La dernière gamme de smartphones du fabricant n'est peut-être pas la plus spectaculaire, mais les améliorations apportées au processeur, à la batterie et aux appareils photo en font tout de même des modèles qui méritent votre attention.
Ma semaine de test de l’Apple iPhone 18 Pro et Pro Max a été une véritable révélation, non pas du fait du nouvel appareil photo à ouverture variable qui transforme les lumières éblouissantes en effets d’étoiles, ni de la couleur « Burgundy », qui marque un changement de ton plus mature par rapport au « Cosmic Orange » de l’année dernière, mais grâce à tous les avantages dont les utilisateurs d’iPhone sortis il y a quatre ans (ou plus) sont sur le point de profiter s’ils envisagent de changer d’appareil.
L’autonomie de la batterie sur les deux modèles atteint des sommets historiques, la gestion thermique qui maintient une fréquence d’images stable pendant les sessions de jeu intenses et le montage vidéo s’est nettement améliorée, et l’expérience globale de capture de contenu reste un cran au-dessus de celle des équivalents Android.
Même si la série iPhone 18 Pro ne représente pas un bond en avant majeur par rapport à la série iPhone 17 Pro (pas suffisamment, en tout cas, pour justifier un changement de modèle d’une année sur l’autre), elle établit de nouvelles références quant à ce que les utilisateurs peuvent attendre des modèles phares d’Apple.
Et ceux qui, comme mon père, jurent que son iPhone 14 Pro à l’écran à moitié noirci est toujours utilisable, vont se régaler.
Comme je l’ai mentionné avant la date de sortie de l’iPhone, cette année, je me suis engagé à passer plus de temps avec le plus petit modèle de l’iPhone 18 Pro. Le Pro Max est indéniablement l’iPhone le plus puissant que l’on puisse acheter, et son écran immense et aux couleurs éclatantes me fait attendre avec impatience le lancement du Duo le mois prochain.
Mais le poids supplémentaire cette année (environ 16 grammes de plus, dû notamment à sa batterie plus grande et à son système de refroidissement) rend l’appareil plus encombrant que les générations précédentes.
À tel point que, lors de mes premiers jours de test du Pro Max, j’ai pris l’habitude de le retirer de temps en temps de son étui pour soulager la tension qui s’accumulait dans mon poignet. À mi-chemin de la semaine, je suis passé à l’iPhone 18 Pro, et tout se passe à merveille depuis.
Cette année semble être le moment idéal pour opter pour l’iPhone plus petit, car il a des performances et des améliorations au niveau de l’autonomie similaires à celles du Pro Max, mais dans un format plus compact et plus confortable. Mon modèle de test est disponible dans la nouvelle couleur « Burgundy », qui scintille dans des tons marron et bordeaux. C’est une couleur élégante et tendance, mais qui attire beaucoup les traces de doigts.
Cela semble être le cas de toutes les couleurs sombres des iPhone Pro d’Apple cette année, en particulier le Noir que je n’ai cessé d’essuyer lorsque je l’ai photographié à Cupertino il y a quelques semaines. C’est pourquoi je recommande vivement le Glacier ou le Silver si vous souhaitez préserver l’aspect et la finition impeccables de l’appareil.
Outre les couleurs, l’autre élément distinctif de la série iPhone 18 Pro est le Dynamic Island, désormais plus petit. En déplaçant et en masquant le scanner IR dans le coin gauche de l’écran, l'encoche de la caméra avant prend désormais moins de place et permet au logiciel de l’iPhone de diviser l’écran en trois zones d'affichage d'activités en direct (Live Activities) au lieu de deux.
Même si la plupart des utilisateurs n’auront probablement pas souvent besoin de suivre trois éléments simultanément, cette fonctionnalité supplémentaire s’est avérée très pratique il y a quelques jours, lorsque j’utilisais Spotify, un suivi de vol et mon application Uber en même temps. De manière plus concrète, cet espace d’affichage supplémentaire permet même à deux Live Activities d’afficher davantage d’informations et de détails en un seul coup d’œil.
La puce développée par Apple reste l’un de ses atouts majeurs, et la nouvelle A20 Pro pourrait bien être l’une des meilleures réalisations de l’entreprise à ce jour. Elle repose sur une architecture en 2 nanomètres qui a des performances CPU et GPU plus rapides, ainsi qu’une bande passante mémoire supérieure de 50 % à celle de l’A19 de l’année dernière.
Il est difficile de percevoir la différence de vitesse en comparant l’iPhone 18 Pro à l’iPhone 17 Pro, mais lorsque je l’ai mis côte à côte avec mes anciens iPhone 15 Pro et 14 Pro, l’écart était particulièrement perceptible lors du traitement d’images, de l’exécution des fonctionnalités Apple Intelligence sur l’appareil et du chargement des jeux. Voici un aperçu des résultats de Geekbench 6 pour les modèles d’iPhone les plus récents.
Cette amélioration des performances peut être attribuée à trois facteurs : la puce A20 Pro, une batterie plus grande et une chambre de refroidissement à vapeur plus spacieuse qui répartit la chaleur de manière plus homogène.
