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Gemini 4 Argon passe un cap : déploiement mondial et bonne surprise pour les abonnés Pro

Le 30 septembre, Google présentait Gemini 4 Argon, son nouveau modèle d’IA haut de gamme. Par contre, il ne disait pas quand on pourrait s’en servir. Seules des équipes de cybersécurité triées sur le volet (membres du Fairwind Program) y avaient accès.

Ce mardi 13 octobre, Google déploie Argon à l’échelle mondiale pour les développeurs, les entreprises et les abonnés payants de Google AI. Pour nous, utilisateurs, le modèle arrive dans l’application Gemini et dans le Mode IA du moteur de recherche Google.

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Côté particuliers, Argon est réservé aux abonnés Google AI Pro et Ultra. La version gratuite de Gemini et l’offre AI Plus, à 4,99 euros par mois, n’y ont pas accès. En France, Google facture AI Pro 21,99 euros par mois et AI Ultra à partir de 99,99 euros. Fin septembre, Google ne citait que les abonnés Ultra parmi les premiers servis. C’est donc une bonne surprise pour les abonnés Pro.

Pour coder avec Antigravity, en revanche, il faut passer à l’abonnement Ultra. Google Antigravity est la plateforme de développement de Google où des agents IA écrivent et testent le code. Elle ne propose Argon qu’aux abonnés Ultra. Les développeurs Android peuvent aussi utiliser le modèle dans Android Studio, soit via Antigravity dans la version de test Canary, soit via l’offre payante de l’API Gemini.

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Les développeurs qui passent par l’API paient en fonction de leur consommation, comptée en jetons. Un jeton (token) correspond à un morceau de mot. Jusqu’au 30 novembre 2026, Google fait un prix de lancement : 2 dollars par million de jetons envoyés au modèle (environ 1,80 euro HT) et 10 dollars par million de jetons générés (environ 8,90 euros HT). Ensuite, le prix double, à 4 et 20 dollars (environ 3,60 et 17,90 euros HT). Les jetons déjà envoyés et gardés en cache coûtent 95 % moins cher.

Au tarif normal, Argon coûtera autant que Claude Opus 5.5, le modèle haut de gamme d’Anthropic. Il restera moins cher que GPT-6 Astra d’OpenAI, facturé 10 et 50 dollars.

Google ouvre aussi le Fairwind Program à des centaines de nouveaux partenaires. Ils reçoivent une version d’Argon sans les garde-fous qui limitent ses capacités en cybersécurité. Côté recherche, 10 000 scientifiques pourront aussi utiliser gratuitement le niveau d’usage le plus élevé d’Antigravity pendant six mois, sur candidature.

Google présente Argon comme un modèle pensé pour les tâches longues et complexes, dans le code, la finance, le droit, la cybersécurité ou la recherche scientifique. Via l’API, il peut générer jusqu’à 1 million de jetons en une seule réponse,. Il peut donc travailler sur de gros projets sans s’interrompre.

Dans l’application Gemini, Google promet des réponses plus directes et avec moins de répétitions. Un bouton permet aussi de passer de la discussion aux tâches, que Gemini peut accomplir même quand on n’est pas devant son ordinateur. L’assistant se connecte désormais à plus de 40 applications, dont Instacart, OpenTable, Adobe et Shopify. Sur Mac, l’application Gemini intègre en plus l’interface de code d’Antigravity.

Pour appuyer ces promesses, Google cite surtout l’usage qu’en font ses propres équipes. Selon l’entreprise, Argon leur a permis de soumettre plus de 35 % de code supplémentaire écrit par des agents IA. Les retours en arrière, c’est-à-dire les modifications qu’il faut annuler parce qu’elles cassent quelque chose, ont baissé de près d’un tiers. L’équipe de Chrome s’en est aussi servie pour réorganiser un dossier d’environ 6 millions de lignes de code, sur les 40 millions que compte Chromium, la base de code de Chrome. Le travail a pris quelques semaines au lieu de plusieurs mois.

Google met aussi en avant la robotique dans un billet destiné aux développeurs. Argon y obtient 87 % à ERQA, un test qui mesure la capacité d’un modèle à résoudre des problèmes physiques dans un environnement en 3D. Lors d’un essai interne, Argon a regardé la vidéo d’une personne qui jouait au cornhole (un jeu où l’on lance des sacs sur une planche percée). Il a ensuite écrit le code de simulation qui a permis à Apollo, le robot humanoïde d’Apptronik, de réussir sept lancers d’affilée.

Sur les benchmarks, Google met en avant la première place d’Argon au Vals Index. Ce classement de la société Vals AI évalue les modèles sur des tâches de finance, de code, de droit et de fiscalité. Argon y obtient bien 68,9 %, contre 67 % pour Claude Opus 5.5. Restons prudents sur ce point, car le cabinet indépendant Artificial Analysis le classait huitième au général début octobre, cinq points derrière Claude Opus 5.5.

Les abonnés Pro et Ultra peuvent choisir Argon dans l’application Gemini à partir de ce mardi. Les développeurs, eux, ont jusqu’au 30 novembre pour profiter du prix de lancement de l’API.

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J'ai rejoint officiellement Frandroid en janvier 2017. Je fais donc partie des meubles aujourd'hui en essayant de ne pas prendre la poussière. Après avoir géré quelques années l'univers smartphones et hérité du rôle de rédacteur en chef adjoint, j'ai eu l'honneur d'être nommé rédacteur en chef en 2024 pour gérer la grande équipe d'experts qui animent Frandroid. J'apprends donc une nouvelle dimension managériale sans pour autant quitter mon rôle premier qui est d'écrire des articles. J'aime la tech, mes collègues, les mangas, Donjons et Dragons, le piano et les anecdotes inutiles.

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