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Test du HP HyperX Omen 15 : un excellent rapport qualité-prix

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Bonjour et re-bienvenue dans le monde merveilleux de la crise de la RAM et de l’intelligence artificielle. Une crise qui fait que nous autres, humbles gamers n’ayant pas forcément énormément de pouvoir d’achat, nous nous retrouvons à galérer à financer notre passion quand bien même c’est grâce à notre nombre croissant que cette industrie a dépassé toutes les autres du domaine du divertissement.

Bref, nous savons tous que dans ce contexte tout sauf idyllique, les prochains mois vont être incroyablement durs. Particulièrement pour ceux ayant besoin de renouveler leur configuration prochainement. Heureusement, le constructeur HP a réussi à offrir un très bon rapport qualité-prix qui pourra aisément convaincre de nombreux futurs acheteurs : voici le HyperX Omen 15 de 2026.

Bon, sur le design lui-même, cet HyperX de HP ne révolutionne rien. Le châssis est déjà connu, et a été vu avec de multiples configurations que ce soit sur base AMD ou Intel. On part d’un châssis mi-métal fin, mi-plastique, bien fichu mais pas particulièrement moderne dans son approche esthétique. On s’en fiche complètement, puisque les finitions sont là et le PC a l’avantage de donner l’impression d’être solide.

On est quand même sur une épaisseur marquée de 2,25 centimètres pour un poids de 2,21 kilogrammes qui le sort naturellement des PC ultraportables. Reste que son petit format 15,3 pouces le rend très facile à transporter, et ses lignes rassurent sur la capacité du PC à encaisser un usage aussi extrême que le jeu vidéo. De notre côté, on est convaincu : pragmatiquement, le HyperX Omen 15 a ce qu’il faut pour être agréable, sans forcément nous faire tomber amoureux.

Un des sacrifices notables de la configuration est à voir du côté de son clavier. Et pas dans son usage, ce qui est très rassurant, puisque les touches elles-mêmes ont une bonne distance d’activation et une assez bonne stabilité, bien qu’un rebond plus serré aurait été apprécié.

Non, la grande différence est que nous sommes ici sur un éclairage RGB à 4 zones, et pas touche par touche. Contrairement à la blague populaire, le RGB ne fait pas fonctionner tout plus vite et mieux, aussi, on se contrefichera éperdument de cette différence.

Par contre, le pavé tactile mérite un peu mieux. Certes, nous sommes sur une assez bonne diagonale et une glisse ok, mais le clic sonne creux et manque terriblement de résistance. Là encore, un sacrifice tout à fait acceptable puisque si certains joueurs pourront utiliser le clavier lui-même, la grande majorité des joueurs ciblés brancheront leur propre souris de toute manière.

À gauche, nous retrouvons le port d’alimentation en tonneau tradi, un port USB A 3.0 et un combo jack. À droite, nous avons le port RJ45 1 Gbps et un second port USB A 3.0. Et enfin, au dos, nous profitons d’un port HDMI 2.1 et un port USB C 3.1 10 Gbps.

Vous vouliez un ordinateur portable d’exception ? Les PC équipés de Snapdragon tiennent leurs promesses.

La connectivité pourrait être un peu meilleure, mais la variété est au moins là. Un lecteur de cartes SD ou microSD, plus encore un port Thunderbolt 4 aurait été sublime, mais l’absence ne gâche pas grand-chose.

Côté sans fil, nous retrouvons le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.4. À ce prix, le Wi-Fi 6E aurait été plus qu’apprécié. Il s’agit ici d’un des rares sacrifices sur lesquels on aurait aimé un effort supplémentaire.

Le HP HyperX Omen 15 intègre une webcam 1080p. Que dire si ce n’est qu’elle est incroyablement basique, comme d’habitude. Notons tout de même un autre sacrifice important : pas de gestion biométrique du login sur ce PC, que ce soit la reconnaissance faciale ou d’empreinte.

Sans surprise, l’expérience audio est basique. Très basique. Pour ne pas dire nulle et être un peu méchant. Mais une nouvelle fois, qui s’attendait à mieux ? Encore un sacrifice auquel on consent aisément pour avoir un prix optimisé, alors qu’un casque audio réglera vite le problème.

Le HyperX Omen 15 intègre une dalle IPS LCD de 15,3 pouces de diagonale supportant une définition maximale de 2560 x 1600 pixels pour un ratio 16:10. Le taux de rafraîchissement maximal est de 180 Hz, soutenu par la technologie G-Sync.

