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J’ai testé le TV Philips 55OLED761 : l’OLED Ambilight à moins de 1 200 euros

Ce test est valable pour les variantes suivantes :

Le Philips 55OLED761 appartient à la nouvelle série OLED761, que TP Vision (qui conçoit et commercialise les téléviseurs Philips sous licence) destine à celles et ceux qui veulent goûter à l’OLED sans viser le très haut de gamme. Il s’agit d’un modèle de 139 centimètres de diagonale, en définition Ultra HD, avec une dalle OLED capable d’afficher 120 Hz natifs selon le constructeur. Cette série compte aussi dans ses rangs un modèle de 65 et un autre de 77 pouces.

Au cœur du téléviseur, le processeur P5 AI de 7e génération (la 10e génération est réservée à l’OLED811 et aux modèles OLED+) est chargé du traitement d’image, qui s’appuie sur l’intelligence artificielle pour améliorer les détails, réduire le bruit et fluidifier les mouvements.

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Sur le papier, la fiche technique est solide pour un OLED d’entrée de gamme. On y trouve le Dolby Vision, le HDR10+ Adaptive, le HDR10 et le HLG, soit tous les formats HDR courants (le Dolby Vision 2 est réservé à d’autres séries 2026 de la marque, comme l’OLED811 ou le QLED The One PQS9001). Le côté jeu vidéo est soigné avec du HDMI 2.1, du VRR, de l’ALLM, du FreeSync Premium et la compatibilité G-Sync. Côté audio, Philips annonce un système 2.0 de 20 watts compatible Dolby Atmos et DTS:X. Enfin, le téléviseur fonctionne sous Titan OS, avec AirPlay 2, Matter, Google Home et Alexa.

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Le grand atout de la marque reste l’Ambilight, ce système de LED à l’arrière de la dalle qui projette sur le mur la couleur dominante de l’image. Philips y ajoute AmbiScape, qui étend l’effet aux lampes connectées de la pièce.

Face à la concurrence, le 55OLED761 se frotte à des modèles très établis. LG propose son OLED B6 en 55 pouces, la référence en matière de rapport qualité-prix en OLED. Samsung joue la carte de ses séries S85 et S90, Sony pousse son Bravia 8 II, plus cher, et Panasonic, TCL ou Hisense proposent des alternatives en Mini LED. Le Philips doit donc faire valoir l’Ambilight, un logiciel complet et un positionnement tarifaire agressif. Reste à voir si la dalle suit.

Le 55OLED761 adopte une ligne sobre et contemporaine, comme la plupart des téléviseurs OLED actuels. La face avant est presque entièrement occupée par la dalle, entourée de bordures très fines, ce qui donne une impression d’écran flottant dès que l’image apparaît.

Le cadre reste d’un noir mat qui n’accroche pas les reflets de la pièce. La finition générale est plutôt soignée pour la catégorie, même si le plastique domine sur les parties arrière et latérales, comme chez tous les concurrents de ce prix.

Le dos est évidemment l’endroit où l’Ambilight prend sa place. Les LED sont réparties sur trois côtés du châssis, et l’effet projeté sur le mur est visible dès que l’on s’éloigne un peu de la cloison. C’est ce qui fait la personnalité du téléviseur au quotidien, car la lumière prolonge l’image sur le mur et réduit la fatigue visuelle dans une pièce sombre.

Pour en profiter pleinement, il faut idéalement placer le téléviseur à quelques centimètres d’un mur de couleur claire, sans quoi l’effet perd en intensité. En fixation murale, la même règle s’applique.

Si votre mur n’est pas blanc, vous pouvez indiquer sa couleur dans les réglages : l’Ambilight corrige alors ses teintes pour rester au plus près de l’image.

Concernant l’installation, ce modèle s’appuie sur deux pieds. Il n’est pas possible de les régler en hauteur ni en écartement. Les deux pieds sont écartés de 78 cm : il faut donc un meuble au moins aussi large pour poser ce téléviseur de 55 pouces.

Attention, cet écartement est quasi identique sur le modèle de 65 pouces (78,5 cm).

En termes d’élévation, comptez sur un espace de 6 cm entre le meuble et le bas du téléviseur. Si vous décidez d’installer une barre de son devant, il faudra qu’elle soit relativement fine. Heureusement, Philips a eu la bonne idée (comme Samsung sur certains de ses modèles) d’installer le récepteur infrarouge à droite plutôt qu’au centre.

