Accueil / Tech News / Plus de moyens pour la sécurité informatique, de nouvelles priorités budgétaires : ce que les syndicats demandent après le piratage de la DGFIP

Plus de moyens pour la sécurité informatique, de nouvelles priorités budgétaires : ce que les syndicats demandent après le piratage de la DGFIP

De l’argent pour la sécurisation plutôt que pour améliorer la productivité des agents, ou encore plus de moyens pour attirer des compétences : les représentants du personnel des finances publiques ont des idées pour améliorer les défenses numériques de l’administration fiscale.

Les syndicats des finances publiques voient rouge. Après les piratages dont a été victime la direction générale des finances publiques (DGFIP), les représentants du personnel dénoncent une faute qui risque de retomber sur les agents. Et de mauvais choix stratégiques qui n'ont pas su prévenir ce genre de situation.

Ainsi, pour la CGT, ces piratages sont à mettre en regard des priorités budgétaires. Si la DGFIP investit bien dans l’informatique, c’est d’abord pour y trouver des « économies d’emplois », en améliorant la productivité des agents, plutôt que pour plancher sur une meilleure sécurisation des systèmes, explique-t-elle.

Selon le schéma directeur du numérique de la DGFIP, publié à la mi-juin, cette administration a investi 445 millions d’euros en 2025 dans l’informatique, soit 37% de son budget total. La direction signalait alors une très forte progression des attaques informatiques, de 2579 en 2023 à 6972 en 2025. Ces chiffres n’ont pas été précisés davantage.

Pourtant, comme l'observe la CGT, « la sécurité informatique est aujourd’hui plus que jamais une mission à part entière du service public ».Or, insiste ce syndicat, « sécuriser les données suppose aussi de disposer des compétences nécessaires ». Et de rappeler que « la fonction publique peine à recruter et surtout à fidéliser les spécialistes », la faute à des rémunérations moins attractives que dans le privé.

Sur ce dernier point, la DGFIP expliquait miser notamment, de façon générale, « sur le sens des missions de service public ». Mais aussi sur « la mise en œuvre de technologies innovantes pour attirer et fidéliser les équipes ».

De son côté, « Solidaires Finances publiques » insiste sur la dette technique de la DGFIP, l’une des causes selon l’organisation syndicale des piratages. Elle pointe ainsi « l’ancienneté de certaines briques de notre système d’information et de nos modèles de sécurité ».

Mêmes remarques du côté de Force ouvrière (FO). « Le développement rapide de l’intelligence artificielle est sans doute plus enthousiasmant que les problématiques de sécurité trop souvent sacrifiées », souligne l’organisation syndicale. « Cet évènement vient remettre en lumière le fait que la sécurité des données personnelles sensibles doit rester une priorité car elle est le socle de la confiance », ajoute FO dans son communiqué.

Dans son schéma directeur du numérique, la DGFIP mettait en avant ses choix « de conception, technologiques ou de cloisonnement du réseau ». Ces derniers « assurent au système d’information une résistance de très haut niveau, régulièrement soulignée par l’Anssi, face aux cybermenaces », indiquait-elle.

L’administration fiscale soulignait également l’augmentation régulière des « moyens dédiés, techniques et humains, liés à la cybersécurité ».

Les axes d’amélioration recensés par la DGFIP listaient ainsi par exemple l’évaluation des processus pour déployer « dans des délais très brefs » des correctifs de sécurité, ou encore un travail à faire atour de la définition de seuils d’alerte de volumes de consultation.

Le ZDNET Morning le brief de l'actu tech pour les pros tous les matins à 9h00. Transformation numérique, IA, matériel, logiciels,… ne passez pas à côté de ce qui fait la Une du secteur.

L’investigation sur le piratage d'Hugging Face révèle un scénario inédit : 688 agents IA d’OpenAI se sont coordonnés pour franchir leur bac à sable. Failles d'isolation humaine, comportements émergents, cet incident marque un tournant.

Alors que Bercy généralise la double authentification pour ses agents, un ancien directeur informatique de la DGFIP tire la sonnette d'alarme. L'accès très large aux dossiers de contribuables et l'essor de l'IA laissent planer une menace bien plus complexe.

Le ZDNET Morning le brief de l'actu tech pour les pros tous les matins à 9h00. Transformation numérique, IA, matériel, logiciels,… ne passez pas à côté de ce qui fait la Une du secteur.

Mail, SMS ou faux site imitant PayPal, Amazon ou votre banque : voici comment reconnaître un phishing, le signaler et sécuriser vos comptes.

Family Link encadre applis, écran et contenu sur Android, mais ne bloque pas tout. Voici ce que le contrôle parental Google protège, et ses limites réelles.

Norton, Bitdefender, McAfee, Avast ou Surfshark proposent un antivirus avec VPN inclus. Voici ce que ces offres apportent vraiment, et leurs limites.

Windows intègre Microsoft Defender par défaut. Suffit-il face aux virus, au phishing et aux ransomwares, ou faut-il un antivirus tiers ?

De nos jours, dans la lutte contre les menaces en ligne, les certifications et les années d'expérience ne suffisent plus. Avec l'automatisation renforcée par l’IA, trois compétences prennent le relais.

Le fichier de diagnostic caché détaille toutes les données enregistrées quotidiennement par votre Pixel, votre Samsung ou même votre Motorola. Voici ce que vous pouvez en tirer.

Mais si vous cherchiez cette fonctionnalité sur votre téléphone, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous.

Origine de l’article : lire l’article original

Traduction