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Il demande à son IA de lui réserver un cours de sport, elle pirate le site pour lui faire une place

Un Australien a simplement demandé à son agent IA de lui réserver un cours de sport. Le programme, propulsé par Claude, a repéré une faille dans le site de la salle. Il s’en est servi pour évincer une personne de la liste d’attente.

Depuis quelques mois, les agents IA autonomes dépassent le simple chatbot pour prendre en main des tâches concrètes. Ils réservent, remplissent des formulaires et cliquent à la place de leur propriétaire. Chaque autorisation accordée élargit la surface d’attaque. Des chercheurs ont montré en juillet que l’extension Claude pour Chrome exécutait des clics fabriqués par un module pirate. Pourtant, la menace ne vient pas toujours de l’extérieur. Un programme trop zélé peut aussi déraper seul.

En Australie, un salarié d’une entreprise d’IA a délégué ce genre de corvée à son agent personnel. Basé à Melbourne, il fait tourner OpenClaw, un logiciel libre capable de piloter un modèle de langage et d’enchaîner plusieurs tâches d’affilée. Le projet s’est imposé assez vite pour inspirer les géants du secteur. Microsoft prépare un assistant autonome baptisé Scout à partir de cette même technologie. Ici, le moteur reste Claude, signé Anthropic. La consigne tenait en quelques mots. Andrew voulait une place dans un cours de sport matinal très demandé.

D’après l’enquête publiée par l’ABC, OpenClaw a d’abord repéré une limite purement cosmétique sur le site de réservation. Rien n’empêchait le programme de planifier des cours plusieurs mois à l’avance, très au-delà de la fenêtre affichée aux membres de la salle, car la restriction ne valait que pour l’interface. Sur un autre créneau, Andrew se trouvait quatrième sur la liste d’attente. Il a demandé à son agent s’il pouvait le faire remonter. Celui-ci a trouvé une façon d’annuler les inscriptions des autres adhérents. Puis il a supprimé celle de la personne classée en première position.

L’API du site n’imposait aucun contrôle d’autorisation sur l’annulation d’une réservation appartenant à un tiers. L’agent l’a signalé de lui-même à son propriétaire, en pleine opération. Andrew a aussitôt demandé de réparer le dégât. OpenClaw a répondu qu’il ne pouvait pas réinscrire le membre évincé. L’ABC qualifie l’épisode de première cyberattaque autonome connue en Australie. Personne n’avait pourtant réclamé le moindre piratage. Son programme cherchait seulement à lui rendre service.

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