Les partages d’écran en visioconférence tournent souvent au calvaire dès que le réseau faiblit. Google prépare une réponse inattendue à ce problème dans Chrome, et Microsoft Edge en profitera aussi. Le remède repose sur un renoncement pour le moins inattendu.
La visioconférence s’est imposée comme un réflexe quotidien, au bureau comme à la maison. Les navigateurs web encaissent l’essentiel de ces réunions, et leurs évolutions passent souvent inaperçues. Les correctifs de sécurité de Google Chrome pourraient s’installer sans le moindre redémarrage du navigateur. Le partage d’écran reçoit rarement autant d’attention, alors qu’il concentre les pires frustrations. Un réseau instable transforme en quelques secondes un document net en bouillie de pixels.
Google Chrome ne laissera plus l’encodeur vidéo compresser l’image sans limite. Jusqu’ici, la puce graphique décidait seule du compromis entre netteté et fluidité sous Windows. Cette logique convient à une image de webcam, beaucoup moins à un tableur rempli de petits caractères. Selon la fiche de modification Chromium, ce niveau de compression est désormais plafonné à 35, contre 51 auparavant, la valeur maximale du format H.264. Ce curseur détermine la perte de détails acceptée pour tenir dans le débit disponible. Le navigateur réduit le nombre d’images par seconde une fois ce seuil atteint. Le texte affiché reste net, le mouvement devient plus saccadé.