Sous notre sonde et avec le logiciel CalMAN de Portrait Displays, nous retrouvons une couverture de 103% de l’espace sRGB pour 69% de l’espace DCI-P3. Le ratio de contraste est mesuré à 1195:1, plutôt bon pour un IPS LCD, avec une luminosité maximale de 545 cd/m² excellente pour ce segment et cette technologie.

La température de couleur moyenne est mesurée à 6331K, proche du parfait, avec un delta e00 moyen de 1,4 pour un écart maximal de 6,18 là encore excellent. En somme, une très bonne dalle IPS LCD gamer, qui certes ne peut pas couvrir le DCI-P3 ou offrir la beauté et le HDR d’un OLED, mais convainc à l’usage aisément.

Surtout, nous retrouvons le logiciel OMEN dédié aux jeux PC. De quoi centraliser vos bibliothèques de jeu tout autant que régler plus finement le comportement de votre configuration. Celui-ci en fait… beaucoup. Beaucoup trop. Il faut dire qu’aujourd’hui, OMEN concentre de nombreuses marques notamment d’accessoiristes et de périphériques. Mais attention au bloat, il est plus difficile à lire qu’il ne devrait être, bien que les bonnes bases soient là.

Dans notre configuration de test, le HP HyperX OMEN 15 de 2026 est centré autour du processeur Intel Core i7-14650HX, un CPU de la génération précédente Raptor Lake à 16 cœurs – 8 performances et 8 efficients – pouvant turbo jusqu’à 5,2 GHz. Il est couplé à 24 Go de RAM DDR5 à 5600 MT/s, et 1 To de stockage en PCIe Gen 4. La carte graphique dédiée ici est la NVIDIA GeForce RTX 5060 à 8 Go de VRAM, à son TGP maximal de 115 watts.

Sous Cinebench 2026, nous retrouvons des scores de 3580 points en multi threads pour 463 points en single thread. Nous avons connu mieux de nos jours, même sur des formats ultraportables, que ce soit en multi ou en single thread. AMD garde l’avantage sur cette ancienne génération Intel, et Qualcomm progresse vite sur les portables. Reste que le profil de performances est bon, surtout pour un usage gamer.

Côté 3D, nous retrouvons des scores de 3033 points sur Speed Way pour 2771 points sur Steel Nomad. La partie graphique de NVIDIA se comporte très bien ici.

Enfin, le stockage nous offre exactement ce que l’on attend d’une mémoire en PCIe Gen 4.

La définition native de l’appareil n’est pas vraiment faite pour une RTX 5060, disons-le. Vous serez bien plus à l’aise pour jouer en 1080p aux derniers titres, et n’offrir le 1600p qu’aux jeux indés moins gourmands. De même, le manque de VRAM peut se voir dans le fait que le path tracing et la frame generation provoquent un coût beaucoup trop important ici. Il sera préférable de privilégier un RT appliqué à peu d’éléments pour retrouver la frame generation. Mais au moins, les performances sont bien dans le cadre attendu, et la RTX 5060 profite proprement du DLSS 4 dans toutes ses fonctionnalités.

Il en va de même sur l’aspect créatif, où la RTX 5060 intégrée ici ne déroge pas à la règle. Dans le cadre de la création de contenu notamment, le HP HyperX OMEN 15 s’en sort très bien.

Si le PC portable est bien gamer dans le fait qu’il n’hésite pas à faire tourner ses ventilateurs, la gestion thermique est proprement assurée pour trouver une balance entre performances et plaisir à l’usage. Les ventilateurs peuvent être un peu bruyants, avec une sonorité aiguë reconnaissable entre mille, mais la configuration sait rester agréable à utiliser malgré tout et évite le décollage d’hélicoptère.

Les performances sont par ailleurs bien stables sur la longueur.

Le HP HyperX OMEN 15 intègre une batterie de 70 Wh, qui se recharge par le biais d’un bloc d’alimentation de 280 watts fourni.

Sur un usage bureautique, le PC portable gamer n’offre essentiellement qu’un usage de 4 heures grand maximum. Rien d’étonnant sur cette génération et cette configuration. On le comptera donc plus parmi les PC gamers transportables que portables, ce qui est dommage vu son gabarit plutôt bien optimisé.

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