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J’ai testé le Google Fitbit Edge, un bracelet design, mais au prix difficile à avaler

Google est particulièrement en forme sur le marché des bracelets et montres connectées cette année. Si la marque se contentait jusqu’à présent de ne proposer qu’une seule montre avec sa gamme Pixel Watch, elle se lance désormais la tête la première sur le marché des bracelets connectés.

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Après le Google Fitbit Air, sans écran, la firme propose désormais un Google Fitbit Edge qui se positionne comme un bon compromis entre le bracelet et une montre Google Pixel Watch 5. Mais que vaut-il en usage réel et face aux précédents bracelets Fitbit Charge ? Voici le test complet du Google Fitbit Edge.

La montre de ce test nous a été fournie par le constructeur.

Décidément, c’est l’année des premières pour Google. Alors que la marque n’avait encore jamais lancé de bracelet connecté en son nom propre, elle propose désormais deux modèles, le Google Fitbit Air sans écran et le Google Fitbit Edge avec un affichage.

Pourtant, comme son nom l’indique, le Fitbit Edge ne vient pas de nulle part, puisqu’il reprend le nom de la marque Fitbit, rachetée en 2021 par Google. Or, Fitbit est loin d’être un nouveau venu dans le domaine des bracelets et proposait déjà trois gammes avec ses Fitbit Charge, ses Fitbit Inspire et ses Fitbit Luxe. Si les modèles Inspire et Luxe affichent des designs plus fins, le nouveau Google Fitbit Edge semble s’inscrire dans le prolongement des précédents Fitbit Charge dont la dernière version en date, le Fitbit Charge 6, est sortie en 2023.

On a en effet affaire ici à un bracelet connecté conçu en deux parties, avec un boîtier oblong en métal et une sangle en silicone, du moins pour la version testée.

Le boîtier affiche des dimensions de 39,22 x 25,56 x 11,58 mm assez proches de celles du Fitbit Charge 6 et de ses 36,73 x 23,09 x 11,20 mm. Il se veut par ailleurs plutôt léger avec 17,7 g sur la balance sans compter le bracelet. Concernant les matériaux, Google propose ici de l’aluminium recyclé pour le boîtier du Fitbit Edge, avec différents coloris proposés : noir, argent, champagne doré ou pyrite satinée.

Dans mon cas, j’ai eu l’occasion de tester le Google Fitbit Edge en version argent satinée et avec un bracelet sport brume en silicone. Notons cependant que Google propose non seulement plusieurs teintes de bracelet, mais aussi plusieurs matériaux. Comme pour le Fitbit Air, une édition spéciale Stephen Curry est quant à elle dotée d’un bracelet en tissu orange et gris. Il est par ailleurs possible de changer de bracelet plutôt facilement en tirant sur les loquets au dos du boîtier.

En revanche, il vous faudra nécessairement opter pour un bracelet spécialement conçu pour le Fitbit Edge, Google ayant opté pour un système d’attache distinct de celui du Fitbit Air, de la Pixel Watch 5 ou du Fitbit Charge 6. On pourra trouver différents bracelets proposés sur le site de Google, comme des modèles avec mailles en acier à 129,99 euros, des versions en tissu à 59,99 euros ou un modèle en silicone « sport » perforé à 44,99 euros. Nul doute que des fabricants tiers proposeront par ailleurs leurs propres sangles pour le Google Fitbit Edge, à des prix plus attractifs.

Du côté du boîtier en lui-même, Google fait dans la sobriété, puisqu’on n’a qu’un seul bouton latéral. Bon point, il s’agit d’un vrai bouton physique et non pas d’une simple surface sensitive. En revanche, l’écran du Fitbit Edge est entouré de bordures particulièrement larges. Dommage.

Enfin, côté résistance, le Google Fitbit Edge est certifié IP68 et 5 ATM. Il pourra donc être porté sans crainte sous la pluie, en faisant la vaisselle, sous la douche ou même pour nager en surface. Il n’est cependant pas adapté à de la plongée. Par ailleurs, l’écran est protégé par du verre Gorilla Glass 3, mais le boîtier en aluminium pourrait se montrer sensible aux rayures.

Comme on l’a vu plus tôt, le Fitbit Edge profite d’un gabarit plutôt similaire à celui du Fitbit Charge 6. Et même si le boîtier affiche des bordures noires plutôt larges autour de l’écran, Google indique avoir intégré une dalle 46 % plus grande que sur le précédent bracelet de Fitbit.

On passe ainsi d’un écran de 1,04 pouce sur le Fitbit Charge 6 à une dalle de 1,34 pouce sur le nouveau Google Fitbit Edge. Google ne communique cependant pas sur la définition ni sur la densité d’affichage de son nouveau traqueur d’activité. À l’usage, l’écran est pourtant assez détaillé pour lire les informations sans distinguer les pixels. C’est l’essentiel.

Il en va de même pour la luminosité de l’écran Amoled intégré par Google. La marque ne communique pas sur un pic de luminosité, mais, à l’usage, l’écran reste suffisamment lumineux pour ne pas avoir à plisser les yeux pour consulter les données. On est bien évidemment loin des 3000 cd/m² de la Pixel Watch 5, mais ce n’est pas gênant pour autant. D’autant plus que le bracelet profite bel et bien d’un capteur de luminosité qui va permettre d’ajuster l’éclairage de l’écran à votre environnement. À défaut, en passant dans les réglages rapides, le Fitbit Edge vous permet aussi d’ajuster la luminosité de l’écran sur trois niveaux.

