En renouvelant sa gamme d’écouteurs Live, JBL a eu une idée. Et une bonne idée : quel que soit le besoin ou le format, chaque utilisateur trouvera une réponse à moins de 200 euros. Avec les Buds, la marque audio joue la carte de la discrétion et du confort, sans oublier la complétude habituelle. Mais quelles sont les concessions pour arriver à ce format ? Réponse dans ce test.
C’est en mai 2026 que JBL a renouvelé tous ses écouteurs milieu de gamme, réunis sous la gamme « Live ». Cette famille a plusieurs points communs. Le premier est le tarif au lancement : 199 euros. À l’heure où nous écrivons ces lignes, ce n’est plus vraiment le cas. Les Live Beam 4 ont vu leur prix largement chuté sous la barre des 150 euros. Le deuxième est la compatibilité avec la réduction de bruit active. Le troisième point commun est le boitier intelligent, signature des écouteurs JBL.
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La gamme est formée de trois modèles, dont chaque membre s’appuie sur son propre positionnement pour s’adapter à tous les gouts. Les Live Flex 4, des écouteurs semi-ouverts qui se positionnent face aux AirPods 4 ANC. Les Live Beam 4, des écouteurs intra-auriculaires plus classiques avec une tige pour le micro, les contrôles et la batterie. Un peu comme les AirPods Pro 3. Et enfin les Live Buds 4, des écouteurs intra-auriculaires au format bouton. Quels sont les atouts de ce format ? Quelles sont les évolutions par rapport aux Live Buds 3 de 2024 ? Réponses dans ce test complet.
Le prix public conseillé des Live Buds 4 s’élève à 199 euros, le même montant que les Beam 4 et les Flex 4. Les Live Buds 4 ne subissent pas d’inflation puisque leurs prédécesseurs ont été lancés au même prix en 2024. Depuis leur lancement et comme pour les deux autres paires d’écouteurs, le prix des Live Buds 4 a baissé sur le site officiel et chez les distributeurs. Il s’élève désormais à 178 euros.
Le format des Live Buds 4 est moins populaire que celui des Live Beam 4. De fait, les concurrents sont moins nombreux sur le segment des intra-auriculaires bouton autour de 200 euros. Nous en comptons tout de même quelques-uns. Les plus connus sont les QuietComfort Earbuds de Bose (modèle non-Ultra) et les Linkbuds S de Sony. Ces deux paires ont été lancées en 2024 à 199 euros. Intégrons également à cette liste les WF-1000XM5 de Sony et les Pixel Buds Pro 2 de Google. Ces anciens écouteurs haut de gamme sont sortis en 2024 à plus de 200 euros. Vous les retrouvez désormais à moins de 200 euros.
Les Live Buds 4 sont disponibles depuis juin 2026. Ils se déclinent en quatre couleurs : sable, bleu, argent et noir. Dans la boite, les écouteurs sont accompagnés de leur éternel boitier de chargement. Vous y retrouvez aussi trois paires d’embouts en silicone, en plus de celle installée par défaut. Les tailles s’échelonnent de XS à L, en passant par S et M. Comme pour les autres écouteurs « Live 4 », les Live Buds 4 ne sont pas livrés avec un câble USB-C pour charger le boitier.
Démarrons ce test en faisant le tour du propriétaire. Les Live Buds 4 ressemblent naturellement beaucoup aux Live Buds 3. Nous retrouvons des écouteurs très compacts et très discrets. Cependant, en regardant de plus près, nous observons des différences. La partie intra-auriculaire a été affinée pour mieux s’adapter à toutes les morphologies auriculaires, tandis que la partie externe a été agrandie.
Remarquez aussi le léger changement visuel de la surface externe des écouteurs : la finition est toujours brillante avec la griffe de la marque, mais elle est désormais affublée de rayures diagonales coordonnées avec le coloris des écouteurs. C’est un peu plus visible, mais plus élégant aussi.
Les écouteurs sont toujours protégés contre la sueur et la pluie (certification IP55) pour accompagner tous les sportifs. Les écouteurs sont légèrement plus lourds que leurs prédécesseurs : 4,8 grammes contre 4,6 grammes. Ce nouveau poids les rapproche un peu plus des Live Beam 4 (4,85 grammes). Heureusement, cette petite évolution n’a pas d’incidence sur le confort. Le port des Live Buds 4 est agréable, même sur la durée et le maintien reste ferme.
