La crise des composants vient de faire une nouvelle victime. Il s’agit cette fois de Qualcomm, qui s’apprête à augmenter le prix de ses puces en raison de la flambée des coûts de la RAM.
En 2026, la crise de la RAM aura fait bien des « victimes ». Et pour cause : face à une augmentation des prix des composants toujours plus importante, en grande partie provoquée par l’intelligence artificielle, nombreux sont les fabricants à répercuter les coûts sur les consommateurs. On pense par exemple à Apple, qui a procédé à des augmentations de prix massives. C’est également le cas de Xbox, dont les prix augmentent dès aujourd’hui, le 1ᵉʳ août 2026.
Mais les fabricants de smartphones et autres consoles de salon ne sont pas les seuls à être impactés par la crise de la RAM. En effet, les firmes produisant du hardware ne sont pas épargnées. Loin de là. On pense tout d’abord à Nvidia, qui prépare une nouvelle hausse de prix, et presque aucune carte graphique n’échappera à la note.
Mais c’est cette fois au tour de Qualcomm, qui a récemment dévoilé un processeur pour les accessoires connectés nourris à l’IA. Connue pour ses processeurs Snapdragon, la marque n’échappe pas à la crise. Dans ce contexte, celle-ci vient d’annoncer une augmentation prochaine de ses tarifs. Il fallait s’y attendre.
« L’industrie des semi-conducteurs connaît une hausse généralisée des coûts des intrants, qu’il s’agisse de la fabrication des wafers, de l’assemblage, des tests, du packaging avancé, de la mémoire ou d’autres matériaux », explique Qualcomm. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le PDG de l’entreprise n’y va pas par quatre chemins.
« Les marges brutes évoluent aussi en raison du coût élevé de l’approvisionnement dont tout le monde parle actuellement. C’est un phénomène temporaire auquel nous répondons par des hausses de prix », assène le responsable. « Les coûts ont augmenté, les prix vont augmenter. » Au moins, les choses sont claires.
Par ailleurs, le PDG de Qualcomm évoque des changements d’habitudes de la part des consommateurs. Selon lui, ces derniers se tourneraient vers les modèles les moins chers ou les plus anciens. Et pourtant, à cause de la crise de la RAM, les futurs smartphones pas chers pourraient bien devenir obsolètes dès leur sortie.
« Les consommateurs se tournent davantage vers les modèles premium les moins chers, voire vers les smartphones de l’année précédente, à cause de l’augmentation du prix de la mémoire », conclut le responsable.






