Le marché des aspirateurs robots connaît une concurrence de plus en plus féroce, avec des références qui dépassent allègrement les 1 000 euros. Pour les constructeurs un peu plus en retrait, cela oblige à toujours plus d’innovation et de tentatives pour se démarquer en proposant des éléments différenciants.
Sur la tranche du bon rapport qualité/prix assez peu de constructeurs se lancent sur le secteur. Ces derniers privilégiant des flagship beaucoup plus onéreux.
Chez Ultenic, le credo se porte sur le bon rapport qualité/prix afin de proposer des aspirateurs robots accessibles. L’Ultenic MX50 est certes l’appareil le plus cher du catalogue de la marque, mais reste bien moins onéreux que nombre de ses concurrents. Une différence de tarif qui se ressent au quotidien ? Pas forcément, d’après le mois que nous avons passé avec lui.
Sur le plan du design, l’Ultenic MX50 mise sur le plastique, aussi bien pour son pare-chocs que pour son sommet. Dans sa version noire, la surface brillante de l’aspirateur robot est élégante, même si elle agglomère aisément les traces de doigts.
Pour ce qui est de la mise en place, elle est assez simple. Le robot aspirateur est livré avec quelques accessoires, un détergent et sa station. Il faut remplir le bac d’eau propre ainsi que le réservoir de détergent. Ensuite, il faudra retirer les languettes de protection entourant l’aspirateur robot.
Sur notre modèle de test, le pare-chocs s’est bloqué en cours de nettoyage, ce qui a arrêté le robot. Un petit coup de tournevis afin de libérer l’espace et le tour est joué.
La station de nettoyage reste assez compacte mais s’étale un peu en largeur. Ses deux réservoirs, l’un pour l’eau propre, l’autre pour l’eau sale, ont une capacité de 4 litres. Sur la façade, le capot cache un sac à poussière de 3 litres qu’Ultenic promet de ne changer que tous les 90 jours, une durée qui dépend en réalité de la fréquence des nettoyages. Le tapis de protection étanche situé au bas de la station n’est pas autonettoyant mais permet à l’aspirateur robot de s’y ancrer.
Le robot aspirateur lui-même reprend les codes du marché. À son centre, on trouve le dôme LiDAR dToF, qui porte sa hauteur à 9,7 cm. Pour son diamètre, l’Ultenic MX50 est plutôt compact avec 33 cm. C’est un produit globalement élégant qui ne jure pas réellement dans un domicile, même si le choix de plastiques est légèrement décevant.
Pour accompagner l’usage de l’aspirateur robot, le constructeur met en avant l’application Ultenic. Celle-ci permet de centraliser l’ensemble des produits de la marque. Il suffit de scanner le QR Code du robot pour commencer la liaison. Il faudra aussi remplir les informations Wi-Fi de votre domicile.
Une fois la liaison établie, le MX50 s’attache à cartographier l’ensemble de votre domicile. Dans notre appartement de 60 m², l’aspirateur robot a répertorié l’ensemble des pièces en 10 minutes.
Lorsque tout est prêt, l’application centralise les usages quotidiens. Une fois la carte validée, il est possible de paramétrer les niveaux de nettoyage selon les pièces. Vous avez aussi la possibilité de paramétrer des zones interdites pour l’aspirateur robot.
En revanche, on peut regretter que l’Ultenic ne laisse pas la possibilité d’aller nettoyer une seule pièce comme peut le faire parfois la concurrence. À défaut, l’application propose un mode télécommande pour nettoyer une zone précise.
Autre point faible, l’aspirateur robot se déconnecte régulièrement de l’application lorsqu’il est mal placé par rapport à notre routeur Wi-Fi. Il faut ainsi réinitialiser l’Ultenic MX50 pour le reconnecter.
Toutefois, la gestion de chaque pièce est intéressante avec une personnalisation intense. Il est possible de séparer des pièces, les fusionner mais aussi personnaliser le nettoyage. Ainsi une pièce comme une cuisine peut avoir droit à deux passages.
Si l’aspirateur robot est efficace dans sa cartographie, il a une navigation encore un peu à l’ancienne. Malgré un dôme LiDAR à son sommet et l’évitement d’obstacles par IA mis en avant par Ultenic, l’Ultenic MX50 navigue parfois à vue. S’il évite les obstacles évidents comme les portes et les chaises, les plus petits éléments sont embarqués.
Fils de crochet, bandes de tissu ou câbles, tout y passe. L’Ultenic a toutefois trouvé une parade : au lieu d’enrouler ces fils bien serré, il libère ses patins et s’arrête. En revanche, si un objet trop lourd vient à se retrouver dans la brosse d’aspiration, le MX50 se bloque et appelle à l’aide.
Pour le reste, les trajectoires choisies par l’Ultenic MX50 sont efficaces. Au contraire de certains modèles, l’aspirateur robot perd moins de temps à « réfléchir » face à des obstacles parfois inattendus. En bref, il reste un peu décevant sans toutefois que ces points faibles soient rédhibitoires.
Les trajectoires de nettoyage sont somme toute assez classiques, l’aspirateur robot faisant des passages réguliers traversant une pièce en zigzaguant.
Ultenic annonce aussi un franchissement des seuils jusqu’à 20 millimètres, ainsi qu’une détection des tapis par ultrasons : le robot relève alors ses serpillières et augmente sa puissance d’aspiration.
L’Ultenic MX50 affiche une puissance d’aspiration de 20 000 Pa. Sur le papier, c’est moins que le Dreame L50s Pro Ultra (30 000 Pa), mais plus que le Tapo RV50 Pro Omni (15 000 Pa). À l’usage pourtant, le nettoyage des miettes est efficace sur chaque passage, même avec des débris un peu plus importants.
Pour ce qui est du nettoyage humide, l’Ultenic MX50 adopte deux patins rotatifs. Leur action permet de désincruster les taches au sol. Le lavage humide au sol est bon notamment avec l’apport du détergent.
On peut regretter que le réservoir d’eau au sein de l’aspirateur soit un peu léger pour un nettoyage plus intensif. En effet, à l’issue du lavage, il n’est pas rare que les serpillères soient quasi sèches. Le lavage est donc très efficace sur les trois quarts du parcours, moins sur la fin, quand les serpillères s’assèchent.
Pour l’entretien, la station fait l’essentiel du travail. Une fois le nettoyage terminé, l’aspirateur robot retourne à sa station. La station aspire alors les poussières récoltées et lave les serpillères à l’eau chaude (65 °C selon Ultenic), puis stocke l’eau sale dans le bac dédié.
Au rythme de trois nettoyages par semaine, nous avons dû laver le bac d’eau sale toutes les deux semaines. L’opération est simple : un peu de produit nettoyant et un jet d’eau suffisent à décoller le dépôt accumulé.
Il est même possible de nettoyer les serpillères en les détachant de l’Ultenic MX50. La station peut ensuite les sécher.
Comme pour la plupart des aspirateurs robots présents sur le marché, l’Ultenic MX50 dispose d’une autonomie suffisante. Dans mon appartement de 50 m², il nettoie tout en 1 h 30.
Pour pousser l’autonomie dans ses retranchements, nous avons lancé une session de nettoyage avec tous les réglages au maximum. L’aspirateur robot a tenu 2 h 44 et couvert toutes les pièces, avec une batterie descendue à 17 %.
Ultenic annonce jusqu’à 180 minutes d’autonomie, avec une batterie de 5 200 mAh et une reprise automatique du nettoyage après recharge. Notre mesure, réglages au maximum, est donc cohérente avec ce chiffre.






