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OpenAI : un ingénieur arrêté pour avoir caché un enregistreur dans la salle de réunion des dirigeants

Un ingénieur d’OpenAI de 35 ans a été arrêté le 9 octobre, accusé d’avoir caché un enregistreur audio dans la salle de réunion des dirigeants, selon le ministère de la Justice. OpenAI affirme n’avoir détecté aucun accès à ses modèles, à son code ou aux données clients.

La salle où se discutent la recherche, les produits et les relations avec les gouvernements d’OpenAI aurait été mise sur écoute par l’un des ingénieurs de l’entreprise. Pour un procureur fédéral, l’affaire relève de la sécurité nationale, et elle pose la question de la protection des secrets des grands laboratoires d’IA contre les menaces venues de l’intérieur.

Selon CNBC, qui s’appuie sur le ministère américain de la Justice, un employé d’OpenAI de nationalité saoudienne, Abdulrahman Alfozan, a été arrêté le 9 octobre. Il est poursuivi pour avoir utilisé, ou tenté d’utiliser, un dispositif d’interception de communications orales.

Il a comparu mardi devant un tribunal fédéral de Californie et reste détenu, avec une audience de détention prévue le 19 octobre.

D’après la plainte pénale, un appareil d’enregistrement a été découvert le 30 septembre dans la salle de réunion des dirigeants, dans les locaux d’OpenAI à San Francisco. Il était branché sur un port USB à l’arrière d’un téléviseur et dissimulé sous du papier toilette, et son contenu était chiffré.

La salle accueille des réunions confidentielles sur la recherche, les produits, les aspects commerciaux et les relations avec les gouvernements.

Le ministère de la Justice affirme que l’accusé n’était pas autorisé à y entrer et qu’il cherchait à enregistrer en secret des réunions importantes sur la technologie d’OpenAI.

Les caméras de surveillance l’auraient filmé près de la salle à plusieurs reprises dans les jours précédant la découverte de l’appareil.

Le 5 octobre, quatre jours avant son arrestation, il aurait regardé derrière le téléviseur. Le même jour, un sac laissé sans surveillance dans les locaux d’OpenAI contenait son portefeuille, sa pièce d’identité et un second enregistreur semblable à celui de la salle.

Selon les enquêteurs, il aurait aussi utilisé un outil de productivité pour se renseigner sur les adresses, les salles de réunion et les agendas de l’entreprise, ainsi que sur les lieux où se trouvaient les dirigeants.

La plainte évoque aussi un compte de chatbot lié à l’épouse de l’accusé, qui partageait plusieurs identifiants et caractéristiques avec le sien.

Entre le 24 et le 30 septembre, ce compte aurait servi à poser des questions sur la fabrication, la personnalisation, l’installation, l’enregistrement de la voix, les tests, la dissimulation et l’accès à distance d’un appareil, ainsi que sur le Wi-Fi et le stockage chiffré.

Certaines requêtes correspondraient à l’appareil retrouvé. Les sources consultées ne font état d’aucune poursuite contre elle.

OpenAI affirme prendre très au sérieux la protection de sa technologie, de ses données et de ses employés, et traiter l’affaire comme une question d’importance nationale. Elle indique n’avoir trouvé aucun signe qu’il ait eu accès aux poids de ses modèles, à son code source ou aux données de ses clients, ni qu’il les ait exfiltrés.

D’après le San Francisco Standard, l’entreprise a utilisé ses propres modèles d’IA pour l’identifier, a alerté le FBI et l’a licencié le jour de son arrestation, après avoir restreint ses accès.

L’accusé encourt jusqu’à cinq ans de prison, et 250 000 dollars d’amende.

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