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C’est en scrutant l’activité du réseau domestique de ses parents, administré à distance, que celui qui se présente sous le pseudonyme de Nomad sur X a repéré une anomalie invraisemblable.
Leur machine à café connectée, une Keurig K-Supreme SMART, avait généré 1 008 gigaoctets de trafic en dix jours et neuf heures.
Le message du 6 octobre, où l’informaticien tentait d’interpeller la marque, a été vu près de deux millions de fois, relayé et commenté à foison sur Hacker News, chacun cherchant à comprendre ce qui avait pu se passer.
Hey uh, @Keurig – what the hell is a COFFEE MACHINE uploading, let me double check…ONE FUCKING TERABYTE OF DATA IN 10 DAYS!?!?Immediately unplugging that. Getting my parents a new coffee machine. pic.twitter.com/tTHMYC7hND
L’hypothèse la plus partagée est celle du bug, que privilégie aussi Nomad. Un téraoctet en dix jours représente un flux continu d’environ 1,1 mégaoctet par seconde, un volume que beaucoup jugent impossible à justifier. Ils imaginent plutôt une erreur d’unité, comme un délai prévu en secondes mais lu en millisecondes, ou une boucle qui renvoie des paquets sans jamais marquer de pause.
Rien ne permet pourtant de l’affirmer, d’autant que la politique de confidentialité de Keurig évoque le partage de données sur les habitudes de consommation de café, pas l’analyse du réseau.
Pour l’heure, il faudra malheureusement se contenter de ces pistes. Au 9 octobre, Keurig n’avait pas réagi publiquement et Nomad a quant à lui renoncé à enquêter, jugeant qu’il ne valait pas la peine de garder connecté un objet capable de dérailler ainsi.
Il a assuré qu’il offrirait une nouvelle cafetière à ses parents, estimant que l’épisode leur servirait de leçon. Sur Hacker News, certains regrettent que la machine n’ait pas été confiée à un chercheur en sécurité.
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