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Test du The G-Lab Keyz Elite 300, un clavier gaming qui a trouvé le bon format

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Cette déclinaison blanche mise aussi sur un format 75 %, qui conserve les touches directionnelles et une partie des commandes de navigation tout en laissant davantage de place à la souris qu’un clavier complet. Ce compromis m’a plu, tout comme la frappe agréable et la sonorité peu métallique du clavier.

Attention aux noms presque identiques : nous testons ici le Keyz Elite 300 GRW, sans la mention « HE ». Le Keyz Elite 300 HE GRW est un autre modèle, magnétique et uniquement filaire.

Le format est l’un des aspects qui m’a le plus plu sur ce Keyz Elite 300 GRW. Avec sa disposition à 75 %, il supprime le pavé numérique, mais conserve les flèches directionnelles, la rangée de touches F1 à F12 et plusieurs touches de navigation. On garde donc des commandes utiles à portée de main, sans avoir un grand clavier qui empiète sur l’espace de la souris. Pour jouer, notamment lorsqu’on effectue de larges mouvements, c’est appréciable.

Le compromis me convient aussi très bien lorsque je quitte un jeu pour écrire un article. La rangée F1 à F12 et les touches de navigation sont des commandes auxquelles on ne pense pas forcément au moment de choisir un clavier, mais dont l’absence peut vite devenir agaçante si on est habitué à un format plus traditionnel. Le 75 % permet ici de réduire l’encombrement sans pousser le dépouillement trop loin.

Visuellement, cette version GRW est réussie. Le mélange de blanc et de gris trouvera particulièrement sa place sur un bureau aux teintes claires. Les caractères sont inscrits sur la face avant des touches, plutôt que sur le dessus. Cela laisse le haut du clavier visuellement très épuré. J’avais un peu peur de perdre mes repères, notamment pour trouver les caractères spéciaux, mais on s’y fait très vite. Finalement, ce choix esthétique ne m’a pas gêné à l’usage.

La molette multimédia, placée dans le coin supérieur droit, complète bien l’ensemble avec une commande dédiée au volume facilement accessible qu’on prend vite l’habitude d’utiliser.

The G-Lab utilise du PBT pour ses touches, un plastique qui résiste bien à l’usure et devient moins vite brillant à force de l’utiliser. Les caractères sont moulés dans la matière plutôt qu’imprimés en surface, pour éviter qu’ils s’effacent avec le temps. L’intérêt reste limité ici, les caractères étant placés sur la face avant des touches.

Les switchs sont des modèles mécaniques linéaires et prélubrifiés. Autrement dit, ils s’enfoncent sans cran tactile, avec une lubrification d’usine pour limiter les frottements. Dommage que The G-Lab ne donne pas leur référence précise dans sa documentation : on aimerait connaître leur fabricant et la force nécessaire pour les actionner.

Ces interrupteurs sont également « hot-swappable », c’est-à-dire remplaçables sans soudure. On retrouve aussi un peu l’esprit des claviers custom, ce qui laisse la possibilité d’essayer d’autres interrupteurs compatibles pour modifier la résistance ou la sonorité de la frappe. Le tout repose d’ailleurs sur un montage « gasket » à cinq couches selon The G-Lab, qui amortit la frappe grâce à des éléments souples entre le boîtier et l’ensemble supportant les touches.

Je suis passé d’un clavier magnétique à ce G-Lab avec une question : est-ce que le retour à des interrupteurs mécaniques classiques allait me gêner ? Pour le confort de frappe, la réponse est non. J’ai rapidement pris mes habitudes et particulièrement apprécié le clavier pour écrire mes articles. Même lorsqu’on choisit un modèle gaming, c’est agréable d’avoir envie de le garder pour travailler.

La sonorité m’a également plu. Le clavier reste audible, mais il n’a pas ce côté trop métallique qui peut vite agacer les personnes qui vivent avec vous.

Pour ce qui est des réglages, on revient ici à des basiques. Sur le Wooting, je peux choisir à quelle profondeur une touche déclenche une action. Le Rapid Trigger permet aussi de réinitialiser cette action dès que la touche remonte suffisamment, sans attendre un point de retour fixe. Le G-Lab ne propose ni l’un ni l’autre, clavier mécanique oblige.

Le logiciel est le gros point noir de ce clavier. Pour personnaliser l’éclairage ou les macros, il faut télécharger une archive ZIP, la décompresser et installer un programme dont l’interface a sérieusement vieilli. C’est d’autant plus frustrant que The G-Lab fait mieux sur ses modèles magnétiques Elite HE : leurs réglages sont accessibles directement depuis le navigateur, avec une interface bien plus actuelle. On aurait aimé retrouver cette simplicité sur le Keyz Elite 300 GRW. L’installation n’est finalement qu’une partie du problème, c’est surtout l’ergonomie du logiciel qui déçoit et fait chuter la note d’un clavier pourtant agréable à utiliser.

On peut ici retirer le câble du bureau tout en gardant deux façons de connecter le clavier sans fil.

Pour jouer, le récepteur USB 2,4 GHz est le mode à privilégier si vous voulez la latence la plus faible. Le Bluetooth sert surtout à se connecter sans dongle, notamment à un ordinateur portable ou à une tablette compatible. Les deux ont donc leur intérêt : on peut laisser le récepteur sur son PC de jeu et utiliser le Bluetooth avec un autre appareil.

Le câble permet, lui, de continuer à utiliser le clavier pendant la recharge, ou de rester en filaire si l’on préfère. La batterie de 4 000 mAh est annoncée pour jusqu’à 80 heures d’utilisation sans éclairage, contre 20 heures avec le RGB. Ce sont les chiffres du fabricant, en condition on s’en rapproche également, avec une recharge nécessaire au bout de 6 jours de mon côté avec le RGB. Le RGB divise l’autonomie annoncée par quatre, ce qui pousse à le couper quand on n’en a pas besoin.

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