La dalle est incroyablement fine sur la partie haute, à l’image des autres TV OLED : seulement 4 mm. À partir de la mi-hauteur et jusqu’en bas, le boîtier abrite l’électronique, le système Ambilight et les haut-parleurs dirigés vers le bas du téléviseur. La gestion des câbles est correcte, avec des passages vers des ergots en plastique qui se fixent sur les pieds.

Le Philips 55OLED761 propose une connectique organisée en deux pôles. Certaines prises sont orientées vers le bas alors que d’autres sont dirigées vers le côté, plus pratique si le téléviseur est accroché au mur. Toutes les entrées HDMI acceptent les signaux 4K à 120 Hz. Un port est également compatible eARC, indispensable pour relier une barre de son et profiter du Dolby Atmos sans perte de qualité. C’est le port à réserver à votre système audio.

Outre trois entrées HDMI orientées vers le bas, le téléviseur propose un port USB 2.0 ainsi que des tuners TNT, câble et satellite. Il y a bien sûr un emplacement CI+ pour les cartes d’abonnement. Une sortie audio numérique optique permet de brancher un ancien amplificateur ou une barre de son sans HDMI. Notez aussi la présence d’une prise casque.

Le quatrième port HDMI est dirigé vers le côté, à proximité du port Ethernet et d’un port USB 3.0. Ce dernier permet de lire des photos, des vidéos ou de la musique depuis une clé ou un disque dur. Bien entendu, le téléviseur est compatible Wi-Fi et Bluetooth, ce dernier servant aux écouteurs, aux enceintes et à la fonction Auracast.

La connectique est donc complète, sans extravagance, avec le nécessaire pour un salon moderne.

La télécommande du 55OLED761 reprend le style de celles que Philips fournit sur sa gamme 2026. Elle est de taille moyenne, avec un revêtement plutôt agréable et des touches bien espacées. On retrouve en haut le bouton d’alimentation et le bouton de source, puis un pavé directionnel central entouré des touches retour, accueil et options. La prise en main est correcte, y compris pour les mains moyennes, et la disposition est lisible dès la première utilisation.

Des touches dédiées lancent directement certains services de streaming. C’est une habitude des constructeurs, qui concluent des accords avec Netflix, Prime Video, Disney+, YouTube et les chaînes IP de la plateforme Titan OS. Cela fait gagner du temps, mais il faut accepter que ces raccourcis ne soient pas personnalisables. Un microphone est intégré pour la commande vocale, qui permet de chercher un film ou de piloter les réglages en parlant.

La télécommande fonctionne en Bluetooth, sans besoin de viser le téléviseur. Elle est alimentée par des piles, et il n’y a pas de recharge solaire ou USB. Le rétroéclairage des touches est prévu seulement pour les boutons d’accès aux plateformes de streaming et Titan Channels.

On aurait aimé que toutes les touches soient rétroéclairées. Cela dit, la télécommande remplit son rôle et se montre agréable au quotidien. Les raccourcis sont bien placés, le toucher est correct, réactif et les fonctions essentielles tombent naturellement sous le pouce.

Le 55OLED761 utilise une dalle OLED, une technologie où chaque pixel émet sa propre lumière. Contrairement à un téléviseur LCD, il n’y a donc pas de rétroéclairage global, et un pixel peut s’éteindre totalement pour produire un noir parfait.

Il en résulte un contraste très élevé entre les zones sombres et les zones lumineuses, sans le halo que l’on observe parfois autour des objets clairs sur fond noir avec un LCD. Cette technologie permet aussi des angles de vision très larges, ce qui compte dans un salon où l’on regarde rarement le téléviseur de face. Elle est complétée ici par le processeur P5 AI, qui analyse l’image pour améliorer la netteté, réduire le bruit de compression et équilibrer les couleurs.

Plusieurs modes d’image sont proposés : Crystal Clear, Naturel, Référence, Eco et Préférentiel. Ce dernier est l’équivalent du mode d’image Personnalisé de LG, par exemple. Le système propose plusieurs images à l’utilisateur pour qu’il choisisse le rendu qui lui semble le plus adapté. Les réglages sont alors automatiquement appliqués à ce mode personnel.

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