En 2026, les agents d’IA sont capables d’effectuer de nombreuses tâches de manière autonome, en naviguant tout seuls sur Internet. Mais certains sites, dont Amazon et Yelp, choisissent de s’y opposer.
Cette année, la mode semble définitivement être aux agents d’intelligence artificielle. Au début du mois, Google dévoilait par exemple Gemini Agent, un véritable assistant personnel. Le créateur de ChatGPT, OpenAI, a également lancé ses Dots, des agents d’IA capables de continuer à travailler même lorsque votre PC est éteint. Ces assistants virtuels peuvent être bien pratiques dans certaines situations. Toutefois, ces derniers peuvent vite déraper.
C’est en tout cas ce qu’a pu constater OpenAI plus tôt cette année. Au cours de ce qui devait être un simple test, un agent d’IA s’est mis à attaquer un véritable site. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette affaire a fait grand bruit. D’ailleurs, l’entreprise aurait annulé la sortie de GPT-6.1 Astra en raison de problèmes de sécurité similaires.
Et pourtant, cela n’empêche pas OpenAI de vous proposer de laisser un agent faire vos courses à votre place. Récemment, l’entreprise lui a même confié la gestion de vos finances personnelles. Mais certains sites ne comptent visiblement pas laisser passer un tel changement.
On pense notamment au géant de la vente en ligne Amazon. L’année dernière, l’entreprise a non seulement interdit la fonctionnalité d’achat automatisé de Perplexity, mais également poursuivi la start-up en justice. De son côté, Delta Air Lines empêche les agents d’IA de réserver des billets d’avion à la place de leurs clients.
Et les choses semblent être en train d’empirer… ou de s’améliorer. En effet, The Verge rapporte que de nombreux utilisateurs d’agents d’IA, tels que Muse de Meta, Grok de xAI ou encore Dots d’OpenAI, se retrouvent bloqués sur plusieurs sites. Le phénomène a poussé Meta à réagir, en critiquant ce genre de blocages.
« Refuser un agent personnel revient à refuser le client qui se trouve derrière lui », déplore l’entreprise de Mark Zuckerberg. « Nous préférerions travailler avec les entreprises pour répondre à leurs préoccupations plutôt que de les voir perdre ce client. »
Et pourtant, intelligence artificielle et argent ne font pas toujours bon ménage. L’un des agents d’OpenAI a par exemple tenté de se servir dans un portefeuille de cryptomonnaie.






