© Google – Un cahier des charges strict, 5 modèles, mais quel modèle pour se lancer dans l'univers Googlebook ?
À l'approche de leur lancement officiel des Googlebook prévu pour le 5 octobre, il est temps de faire le tri avant de passer à la caisse. Sur le papier, les nouveaux Googlebook se suivent et se ressemblent. Google a en effet imposé un cahier des charges strict aux constructeurs : 16 Go de mémoire vive au minimum, écran Oled, clavier rétroéclairé, châssis premium (aluminium, fibre de carbone ou alliage de magnésium) et sonorisation certifié Dolby Atmos.
Parmi les cinq modèles annoncés pour ce lancement, deux références se démarquent par leur format : Lenovo opte pour une diagonale confortable de 15 pouces, tandis qu'Acer joue la carte de la polyvalence avec un modèle 2-en-1 convertible en tablette ou en mode tente. De leur côté, Asus, Dell et HP restent sur un format clamshell (classique) de 13 ou 14 pouces.
La véritable différence entre ces machines ne saute pas aux yeux : elle se cache sous le clavier. La gamme se divise entre l'architecture historique x86 d'Intel et l'architecture ARM, portée dans un premier temps par Qualcomm (avant l'arrivée de MediaTek et son Dimensity CX C10 Max).
Cet écosystème naissant est scindé en deux mondes, chacun avec ses forces et ses faiblesses. Si l'environnement Windows a toujours été la chasse gardée d'Intel, la donne s'inverse sur les machines propulsées par Google.
Le système d'exploitation des Googlebook s'appuie massivement sur le Play Store et les applications Android. Or, cet écosystème mobile est le terrain de jeu historique de l'architecture ARM. Les puces Snapdragon de Qualcomm bénéficient ici d'un avantage de taille : elles font tourner ces applications nativement. L'expérience est fluide et limite drastiquement les problèmes d'incompatibilité liés à l'émulation.
Pour les puces Intel, le terrain est plus glissant. Bien que le système Android soit compatible avec les architectures ARM et x86, ce n'est pas le cas de toutes les applications du Play Store. À l'usage, un Googlebook sous Intel peut accuser de légères baisses de performances et d'autonomie si les applications requièrent une traduction d'instructions.
Dans le cadre d'un usage ultra-mobile, l'architecture ARM impose deux atouts majeurs :
Pour départager ces deux visions, nous avons confronté l'Intel Core Ultra 7 355 au Snapdragon X Elite (X1E-80-100) de Qualcomm sur notre protocole de test.
Sur le papier comme en pratique, le Snapdragon X Elite prend l'ascendant sur le multitâche lourd (création vidéo, photo, 3D) et s'avère légèrement plus réactif au quotidien. Intel sauve l'honneur sur la partie graphique : son GPU intégré surpasse celui de Qualcomm, offrant une meilleure accélération matérielle pour l'édition légère.
Si vous tenez absolument à opter pour un Googlebook avec un processeur Intel, méfiez-vous de la montée en gamme. Hésiter entre un Core Ultra 5 325 et un Core Ultra 7 355 est légitime, mais la réalité est cruelle : le Core Ultra 7 est quasiment inutile.
Sous le capot, l'architecture est rigoureusement identique : 8 cœurs, 12 Mo de cache, enveloppe thermique de 25 W (jusqu'à 55 W en Turbo) et une puce graphique dotée de 4 cœurs Xe. Pour justifier l'appellation "Ultra 7", Intel s'est contenté de micro-ajustements marginaux : +200 MHz en fréquence maximale, +50 MHz sur le GPU et 2 TOPS supplémentaires pour le calcul IA (alors que les deux puces dépassent déjà les 40 TOPS).
Au quotidien, cette différence est imperceptible. Le processeur bridera de toute façon sa fréquence maximale pour éviter la surchauffe dans un châssis fin. Payer près de 200 euros de plus (comme c'est le cas chez Asus) pour le simple prestige de l'étiquette "Core Ultra 7" est un non-sens. Le Core Ultra 5 s'impose comme le seul choix logique chez Intel.
La facilité de production : Les chaînes d'assemblage maîtrisent l'intégration des cartes mères x86 depuis des décennies. Asus, par exemple, a simplement réutilisé le châssis de son ExpertBook Ultra. Le poids du marketing : L'autocollant "Intel Inside" reste un puissant gage de réassurance pour le grand public.
À l'heure actuelle, l'architecture ARM de Qualcomm est la voie la plus logique pour équiper un Googlebook. Elle offre le meilleur équilibre entre autonomie et compatibilité logicielle. L'alternative Intel reste viable, à condition d'éviter les processeurs haut de gamme surdimensionnés et trop onéreux.
Pour ce lancement, un modèle retient particulièrement notre attention : le HP Googlebook 14c. Propulsé par le Snapdragon X Elite, il garantit une compatibilité sans faille avec l'écosystème Google. C'est surtout le modèle le plus agressif tarifairement : proposé à 1099 € avec 16 Go de RAM et un SSD de 512 Go, il offre le double de la capacité de stockage de ses concurrents pour ce prix.
Nos tests complets de ces cinq modèles arrivent très prochainement pour confirmer ces premières impressions sur la durée.
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