Ce dernier aspect est discrètement devenu ma fonctionnalité préférée des modèles iPhone Pro de cette année, la dissipation thermique permettant aux systèmes de fonctionner plus longtemps avant de se limiter et de ralentir.
J’ai récemment tenté d’exporter plusieurs vidéos 4K à 360° que j’avais enregistrées lors d’un voyage en Californie. Sur l’iPhone 17 Pro, le processus d’exportation provoquait rapidement une surchauffe du téléphone, entraînant la fermeture forcée de l’application de montage vidéo. L’iPhone 18 Pro a bien mieux géré l’exportation, la chaleur étant répartie sur toute la coque arrière plutôt que uniquement près du bloc caméra, comme c’était le cas sur l’iPhone 17 Pro.
Ces changements, associés à des batteries physiquement plus grandes, font de la série iPhone 18 Pro l’une des gammes de téléphones disposant de la plus grande autonomie que j’aie jamais testées, point final. Avec l’iPhone 18 Pro, le plus petit des deux, j’observe des chiffres d’autonomie qui égalent ceux que nous avions constatés sur l’iPhone 17 Pro Max l’année dernière. Je suis très impressionné.
La fonctionnalité phare, du moins si l’on en croit le marketing d’Apple, est la nouvelle ouverture variable de l’appareil photo principal. Ce n’est pas la première fois que je vois et que j’utilise un téléphone capable de régler mécaniquement l’ouverture, mais c’est une amélioration bienvenue pour un système photographique qui n’a connu que des changements assez subtils ces dernières années.
Grâce à cette ouverture variable, l’iPhone contrôle mieux la quantité de lumière captée pour les photos : vous pouvez ainsi réduire l’ouverture pour obtenir davantage de détails sur l’ensemble du cadre, ou l’augmenter pour réaliser de meilleures prises de vue en basse lumière avec une profondeur de champ plus faible et un flou plus prononcé.
Par rapport à l’iPhone 17 Pro, la qualité d’image dans les environnements faiblement éclairés est à peu près identique, avec une exposition et un contraste des ombres naturels, ainsi que très peu d’artefacts. Les appareils photo de l’année dernière étaient tout simplement aussi performants.
Il en va de même pour la photographie de jour : l’iPhone 18 Pro fait preuve d’une grande fiabilité pour garder les objets nets, tout en conservant un rendu des couleurs familier, sans saturation excessive. Cependant, on observe toujours un reflet lumineux notable lorsque l’iPhone photographie directement face au soleil ou à des objets réfléchissants, ce qui peut parfois faire perdre en détails les sujets. Dans ces rares cas, tout est question de trouver « le bon angle ».
Si la plupart des utilisateurs apprécieront le fonctionnement adaptatif de l’ouverture variable en mode automatique, il est également possible de régler manuellement l’ouverture (allant de ƒ/1,48, ƒ/1,8, ƒ/2,8, ƒ/4,0), ainsi que la vitesse d’obturation, la mise au point manuelle et le peak focus, et la balance des blancs, ce qui permet de réaliser des clichés créatifs. Le plus remarquable est l’effet « starburst », qui transforme les reflets lumineux auparavant éblouissants en étoiles à plusieurs branches. Voir ci-dessous.
J’utilise davantage l’iPhone pour filmer que pour prendre des photos ; c’est pourquoi des fonctionnalités telles que le suivi de la mise au point, qui utilise l’IA pour verrouiller la mise au point sur le sujet de votre choix (lorsque vous appuyez deux fois dessus dans le viseur), sont le genre d’intelligence artificielle que j’apprécie particulièrement.
Si l’objectif est de faire en sorte que l’appareil photo de l’iPhone ressemble davantage à un reflex numérique traditionnel ou à un appareil photo hybride, Apple n’en est plus très loin. J’aimerais simplement que la marque s’investisse davantage dans Camera Control, la commande de l’appareil photo (interface tactile sur le côté). La possibilité de faire glisser le bouton latéral et de régler manuellement la mise au point rendrait l’expérience de prise de vue photo et vidéo encore plus enrichissante.
C’est en quelque sorte la règle d’or pour l’achat d’un iPhone depuis une décennie maintenant : attendre trois à quatre ans, puis passer au tout dernier modèle. Sinon, vous risquez fort d’être déçu, avec un nouvel iPhone qui ressemble un peu trop au modèle de l’année précédente et qui, d’une manière ou d’une autre, coûte plus cher qu'attendu.
Cela ne pourrait être plus vrai pour l’iPhone 18 Pro, qui se décline à travers deux modèles très performants, mais éclipsés par une crise persistante de mémoire. La hausse de prix de 150 € des deux modèles de départ de la gamme phare d’Apple cette année n'est idéale pour personne, mais elle constitue peut-être le signal le plus approprié pour inciter les utilisateurs ayant récemment changé d’iPhone à attendre, et les utilisateurs plus anciens à embrasser potentiellement la nouvelle ère de l’électronique grand public.
Même si vous n’êtes pas emballé par l’appareil photo à ouverture variable ou par le Dynamic Island plus petit, les performances et l’autonomie améliorées, ainsi que tous les gains de confort d’utilisation apportées par iOS 27, font des derniers iPhone une mise à niveau remarquablement complète et aboutie.





