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Le NYTimes attaque Brave pour ses accords avec les entreprises d’IA et son option anti-paywall

Tout faire pour accéder aux contenus journalistiques sans les payer ?

Le NYTimes attaque Brave pour ses accords avec les entreprises d’IA et  son option anti-paywall

Le journal américain vient de déposer plainte contre Brave, l’accusant de passer outre son paywall pour vendre l’accès à ses contenus aux entreprises d’IA générative comme Anthropic, Perplexity, Mistral, xAI et Cohere. Accompagné d’autres médias, le New York Times cible aussi l’option « paywall blocker » et d’autres fonctionnalités du navigateur.

Le New York Times, suivi par d’autres titres de presse états-uniens, a déposé plainte devant la cour fédérale de Manhattan lundi 2 novembre contre l’éditeur du navigateur Brave.

Dans les deux documents très proches déposés devant la justice (un premier PDF ici et un autre là), ces médias pointent le « rôle central » de l’entreprise de Brendan Eich concernant la copie et la distribution de leurs articles copyrightés aux utilisateurs de son navigateur mais aussi aux entreprises d’IA génératives les plus en vue du marché.

Brave vendrait un accès aux articles sous paywall via une API

« Brave est le fournisseur, le revendeur et le distributeur de contenus copyrightés et obtenus illicitement, destinés à ses propres utilisateurs ainsi qu’à bon nombre des plus grandes entreprises spécialisées dans l’IA générative, notamment Anthropic, Perplexity, Mistral, xAI et Cohere », écrivent-ils.

Les entreprises de presse estiment, dans leur plainte, que Brave a engrangé plus de 100 millions de dollars en copiant et revendant leurs articles. Pour elles, Brave a pivoté et changé de modèle en monétisant son index de pages web scrapées.

D’une part, en déployant sa fonctionnalité IA « Ask Brave », un bot IA comme tant d’autres, mais qui, selon les plaignants, permet « souvent » d’accéder à des verbatim de leurs textes ou à des résumés détaillés.

D’autre part, Brave propose une API via laquelle elle donne accès , toujours selon la plainte, à « une source illicite de contenus copyrightés dont elle ne possède pas les droits, y compris des contenus copyrightés appartenant aux éditeurs, à d’autres sociétés du secteur de l’IA ».

Les éditeurs de presse ciblent aussi les différentes options mises en place dans le navigateur de Brave pour permettre de lire les contenus de médias en passant outre leur paywall. Ainsi, ils citent l’option « Paywall blocker », qui activée, permet aux internautes de passer outre leurs paywalls, mais aussi le portail Brave News et les fonctionnalités de blocage de publicités incluses dans le navigateur.

Ils demandent que Brave soit empêché de continuer à proposer ce genre de fonctionnalité et de vendre l’accès de cette API aux entreprises d’IA générative mais aussi « la restitution intégrale de l’ensemble des recettes et bénéfices obtenus par Brave grâce à son système de substitution publicitaire, majorés des intérêts ».

Perplexity s’énerve

Interrogées par The Verge, Brave ainsi que la plupart des entreprises d’IA générative citées n’ont pas donné suite. Seule Perplexity a vivement réagi en affirmant que « le New York Times paie ses avocats trop cher et sous-paie ses journalistes. (Qui auraient pourtant facilement pu repérer les fausses informations contenues dans cette plainte) ».

ArsTechnica, qui a reçu la même réponse, affirme que la déclaration de Perplexity ne contient aucune information sur ces prétendues fausses allégations. Nos confrères rappellent cependant que l’entreprise est déjà attaquée par le New York Times dans une affaire engagée depuis décembre 2025 concernant la reproduction illégale d’articles copyrightés.

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