Accueil / Tech News / J’ai testé le TV LG OLED55B6 : un OLED d’entrée de gamme assez lumineux, mais réglé un peu trop chaud

J’ai testé le TV LG OLED55B6 : un OLED d’entrée de gamme assez lumineux, mais réglé un peu trop chaud

Ce test est valable pour les variantes suivantes :

Chaque année, le LG de la série B joue le même rôle : rendre l’OLED accessible au plus grand nombre sans renier ce qui fait la force de cette technologie. Le B6 succède directement au B5 et se place sous les C6 et G6 dans le catalogue de la marque. Il est disponible en France depuis mai 2026. Le modèle testé ici est le 55 pouces, référencé OLED55B65LA en France. C’est la diagonale la plus vendue du marché, car elle convient aussi bien à un salon de taille moyenne qu’à une pièce plus intime, sans imposer un mur entier.

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Sur le papier, le B6 reprend une dalle OLED 4K de 3840 x 2160 pixels à 120 Hz, pilotée par le processeur Alpha 8 AI 4K Gen3 et par la plateforme webOS 26. Il s’agit d’une dalle WOLED traditionnelle. Elle n’a donc rien à voir avec les panneaux RGB Primary Tandem réservés aux modèles plus haut de gamme. LG promet pourtant une amélioration sensible de la luminosité par rapport au B5.

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Sur ce segment, la concurrence est dense. Chez Samsung, il faudra regarder du côté des séries OLED S85H et S90H. Philips propose ses OLED d’entrée et de milieu de gamme, souvent à des tarifs agressifs et avec l’Ambilight, notamment la série OLED761. Panasonic et Sony défendent des références plus soignées en traitement d’image, notamment avec la gamme Bravia 8, mais à des prix nettement supérieurs. TCL et Hisense attaquent enfin par le bas avec des dalles Mini LED très lumineuses, à des tarifs souvent inférieurs. Face à eux, LG mise sur la maturité de son OLED, un catalogue gaming complet et une interface que beaucoup d’utilisateurs apprécient.

Le LG B6 reprend l’esthétique sobre et épurée qui caractérise les OLED de la marque. La dalle est extrêmement fine sur sa partie haute, ce qui donne une vraie impression de légèreté quand on regarde le téléviseur de face ou en biais. L’épaisseur augmente dans la partie basse, où se logent l’électronique, le processeur et les haut-parleurs. C’est un compromis classique sur les modèles d’entrée de gamme.

Les versions plus haut de gamme, comme le G6, poussent l’exercice bien plus loin avec un design pensé pour l’accrochage mural au ras du mur. Ici, l’ambition est plus modeste, mais le rendu reste élégant et discret dans un salon moderne.

Les bordures autour de l’écran sont particulièrement fines, si bien que l’image semble flotter dans la pièce une fois le téléviseur allumé. Le châssis est en plastique de bonne facture, sans excentricité, avec un ton sombre qui se fond facilement dans le décor.

Plutôt élégant, le B6 fait bonne figure à côté de modèles plus chers. On ne retrouve pas la finition en métal brossé des références premium, mais la rigidité du châssis rassure et le téléviseur ne craque pas quand on le manipule.

L’écran est monté sur deux pieds qui se fixent en quelques minutes et autorisent un placement sur un meuble de largeur raisonnable. Pour le 55 pouces, comptez un écart d’environ 107 cm avec 22 cm de profondeur et une élévation de l’écran de 7,5 cm. Cela laisse de quoi installer une barre de son devant sans qu’elle masque le bas de l’image.

La stabilité est correcte, et l’écran ne vacille pas au moindre choc sur le meuble.

Pour un montage au mur, le B6 est compatible avec les supports au standard VESA habituel. Le passage des câbles est prévu à l’arrière avec des clips, ce qui permet de garder une installation propre. Le dos du téléviseur profite d’une finition texturée qui évite l’effet plastique brut. On retrouve ici la logique visuelle de la gamme LG, qui soigne autant l’extérieur que l’intérieur.

Au quotidien, le téléviseur bénéficie d’un traitement antireflet correct, mais pas exceptionnel. Faute de filtre antireflet plus poussé, comme sur les modèles haut de gamme, l’écran reste sensible à une fenêtre ou à une source lumineuse placée face à lui. Dans un salon très lumineux, je conseille de placer l’écran perpendiculairement aux fenêtres. Dans une pièce plus sombre, on profitera pleinement de la finesse de l’ensemble et du contraste qui met en valeur ces bordures presque invisibles.

Le B6 embarque quatre ports HDMI 2.1, tous compatibles 4K à 120 Hz, VRR et ALLM. L’un d’eux gère aussi l’eARC pour envoyer le son en haute qualité vers une barre de son ou un amplificateur, y compris en Dolby Atmos. Sur les téléviseurs plus abordables et même certains haut de gamme (coucou le Sony Bravia 9 II), on doit souvent choisir entre le mode jeu et les fonctions audio sur un même port. Ici, l’utilisateur peut brancher sans réfléchir une PS5, une Xbox Series X, un PC gamer et une barre de son en même temps. C’est un vrai confort d’utilisation, et un argument fort à ce tarif.

