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Le Cavalier du ciel — Entretien avec Guy de Lussigny (3/10) : Roman historique : ce que les archives révèlent

Première de couverture officielle du roman Le Cavalier du ciel, Guy de Lussigny

UltimatePocket s’intéresse aux innovations qui transforment une époque. Dans cet extrait de l’interview de Guy de Lussigny, on remonte à l’une des ruptures les plus spectaculaires du XXe siècle : les débuts de l’aviation. Cette reprise présente trois moments de la rencontre et renvoie à l’entretien intégral.

« Le roman repose sur un important travail de recherche historique. Comment avez-vous procédé ? »

Guy de Lussigny : Je ne voulais surtout pas me contenter des souvenirs familiaux.

Nous avons entrepris un travail de recherche approfondi dans les archives françaises : dossiers militaires, documents administratifs, archives aéronautiques, photographies, journaux d’époque et documents concernant les unités dans lesquelles Henry a servi.

C’est un travail considérable, parfois minutieux, presque une enquête policière.

Un document permet de confirmer une date. Un autre éclaire une affectation. Une photographie donne un visage aux événements. Et parfois, une information remet en question ce que l’on croyait savoir.

La difficulté consiste ensuite à transformer cette matière historique en roman.

Un lecteur n’ouvre pas un roman pour lire un dossier militaire. Il veut vivre une histoire, comprendre les personnages, ressentir leurs émotions et leurs contradictions.

« Jusqu’où peut-on romancer la vie d’un personnage qui a réellement existé ? »

Guy de Lussigny : C’est probablement la question la plus délicate.

Il faut distinguer les faits établis de la liberté romanesque. Les grandes étapes du parcours d’Henry, son engagement, ses responsabilités, son environnement historique doivent respecter les sources.

Mais les archives ne disent pas tout. Elles ne racontent pas nécessairement ce qu’un homme ressent avant de décoller, ses discussions avec un mécanicien, ses silences face à sa famille ou les pensées qui le traversent pendant une mission dangereuse.

C’est là que le romancier intervient.

L’imagination doit donner vie à l’Histoire, pas la falsifier.

« Que voudriez-vous que le lecteur retienne une fois le livre refermé ? »

Guy de Lussigny : D’abord, le souvenir d’une belle histoire.

J’aimerais que les lecteurs découvrent Henry de Lussigny comme un être humain, pas comme un nom perdu dans des archives militaires.

J’aimerais aussi qu’ils prennent conscience de la vitesse à laquelle le monde peut changer.

En quelques années, l’aviation est passée des premiers exploits individuels à une place centrale dans la guerre moderne.

Derrière cette évolution, il y avait des hommes, des femmes, des familles, des ambitions, des peurs et des sacrifices.

Si le lecteur referme le roman avec l’impression d’avoir vécu une époque et rencontré des personnages auxquels il s’est attaché, alors j’aurai atteint mon objectif.

Pour lire l’interview intégrale

Cette sélection fait partie de l’interview consacrée au neuvième roman de Guy de Lussigny, son vingt-huitième livre. Le romancier a vendu 47 000 exemplaires de ses ouvrages. Retrouvez toutes les questions, les réponses complètes et la couverture officielle : Lire l’entretien intégral.

Le livre papier est disponible sur Amazon France, et la version Kindle. Découvrir le roman sur le site de l’auteur.

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