Le bracelet connecté de Google profite aussi d’un mode d’affichage always-on qui permet de conserver les données affichées en permanence à l’écran. Pratique pour consulter le niveau de la batterie, l’heure ou la fréquence cardiaque d’un coup d’œil discret sans avoir à lever le poignet.

En outre, Google va permettre d’activer l’affichage always-on sur certaines plages horaires uniquement, par exemple de 9h à 23h, pour ne pas être dérangé la nuit. Malheureusement, pour couper la fonction allumant l’écran lorsqu’on lève le poignet, il vous faudra passer manuellement en mode « sommeil » sur le Fitbit Edge, ce mode n’étant pas programmable.

Le Fitbit Edge vous permet par ailleurs de modifier le cadran. Outre les treize cadrans virtuels proposés par défaut dans l’application Google Health – tous plutôt classiques et sur fond noir –, le bracelet permet de changer les complications et la teinte. On retrouve d’ailleurs des cadrans virtuels aux codes esthétiques très proches de ceux proposés nativement sur les montres de Google. Cependant, en l’absence de Google Play Store, il sera impossible de télécharger des cadrans conçus par des développeurs tiers.

Contrairement à la Pixel Watch 5, le Google Fitbit Edge n’est pas équipé de Wear OS, mais d’un système dérivé de Fitbit OS. Ce choix a des conséquences pour les utilisateurs, positives comme négatives.

Du côté des avantages, cela signifie que le Fitbit Edge n’est pas cantonné aux seuls smartphones sous Android, mais peut aussi être utilisé appairé à un iPhone, comme c’était aussi le cas du Google Fitbit Air. En revanche, en l’absence de Wear OS, le Google Fitbit Edge ne profite pas non plus du Google Play Store et de son très large catalogue d’applications compatibles. Il est donc impossible d’installer des applications tierces en dehors de celles prévues initialement par Google.

Pour appairer le Fitbit Edge à son smartphone, il vous faudra nécessairement passer par l’application Google Health, disponible aussi bien sur Android que sur iOS. C’est d’ailleurs la seule application nécessaire et elle centralisera aussi bien vos données de santé que les paramètres du bracelet connecté.

Côté matériel, le Google Fitbit Edge embarque une puce MCU Ambiq AP5 adossée à un stockage de seulement 64 Mo. Il faut dire qu’en l’absence de stockage de musique, d’applications tierces ou de cartographie, cette mémoire ne servira qu’à conserver plusieurs jours de données entre deux synchronisations avec le smartphone.

Comme on l’a vu plus tôt, le Google Fitbit Edge intègre non seulement un écran tactile, mais aussi un bouton physique. Bon point, les options du bracelet permettent d’orienter le bouton aussi bien sur la droite que sur la gauche, avec une interface qui s’adapte automatiquement. Du côté de la navigation, voici les gestes proposés :

On a ici une navigation particulièrement minimaliste, sans raccourci personnalisable, mais qui a l’avantage d’aller droit à l’essentiel. Il faut dire que le Fitbit Edge n’embarque finalement que peu de fonctionnalités, avec seulement une poignée d’applications proposées : activité, alarme, chronomètre, ECG, Google Maps, Health, Minuteur, Multimédia et Météo. Le bracelet connecté ne profite par exemple pas de puce NFC et ne pourra donc pas servir au paiement sans contact. Dommage. Même les paramètres ne sont pas accessibles depuis la liste des applications, mais seulement depuis les tuiles de paramètres rapides. Surtout, la plupart des réglages ne peuvent pas se faire depuis le bracelet, mais nécessitent de passer par l’application Google Health sur son smartphone.

De son côté, l’application Google Maps ne va pas permettre de profiter d’une cartographie complète, mais seulement des itinéraires. En fait, lorsque vous lancez un itinéraire sur votre smartphone, les différentes étapes vont automatiquement s’afficher aussi sur l’écran du Fitbit Edge.

Notons en outre que le Google Fitbit Edge n’intègre ni micro ni haut-parleur et ne va donc pas permettre de passer ou de recevoir des appels téléphoniques. Enfin, s’il permet de recevoir les notifications du smartphone, on ne pourra répondre aux messages qu’à l’aide de cinq réponses enregistrées par application. Heureusement, on pourra cependant modifier ces messages par défaut dans l’application.

À l’usage, on a donc affaire à un Google Fitbit Edge qui propose le minimum syndical en termes d’expérience utilisateur. On est loin de la richesse des options d’une Google Pixel Watch 5 ou même des paramètres possibles sur un bracelet connecté concurrent chez Xiaomi ou Huawei.

Le Google Fitbit Edge profite d’un attirail de capteurs plutôt complet pour évaluer aussi bien l’activité que l’état de forme global de l’utilisateur. On va ainsi retrouver un cardiofréquencemètre optique, un oxymètre de pouls, un gyroscope, un accéléromètre, un capteur de température cutanée, un altimètre barométrique et même un GPS intégré et un électrocardiogramme.

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