En revanche, l’agrandissement de la surface externe des écouteurs n’a pas d’incidence sur les contrôles. Ces derniers n’ont pas évolué : non seulement il n’y a pas de nouveaux gestes pour profiter de la largeur des écouteurs, mais les gestes sont les mêmes, basés sur des tapotements. Chaque écouteur prend en charge cinq gestes, mais quatre sont personnalisables. Vous avez donc huit possibilités (quatre par écouteur) pour onze options différentes. C’est sûr qu’il faut faire un choix. Prendre en charge les glissements (notamment pour le volume), comme Bose, serait un atout.
La surface tactile des Live Buds 4 est très réactive et très facile à atteindre avec les doigts. Elle l’est peut-être même un peu trop : à de nombreuses reprises, nous avons activé les gestes tactiles simplement en positionnant les écouteurs dans les oreilles ou en vérifiant le maintien. Aucune conséquence grave. Juste un petit agacement.
Le boitier des Live Buds 4 est identique à celui des Live Flex 4 et Live Beam 4. Et il s’appuie évidemment sur les acquis de la génération précédente. L’écran tactile n’est pas plus grand, mais les bordures sont optimisées. En outre, JBL a créé un véritable système d’exploitation pour le rendre encore plus pratique. Ainsi, les contrôles que vous n’avez pas avec les fonctions tactiles, vous les retrouvez avec le boitier (et bien plus encore). Le boitier sait également quand il est ouvert ou fermé et adapte l’orientation en conséquence.
Le boitier pèse 73 grammes. Il est assez épais. Il est positionné à l’horizontale. Il intègre un port USB-C pour la recharge, un voyant lumineux (qui vient en doublon des informations de l’écran) et un bouton pour la mise en marche et l’appairage. Le mécanisme d’ouverture du boitier est ferme, mais il reste largement utilisable à une seule main.
À l’intérieur de chaque écouteur, nous retrouvons, entre autres, un transducteur unique de 10 mm avec amplificateur dédié que vous retrouvez également dans les autres écouteurs de la gamme Live. En conservant cette architecture classique, l’objectif est ici simple : retrouver la signature sonore typique de JBL, très portée sur des basses qui percutent et une mise en avant des voix. Et ce, quelle que soit la paire d’écouteurs utilisés.
JBL affirme qu’il ne s’agit pas strictement de la même architecture, promettant une couverture du spectre audible de 20 Hz à 40 kHz et offrant à ces écouteurs la certification Hi-res Audio. Mais il nous semble évident que les modifications sont de l’ordre de l’optimisation. Le résultat est très proche de notre expérience avec des écouteurs des 3e et 4e générations.
Par défaut, nous retrouvons ici une scène sonore ample, couvrant très bien le spectre de 30 Hz à 20 kHz (au-dessus et en dessous, la puissance est fortement en retrait). Mais la scène sonore n’est pas forcément très linéaire : les basses sont très énergiques et les voix sont bien mises en avant. La sibilance est une fois encore bien maitrisée. Enfin, les hautes fréquences vont scintiller. Cette signature audio typique de JBL flatte les oreilles, mais va écraser certains détails.
Comme toujours avec JBL, les Live Buds 4 sont accompagnés d’une multitude d’outils pour contrebalancer et optimiser l’écoute selon vos gouts et selon votre audition. Test de maintien, test auditif et égaliseur adaptatif. Profil audio personnalisé. Égaliseur complet sur 10 bandes. C’est toujours très complet.
Côté codec, les Live Buds 4 sont strictement identiques aux Live Beam 4. Nous retrouvons les codecs AAC, SBC, LDAC pour la caution hi-res, et la norme LE Audio (incluant logiquement le codec LC3). Comme les autres Live 4, les Live Buds 4 prennent en charge le son spatial sans suivi des mouvements de la tête qui ajoute un peu de réverbération. L’effet est chouette avec un album live, mais pas forcément utile avec des morceaux enregistrés en studio.
Pour bien profiter de sa musique, les Live Buds 4 sont compatibles avec la réduction de bruit active, prise en charge par des micros qui n’ont pas changé de place (3 sur chaque écouteur). Certains de ces micros sont positionnés derrière des grilles (comme pour les Live Buds 3), les rendant moins sensibles aux bruits du vent.
