Il fallait s’y attendre, Apple acte une grosse hausse de prix cette année avec sa nouvelle gamme. L’iPhone 18 Pro est aujourd’hui vendu au prix de l’iPhone 17 Pro Max de l’an dernier, soit 1 479 €. C’est 10 € de plus que le prix de lancement (1 469 €) du Samsung Galaxy S26 Ultra, son principal concurrent sur ce créneau de l’ultra haut de gamme. On notera que le Samsung a déjà un petit bonus pour lui : il a été noté 9/10 par la rédaction, contre 8/10 pour son rival à la pomme. La messe est dite ?
Après le gros redesign de l’an passé, l’iPhone 18 Pro se contente de nouveaux coloris, dont le bordeaux est clairement le plus réussi. Plus lourd que son prédécesseur, il pèse 211 grammes, presque autant que les 214 grammes de son concurrent, pourtant bien plus grand avec son écran de 6,9 pouces. Samsung garde l’avantage de la finesse, avec 7,9 millimètres d’épaisseur contre 8,8 millimètres pour l’iPhone.
Les différents capteurs photo de l’iPhone sont davantage mis en valeur, au sein du « plateau » inauguré l’an dernier. Samsung se contente d’une disposition très classique, dans l’angle supérieur gauche. Apple dit avoir retravaillé l’organisation des composants, et amélioré la chambre à vapeur de son iPhone dernier cri pour assurer une meilleure répartition de la chauffe. On s’en reparle plus bas.
La particularité du S26 Ultra, c’est évidemment toujours son stylet S-Pen, toujours logé dans le châssis. En face, Apple mise sur des boutons additionnels. Un pour les raccourcis paramétrables, l’autre pour commander la caméra.
Les deux smartphones sont certifiés IP68, et protégés par un verre dernière génération.
Outre son écran novateur, qui permet de masquer certains éléments pour accroître leur confidentialité, le Galaxy S26 Ultra se distingue par une dalle bien plus grande que celle de l’iPhone 18 Pro (6,3 pouces). Avec 6,9 pouces, c’est l’un des plus grands smartphones du marché.
Les deux sont pourtant au coude-à-coude en matière de luminosité (2 740 nits pour l’iPhone, 2 552 nits pour le Samsung, selon nos mesures). Ils assurent par ailleurs une très bonne couverture du gamut DCI-P3, mais le smartphone d’Apple garde l’avantage sur la colorimétrie. Avec un delta E inférieur à 2, ses couleurs sont quasiment parfaites. Dommage que le point blanc soit un poil trop froid.
Le fossé continue de se creuser entre les iPhone européens et américains. L’iPhone 18 Pro est présenté comme le premier vraiment conçu pour Siri AI – la nouvelle mouture de l’assistant vocal, désormais dopé à l’IA… outre-Atlantique. Ici, on doit se contenter du même assistant globalement dépassé que l’on a toujours connu. On note toutefois quelques petites nouveautés anecdotiques, comme le mode photo avancé, offrant davantage de réglages sur l’obturation, et des Styles Photographiques avancés, nous laissant par exemple ajouter du grain à nos photos (pourquoi diable est-ce exclusif aux iPhone 18 Pro ?).
Le Samsung Galaxy S26 Ultra, lui, regorge de fonctionnalités IA, qui trouvent leur utilité concrète au quotidien. Que ce soit un assistant vraiment pertinent, des outils de retouche photo très efficaces et j’en passe, on ne joue tout simplement pas dans la même cour. Ajoutons à cela l’apport du S Pen, et la grosse nouveauté du Privacy Display, et on a entre les mains un smartphone très avancé, qui n’usurpe pas son qualificatif haut de gamme.
Heureusement, les deux fabricants sont très sérieux en matière de politique de mises à jour. Apple offre aujourd’hui six ans de support logiciel, et Samsung va même jusqu’à sept ans. Irréprochable de longévité.
