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Cet astronaute canadien capture une photo vertigineuse à 400 kilomètres au-dessus de la Terre

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Nous voyons des photos de sorties dans l’espace, en dehors de la Station spatiale internationale (ISS), depuis plus de 25 ans. On finirait presque par s’y habituer. Pourtant, celle que Joshua Kutryk a publiée sur son compte X, juste après sa sortie spatiale du jeudi 5 novembre 2026, donne franchement le vertige.

Entre l’astronaute et la Terre, à environ 400 kilomètres plus bas, il n’y a rien d’autre que le câble qui le retient à la station. « Les pieds qui pendent au-dessus de la Terre à une vitesse de 28 000 km/h. Ne pas regarder en bas ! (C’est une blague — je regarde définitivement vers le bas, car la Terre est tout simplement magnifique) », commente Joshua Kutryk.

Les pieds qui pendent au-dessus de la Terre à une vitesse de 28 000 km/h. Ne pas regarder en bas! (C'est une blague – je regarde définitivement vers le bas, car la Terre est tout simplement magnifique.) pic.twitter.com/L4UFM872Cn

Joshua Kutryk, colonel de l’Aviation royale canadienne, a été recruté par l’Agence spatiale canadienne en 2017. Le 1er octobre 2026, il a décollé avec la mission Crew-13 de SpaceX. Le 29 octobre, il est devenu le cinquième Canadien à sortir dans l’espace. Le lendemain, il a parlé à la presse d’une « surcharge sensorielle », selon Canadian Geographic : « Votre esprit ne sait pas quoi faire de cette image. »

D’après le blog de la NASA consacré à l’ISS, Joshua Kutryk et l’Américain Anil Menon ont passé 6 heures et 59 minutes à installer puis à déployer le huitième et dernier panneau IROSA, un panneau solaire qui arrive enroulé et se déroule une fois fixé à la station. Le chantier avait commencé en février 2021 et a demandé 18 sorties au total. La station peut désormais produire environ 215 kilowatts d’électricité, contre 160 avant, soit un tiers de plus.

Ces heures dehors usent le corps. Après sa troisième sortie, l’astronaute française Sophie Adenot a eu cette phrase révélatrice : « Rien que de tenir un stylo est douloureux. » De retour sur Terre, elle a aussi raconté comment son corps avait vécu l’espace. Dehors, chaque geste demande en plus une grande attention, car perdre un outil dans le vide est l’une des hantises des astronautes.

Pour Joshua Kutryk, l’aventure continue : sa mission dure six mois, et il doit donc rester à bord de l’ISS jusqu’au printemps 2027.

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Crédit photo de la une : Flickr/CC/Nasa Johnson (photo recadrée)

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