Couplée à une isolation phonique très correcte, l’ANC est ici très similaire à celle des Live Beam 4 : meilleure que celle des Live Buds 3, elle très efficace sur les basses fréquences et un peu moins sur les voix et les bruits aigus. Pourtant, nous notons une amélioration de la suppression des voix environnantes. Mais nous ne sommes pas au niveau des XM5, par exemple. Et encore moins des AirPods 3 Pro ou des XM6 sortis plus récemment (et vendus plus cher).
Le mode adaptatif gagne en réactivité par rapport aux changements brusques, même si nous continuons de préférer la réduction continue maximale. Le mode transparence, toujours très détaillé, gagne avec cette génération un rendu moins artificiel. Il y a un léger écho avec la voix de l’utilisateur. Mais c’est bien maitrisé. Enfin, l’effet d’occlusion est sensible, mais il est moins important qu’avec des XM5, par exemple.
Pour les appels, les Live Buds 4 sont très corrects. Les micros sont certes plus éloignés de la bouche qu’avec les Live Beam 4. Mais la captation est bonne et l’isolation de la voix efficace dans un milieu calme ou dans la rue : votre correspondant entend bien votre voix. Cependant, les Live Buds 4 n’étant pas équipés d’un capteur de vibration (contrairement aux XM5 et XM6), les écouteurs ne savent pas forcément quelle voix il faut garder et quelle voix il faut annuler. Résultat, dans un environnement bruyant, la suppression des bruits ambiants peut aussi toucher votre propre voix. Enfin, les bruits du vent, ici aussi, sont bien maitrisés.
Nous retrouvons aussi les services JBL que nous avons rencontrés avec les Live Flex 4 et les Live Beam 4. Le mode Talk Thru qui met en pause la musique pour entamer une discussion. Le mode détente qui crée un mix sonore de bruits pour vous aider à vous concentrer. En revanche, pas de mode « appel privé » ici. Et ce n’est pas très grave : il ne nous a pas totalement convaincus avec les Live Beam 4. Il n’y a pas non plus de mode « relais audio » avec le boitier de charge non plus. Son absence est plus fâcheuse ici, car il permet de réduire considérablement la latence des écouteurs TWS. Pour en profiter, il faut se tourner vers les Tour One M3.
Pour contrôler finement les écouteurs, les personnaliser et les mettre à jour, JBL fournit une application dédiée appelée « JBL Headphone », compatible iOS et Android. Son design est sympa. Son ergonomie est intuitive. Et surtout elle est hyper complète (dans la limite de ce qui est autorisé, bien évidemment), puisqu’elle permet de gérer finement le profil audio des écouteurs, d’activer ou non certaines fonctions avancées et d’améliorer l’expérience de l’utilisateur.
L’atout majeur des Live Buds 4 est évidemment le boitier intelligent : l’écran tactile couleur et Smart OS 3.0 sont une excellente idée. Grâce à eux, vous pouvez gérer les écouteurs sans avoir à sortir votre téléphone. Et l’écran tactile compense en partie le nombre relativement restreint d’actions possibles avec les écouteurs. Mais cette idée à deux défauts. D’abord, au quotidien, elle n’est pas si utile. Le boitier est souvent rangé dans un sac, tandis que le smartphone est à portée de main. Qui va donc sortir le boîtier pour contrôler la musique, le volume sonore ou la réduction de bruit plutôt que le smartphone ? Le deuxième défaut est la consommation d’énergie.
Pour comprendre ce second problème lié à l’écran tactile, donnons un peu de contexte. Les Live Buds 4, comme les Live Beam 4, sont équipés d’une batterie de 65 mAh. C’est un chiffre dans la moyenne supérieure du marché, Bose étant la seule marque à proposer une batterie plus importante dans un écouteur bouton. Les autres concurrents se positionnent plutôt autour des 55 mAh. Côté boitier, la batterie intégrée est également parmi les meilleures : 680 mAh, comme les Live Beam 4. D’où son poids et son épaisseur, un peu plus élevés.
La promesse de JBL sur l’autonomie des écouteurs est de 10 heures sans la réduction de bruit active et 8 heures avec l’ANC. Notez que ces chiffres sont annoncés avec le codec AAC, mais pas avec le codec LDAC, et à 50 % du volume sonore. Attendez-vous donc à une autonomie moindre avec le codec hi-res (passant de 10 heures à 8 heures environ sans ANC) et à un temps d’écoute légèrement supérieur en réduisant le volume. Vous pouvez aussi optimiser l’endurance des écouteurs en activant les options d’économie d’énergie (lesquelles sont désactivées par défaut) : veille automatique et arrêt automatique.