Sans fil, le B6 prend en charge le Wi-Fi et le Bluetooth 5.3, pour appairer un casque, des écouteurs ou une enceinte sans fil. La compatibilité AirPlay et Google Cast est également présente, ce qui simplifie la diffusion de contenus depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur. Pour un usage classique, cela couvre tous les besoins, sans adaptateur supplémentaire.

Comme tout téléviseur OLED, le B6 est sensible au marquage de l’écran, c’est-à-dire à la rétention d’image quand un élément fixe reste affiché très longtemps, comme un logo de chaîne, une barre de menus ou l’interface d’un jeu. Les pixels organiques s’usent en effet à des rythmes différents selon leur sollicitation.

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LG a mis en place plusieurs parades, dont un décalage léger et automatique de l’image, une réduction de la luminosité du logo et un cycle de compensation des pixels lancé lorsque le téléviseur est en veille. Pour un usage normal et varié, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. On évitera juste de laisser la même chaîne d’information tourner en boucle toute la journée avec une luminosité maximale.

Le B6 est livré avec la Magic Remote de LG, désormais familière et très reconnaissable. Sa forme allongée tient bien en main, et sa molette centrale sert à la fois de bouton de validation et de défilement. Elle intègre un pointeur, qui permet de viser directement les icônes à l’écran en la déplaçant dans l’air, comme une souris. Après un court temps d’adaptation, le pointeur est très pratique pour naviguer dans les applications ou saisir une recherche. Si vous préférez les touches traditionnelles, vous pouvez aussi vous contenter des flèches directionnelles, situées autour de la molette.

Le micro intégré donne accès à la recherche vocale et à l’assistant du téléviseur. Vous pouvez demander un film, changer d’entrée ou lancer une application sans passer par le clavier virtuel. Un bouton spécifique permet d’ouvrir le module conversationnel d’intelligence artificielle, en l’occurrence Copilot de Microsoft, avec lequel il est possible de discuter pour demander à peu près tout et n’importe quoi.

Les touches dédiées à Netflix, Prime Video, Disney+, Rakuten TV, LG Channels permettent de lancer l’application correspondante en un clic. Certains y verront un raccourci pratique, d’autres un rappel des accords commerciaux entre LG et les plateformes. Le matériau employé est un plastique noir mat, plutôt agréable, et la télécommande fonctionne avec des piles standard. Elle dispose d’une bonne autonomie, ce qui évite les changements fréquents. Le seul regret concerne l’absence de rétroéclairage des touches, qui oblige à tâtonner dans le noir pendant une séance de cinéma.

Le LG B6 utilise une dalle OLED de type WOLED, où chaque pixel produit sa propre lumière grâce à une structure de diodes organiques blanches, filtrées ensuite par des sous-pixels rouge, vert, bleu et blanc. Comme chaque pixel peut s’éteindre complètement, il n’y a aucun rétroéclairage et donc aucun halo autour des objets brillants sur fond sombre.

Le processeur Alpha 8 AI 4K Gen3 analyse chaque scène pour ajuster le contraste, la netteté et la réduction du bruit, avec une aide de l’intelligence artificielle pour l’upscaling des contenus de moindre définition. La dalle est compatible avec le Dolby Vision, le HDR10 et le HLG.

Plusieurs modes d’image sont proposés. On retrouve le Standard, le Vif, l’Accueil Cinéma, le Filmmaker Mode, l’Optimiseur de jeu, les modes Expert (pièce lumineuse et pièce sombre) et un mode Éco. Le Filmmaker Mode est le plus fidèle à l’intention des réalisateurs, avec un traitement réduit, et c’est celui que nous recommandons pour les films.

Le mode Accueil Cinéma se montre un peu plus lumineux et plus contrasté, ce qui aide en pièce éclairée. L’Optimiseur de jeu, lui, privilégie la réactivité au détriment de la fidélité des teintes, comme nous le verrons dans nos mesures.

En pratique, les films sur Blu-ray Ultra HD et sur les plateformes de streaming en Dolby Vision offrent un rendu très convaincant. Les scènes nocturnes ont cette profondeur propre à l’OLED, avec des noirs parfaitement uniformes et des détails d’ombre bien conservés. Les visages restent naturels et les textures des tissus ou des paysages sont fines. La luminosité se ressent dans les explosions, les reflets sur l’eau ou les lampes de décors, qui paraissent plus percutants.

Cette impression flatteuse a des limites. Dans une scène de plein jour très lumineuse, le rendu peut sembler légèrement délavé, et certains petits détails lumineux manquent de mordant. J’ai aussi trouvé les blancs un peu chauds en mode Filmmaker avant tout réglage, avec une dominante qui tire vers le rouge. Elle est perceptible sur les murs blancs et les scènes de neige, et elle se corrige facilement dans les réglages avancés. Le lissage de mouvement, lui, est inégal, et je conseille de le laisser désactivé ou sur un réglage bas.

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