Et à la fin, il n’en restera qu’un (service de livraison de repas et de courses). Après avoir dévoré Deliveroo l’an dernier pour 3,4 milliards d’euros, DoorDash veut maintenant avaler tout cru son concurrent Instacart. La transaction, en cash et en actions, est encore plus impressionnante puisqu’elle représente 17 milliards de dollars.
DoorDash propose 65 dollars par action, une prime de 26 % sur la cotation d’Instacart du 22 octobre (une cotation suspendue depuis). Alternativement, les actionnaires d’Instacart peuvent choisir des actions DoorDash à la place (0,3372 action DoorDash pour une action Instacart), ou encore un mélange des deux propositions.

L’opération combine la plus grande plateforme américaine de livraison de repas avec une place de marché des produits alimentaires de premier plan : Instacart travaille avec plus de 2 200 enseignes de distribution, soit plus de 100 000 magasins. Avec DoorDash, les clients Instacart auront accès à 50 000 magasins supplémentaires ; les abonnements DashPass et Instacart+ vont fusionner.
Avec cette fusion, DoorDash prévoit de dégager au moins 500 millions de dollars de gains par an au travers de synergies regroupant les économies d’échelle et les revenus supplémentaires. Cette pluie d’argent ne viendra pas immédiatement : la première année, l’entreprise compte dépenser plus que ce que les synergies rapporteront.
DoorDash entend mieux rentabiliser les entrepôts en répartissant les coûts fixes sur un volume plus important de commandes, attirer davantage d’annonceurs en cumulant l’audience des deux plateformes, multiplier les livraisons dans une même zone et réduire les coûts de préparation et d’acheminement des commandes. Le groupe veut également aider les enseignes alimentaires à vendre directement à leurs clients grâce aux logiciels d’Instacart et aux services de préparation et de livraison de DoorDash.
Au vu du poids des deux entreprises sur le marché US, les autorités de régulation vont examiner de près ce rapprochement. L’accord ne devrait être finalisé qu’à la fin de l’année prochaine, voire au premier semestre de 2028.






