version beige et que je fais souvent du sport en extérieur, sous la pluie et dans la boue, il a eu du mal à rester propre très longtemps.
C’est un appareil portable assez discret, et le bracelet protège le module. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Comme le module s'insère dans le cadre par le dessous, il protège les composants électroniques des chocs et des coups. Il existe également une base de recharge pour le module, qui permet de le maintenir chargé et d'effectuer le couplage initial.
Lorsque j'ai commencé à tester cet appareil, j'avais besoin d'un point de référence pour l'évaluer. L’Apple Watch est le tracker d’activité le plus précis que j’ai testé ; j’ai donc comparé le Luna Band à mon Apple Watch Ultra, et toutes mes mesures se situaient à moins de 5 % de celles d’Apple, ce qui, pour des tests en conditions réelles (par opposition à un laboratoire), est largement suffisant.
Le Luna Band est confortable à porter 24 h/24 et 7 j/7, et cela ne m’a pas dérangé de le porter la nuit. Si vous aimez suivre votre sommeil, ce confort lui confère un énorme avantage par rapport à l’Apple Watch (et, soyons honnêtes, votre Apple Watch est probablement sur son socle de recharge la nuit, car l’autonomie reste son plus gros point faible).
Le bracelet est très confortable, un critère indispensable pour tout accessoire que vous comptez porter toute la nuit. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Selon Luna, le bracelet peut être porté au poignet, à l’avant-bras ou au biceps, du côté gauche ou droit, sans que cela n’affecte la précision des données biométriques collectées. J’ai testé cela autant que possible (même le bracelet le plus large ne pouvait en aucun cas s’ajuster autour de mon biceps) et j’ai constaté que les données étaient tout aussi précises.
Alors que l’application principale se charge de l’essentiel du traitement des données, vous permettant de consulter vos biomarqueurs d’un seul coup d’œil, il est possible de compléter cette fonctionnalité en installant ce que Luna appelle des « micro-applications » qui s’occupent notamment de veiller à votre hydratation, de vous rappeler de respecter votre créneau de consommation de caféine et de planifier vos compléments alimentaires, afin que vous puissiez transformer l’application en véritable portail de remise en forme.
En matière de notifications, le Luna Band utilise des vibrations haptiques pour vous signaler que votre smartphone souhaite vous montrer quelque chose. Je préférais laisser les distractions à mon téléphone, j’ai donc désactivé cette fonction dans l’application, mais cela peut s’avérer pratique pour ceux qui apprécient ce petit rappel indiquant qu’une chose pourrait nécessiter leur attention.
Si vous adorez interagir avec de petits écrans et que vous souhaitez suivre vos données en temps réel, il vous faudra une montre de fitness à part entière. Mais si vous recherchez simplement une vue d’ensemble de votre état de santé (et que vous ne voulez pas d’un appareil qui sollicite constamment votre attention), ce bracelet est un sérieux candidat. De plus, comme il n’y a pas d’abonnement, le Luna Band présente un gros avantage par rapport aux bracelets de fitness comme le Whoop ou le Google Fitbit.
J’ai déjà mentionné le fait que les bracelets de couleur claire se salissent plus vite que les noirs, alors gardez cela à l’esprit lorsque vous en achèterez un. Et en termes de résistance, j’ai remarqué que le cadre métallique autour du disque s’abîme également si vous pratiquez des activités comme l’escalade ou l’entraînement avec des kettlebells.
La station de recharge (oui, je sais, elle est propriétaire, et je déteste ça autant que vous). Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
N’oubliez pas que Luna commercialise également une bague de fitness, mais ces deux produits ont des priorités différentes. La bague sert davantage de capteur corporel passif, tandis que le bracelet s’apparente davantage à un tracker d’activité et à une montre connectée sans écran. Si vous achetez les deux, vous aurez une couverture complète, de jour comme de nuit, quoi que vous fassiez. Ah, et il y a aussi cette station de recharge propriétaire. Je ne suis pas fan de ce genre de chose, mais c’est indispensable pour un appareil étanche aux intempéries.
À 150 €, le Luna Band est moins cher que ses concurrentes. Ainsi le Whoop 5.0 coûte 50 € de plus dès le départ, et dès la fin de votre première année, vous devrez payer un abonnement annuel pour vous servir des fonctionnalités avancées de l'application. Même le Fitbit Edge (un produit à part, puisqu’il dispose d’un écran) vous coûtera 30 € de plus, et ce avant même de prendre en compte les abonnements.
Si vous préférez les appareils moins distrayants, le Luna Band mérite d’être pris en considération. En effet, en tant que propriétaire d’une Apple Watch ayant acheté toutes les versions de l’Ultra parce que j’en voulais toujours plus, j’ai fini par réaliser que ce dont j’avais réellement besoin, c’était moins.
Même si j’adore le baromètre, la boussole, la sirène et toutes les fonctionnalités de l’Apple Watch Ultra, j’ai l’impression d’être pris en otage par le fait que j’attends trop d’elle, ce qui signifie qu’elle ne me laisse parfois pas tranquille. Le Luna Band assure le suivi de l’activité physique sans toutes ces distractions, interruptions et agitations que la plupart des appareils portables apportent inévitablement dans votre vie.
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