Bloctel a fermé ses portes le 11 août, quelques jours après une fuite touchant 3 millions de numéros de téléphone français. Voici ce qui s’est passé, et comment protéger vos données.
Trois millions de numéros de téléphone français viennent de fuiter, et pas depuis n’importe où : chez Bloctel, le service censé vous protéger du démarchage téléphonique. Des millions de Français s’y étaient inscrits gratuitement pour ne plus recevoir d’appels commerciaux non sollicités. Mauvaise nouvelle : l’outil a fermé ses portes le 11 août, quelques jours à peine après avoir laissé filer une partie de ses données.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a confirmé les faits : un cybercriminel a mis la main sur des fichiers contenant 3 millions de numéros de téléphone. Environ 600 000 d’entre eux appartenaient à des personnes inscrites sur la liste d’opposition.
Les autorités précisent que ni les noms ni les adresses n’ont fuité, uniquement les numéros. De quoi rassurer, en apparence. Sauf que ce n’est jamais aussi simple qu’un chiffre isolé.
Un numéro seul, ce n’est pas grand-chose. Le problème, c’est que les criminels ne travaillent jamais avec une seule fuite à la fois. Des noms, des adresses e-mail, des mots de passe, des dates de naissance : ce genre d’informations circule déjà, exposé par d’innombrables violations de données passées.
Si votre numéro apparaît dans un fichier et votre nom dans un autre, il suffit de faire le lien. Ajoutez une recherche rapide sur les réseaux sociaux ou dans les registres publics, et un profil bien plus complet se dessine. Et s’il manque encore des pièces au puzzle, certains n’hésitent pas à vous les demander directement.
Un appel qui se présente comme votre banque ou votre opérateur mobile, et qui connaît déjà votre numéro, passe beaucoup mieux qu’un appel totalement anonyme. C’est là tout le danger : la crédibilité artificielle que ces bribes d’informations offrent aux escrocs.
Si un interlocuteur se présente comme votre banque ou votre opérateur et réclame des informations sensibles, le réflexe à avoir est simple : raccrochez, et rappelez l’organisme via son numéro officiel.
Reste la question de savoir si votre numéro traîne déjà ailleurs, associé à d’autres informations issues de fuites passées. C’est précisément ce que surveille Bitdefender Digital Identity Protection, un service à part avec son propre abonnement : il scrute le web à la recherche de vos données et vous alerte en cas d’exposition, avant que quelqu’un ne les exploite.
Pour les cas plus immédiats, deux outils gratuits font gagner un temps précieux. Face à un SMS ou un e-mail qui sonne faux, Bitdefender Scamio l’analyse en quelques secondes et confirme, ou pas, la tentative d’arnaque. Face à un appel d’un numéro inconnu, celui qui pourrait justement provenir de la fuite Bloctel, Reverse Phone Lookup vérifie s’il est associé à du spam avant même que vous ne décrochiez.
Sur Android, enfin, Bitdefender Mobile Security prend le relais une fois l’appel identifié comme suspect : blocage automatique, détection des schémas d’appels inhabituels, et possibilité de construire sa propre liste noire. Un produit vendu à part, lui aussi.
Aucun de ces outils ne rendra les escrocs inoffensifs du jour au lendemain. Mais ensemble, ils réduisent sérieusement la marge de manœuvre qu’une fuite comme celle de Bloctel vient de leur offrir.
Finalement, alors que Bloctel disparaît, le problème qu’il était censé résoudre, lui, reste entier. Sans liste d’opposition, sans case à cocher pour dire non, la responsabilité de trier le vrai appel du faux repose un peu plus sur vous. Reste à savoir si le système d’opt-in tiendra ses promesses, ou si les mêmes numéros continueront de circuler sous d’autres formes.
Cet article est une publication sponsorisée proposée par Bitdefender.






