Deux ans après son coup d’essai sur le marché des casques audio avec le premier Sonos Ace, le constructeur californien réaffirme ses ambitions nomades et domestiques avec le Sonos Ace Ultra.
Le Sonos Ace, lancé en 2024, avait de quoi séduire. Il était soigné et agréable à porter, sonnait « à la Sonos » et proposait même une fonction de récupération du son des barres de son de la marque.
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Avec l’Ace Ultra, Sonos intègre de nouveaux transducteurs sur mesure, une réduction de bruit revue et, désormais, la récupération du son depuis les enceintes Sonos. Cette fonction ne se limite plus au son du téléviseur : la musique jouée sur une enceinte peut aussi basculer sur le casque en Wi-Fi, via un flux compressé.
Côté son, la signature Sonos est bel et bien là, avec désormais des possibilités de l’ajuster réellement selon ses goûts.
Il est vendu 449 euros. C’est 70 euros de plus que l’Ace de première génération, toujours au catalogue à 379 euros, mais 50 euros de moins que le prix de lancement de ce dernier.
Ce test a été réalisé avec un casque prêté par Sonos.
L’Ace Ultra garde les lignes sobres du premier modèle, en cohérence avec le design des enceintes et barres de son Sonos. Le casque est tout en arrondi et en discrétion, avec des matériaux agréables au toucher.
L’assemblage est au niveau des meilleurs, Apple et Sony notamment. Si le plastique domine, l’arceau tubulaire est en métal sombre et brillant.
Les 322 grammes sont bien répartis et les coussinets à mémoire de forme, plus profonds que sur l’Ace, épousent l’oreille sans serrer les tempes. Il convient aux grandes têtes et aux grandes oreilles, qu’il entoure sans les oppresser. En somme, l’Ace Ultra est un casque que l’on porte des heures sans fatigue.
Sonos a fait de la durabilité de l’Ace Ultra un vrai argument. Les coussinets sont magnétiques et se changent en quelques secondes (39 euros la paire). La batterie se remplace aussi, avec un kit à 25 euros. Côté recyclage, Sonos annonce 8 % de plastique recyclé dans le casque et 80 % dans l’étui de rangement fourni.
Le confort de port est excellent, mais le casque n’est pas conçu pour la pratique sportive car il bouge trop lorsqu’on court avec. Surtout, aucune résistance contre la transpiration ou l’eau n’est annoncée.
Côté commandes, Sonos garde des boutons physiques, faciles à repérer au toucher :
Côté connectique, le port USB-C sert à la recharge, mais aussi à l’écoute audio depuis un smartphone ou un ordinateur, voire d’une source analogique avec le câble mini-jack fourni. Dans ce cas, le son est transmis sans compression jusqu’au format 16 bits / 48 kHz.
Le casque Sonos Ace Ultra peut parfaitement être utilisé sans l’app Sonos. Il suffit d’associer le casque à une source Bluetooth et c’est parti. Il est donc très simple à utiliser.
Pour autant, on se prive alors de nombreux réglages et de fonctions bien pratiques si l’on possède une ou plusieurs enceintes ou barres de son Sonos.
C’est le cas de l’égaliseur, qui propose désormais, en plus de trois curseurs pour les graves, les médiums et les aigus, un égaliseur à 8 bandes. Le choix des fréquences est intéressant avec 46 Hz et 100 Hz pour le grave (profondeur et impact), 220 Hz, 460 Hz et 1 kHz pour le médium (fondamentales des percussions, voix et présence) et 2,2, 4,6 et 10 kHz pour l’aigu (zone de dureté pour l’oreille, clarté et brillance). Rassurez-vous, pas besoin de toucher impérativement à ces fréquences pour avoir un beau son, le réglage par défaut est excellent. Mais pour qui voudrait un peu plus de puissance dans le grave ou moins de brillance, il est très facile d’y parvenir grâce à cet égaliseur.
C’est la grande nouveauté. Une pression sur la Content Key envoie la musique d’une enceinte Sonos vers le casque. Une seconde pression la renvoie vers l’enceinte. Le casque se connecte au réseau Wi-Fi de la maison et lit vos services de streaming depuis l’application Sonos.
En revanche, lorsqu’on utilise une barre de son Sonos, comme la Beam Ultra par exemple, il suffit d’appuyer sur la Content Key pour récupérer immédiatement le son du téléviseur ou vidéoprojecteur associé. On bénéficie alors d’une spatialisation optimisée, avec suivi éventuel des mouvements de la tête.
Le son transite alors en Wi-Fi, sans compression, avec un niveau de qualité légèrement supérieur au Bluetooth.
Quant à la liaison Bluetooth, elle est compatible avec les codecs SBC, AAC et aptX Lossless. Avec les sources Apple, il faudra se contenter des codecs basiques, mais avec un smartphone Android compatible Snapdragon Sound, l’aptX Lossless permet une transmission sans perte. Pas d’Auracast au programme toutefois.
Sonos a revu son traitement pour réduire les bruits autour de l’auditeur. Dix microphones analysent l’environnement, contre huit sur l’Ace. L’efficacité est annoncée comme doublée jusqu’à 65 Hz, autrement dit dans les basses fréquences essentiellement. Les bruits graves et réguliers, moteurs, transports, ventilation, sont effectivement bien atténués.
Mais, sur les voix et les bruits clairs, l’AirPods Max 2 gardent une petite avance, bien que l’Ace Ultra reste dans le haut du panier.
Le mode transparence, qui permet d’entendre autour de soi, est très naturel, avec peu de souffle. Une option Voice Boost, désactivée par défaut, met en avant les voix pour faciliter les conversations.
Sonos a développé de nouveaux transducteurs dynamiques de 40 mm de diamètre pour l’Ace Ultra. La marque n’est pas novice, elle conçoit ses transducteurs sur cahier des charges afin d’obtenir une signature sonore bien précise, que l’on reconnaît à chaque nouveau produit, enceinte, barre de son et désormais casque.
Cette signature se traduit par un grave généreux qui ne déborde pas, un médium organique, avec de la matière (c’est le point clé) et un aigu légèrement en avant qui apporte plus de finesse que de brillance.
Le grave est volumineux et très régulier, de l’infra jusqu’au haut grave. L’infra-grave est même un peu au-dessus du grave, de 3 à 4 dB environ. En écoute musicale, cette bosse s’entend très peu, et il devient beaucoup plus perceptible sur un film ou une série en Dolby. Sur une scène d’action, le casque saisit par la profondeur des basses et sa capacité d’impact.
Le médium est très régulier. On note un léger plateau vers 300 Hz, qui donne du corps aux voix humaines.