L’iPhone 18 Pro établit un nouveau standard de vitesse dans l’industrie du smartphone. En tout cas en attendant d’avoir entre les mains les premiers modèles équipés de la Snapdragon 8 Elite Gen 6. Sans surprise, le dernier-né d’Apple écrase toute la concurrence, et se montre particulièrement à l’aise dans les jeux les plus gourmands du marché. Sa nouvelle conception thermique lui permet de tanker très efficacement la montée en température lors de grosses sessions de jeu. C’est exemplaire.
Rassurez-vous : le Galaxy S26 Ultra est également un cador, capable de faire tourner sans peine les titres les plus exigeants. On est clairement dans le très haut du panier, quel que soit le smartphone choisi.
La plus grosse nouveauté de l’iPhone 18 Pro, c’est l’ouverture variable de l’objectif de son appareil photo principal. Concrètement, on peut jouer sur la captation de lumière afin d’approfondir le champ, le réduire, et créer divers effets créatifs en jouant sur la vitesse d’obturation. Des fonctions avancées, qui échapperont à la plupart des utilisateurs. En face, le S26 Ultra donne son meilleur, sans artifice.
Les deux smartphones se distinguent surtout par leur rendu, plus ou moins naturel. À moins d’opter pour un Style Photographique très agressif, le rendu des photos de l’iPhone est extrêmement neutre. Libre à nous de forcer le trait. Samsung, à l’inverse, a parfois la main un peu lourde sur le traitement. Cela étant, les deux smartphones sont d’une remarquable précision optique, et dévoilent des clichés au piqué tout à fait exceptionnel, qui n’a pas à rougir face à certains appareils photo hybrides. Quant à l’ouverture variable, il est possible de passer totalement à côté tant la bascule se fait de façon invisible, automatique. On remarque davantage les apports en matière de profondeur de champ en passant par le mode manuel, sans que cela nous décroche la mâchoire pour autant.
Aucun changement du côté de l’ultra grand-angle chez Apple. Il continue d’offrir de très belles images, détaillées, et cohérentes avec le rendu du module principal. Chez Samsung, on applaudit également la chaleur des photos, bien qu’elles manquent encore et toujours d’un peu de naturel.
Apple semble satisfait de la formule optique de l’an dernier, et recycle son téléobjectif 4x de 48 mégapixels. Les résultats sont excellents, même si Samsung offre bien plus de polyvalence avec deux téléobjectifs, de 3x et de 5x. Le zoom optique est également beaucoup plus permissif sur le Samsung, bien aidé par une IA qui vient lisser les petits défauts (jusqu’à un certain point).
Malgré sa petite taille, l’iPhone 18 Pro se montre aussi endurant que le Galaxy S26 Ultra. Pourtant, un delta de 1000 mAh est annoncé dans les spécificités techniques. Apple démontre ici sa maîtrise de l’optimisation logicielle, rendant la puce A20 Pro particulièrement efficiente. En clair, on fait plus, en consommant moins. Dans tous les cas, l’iPhone 18 Pro et le S26 Ultra permettent de tenir presque deux jours si vous êtes du genre prudent. D’après les mesures labo de GSM Arena, le mobile d’Apple met 16h44 à s’éteindre sur le test d’autonomie automatisé, et 16h23 pour son concurrent. Balle au centre, comme on dit.
Pour la recharge, il y a du mieux chez Apple. On refait désormais le plein en 1h chrono avec un adaptateur 45W. C’est un peu plus rapide chez Samsung, qui demande 15 minutes de moins. Les deux smartphones sont compatibles avec la recharge sans fil Qi2.
Oui, l’iPhone 18 Pro est un très bon smartphone. Mais est-il suffisamment différent de son prédécesseur pour mériter une surtaxe de 150€ ? À notre avis, non. En ce sens, opter pour le Samsung Galaxy S26 Ultra, qui a par ailleurs le bon goût d’être moins cher aujourd’hui, est le choix le plus raisonnable.
Naturellement, vos préférences personnelles en matière d’OS guideront le geste d’achat final. Mais, en termes techniques et de rapport qualité-prix, l’avantage va nettement à Samsung cette année.
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