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La nouvelle IA de Meta pulvérise un record de collecte de données, c’est du jamais vu

Meta a lancé Muse, un agent capable d’exécuter des tâches à la place de son utilisateur. Une étude a comparé les données récoltées par les principaux assistants du marché. Son résultat place l’application de la firme américaine dans une catégorie à part.

Les agents IA ne se contentent plus de répondre aux questions. Ils réservent une table, trient la boîte mail et surveillent un budget. Encore faut-il leur ouvrir les portes du téléphone. Chez Meta, un pendentif baptisé Muse Charm doit même prolonger l’agent hors de l’écran en décembre. Aux États-Unis, l’application a pris la tête des téléchargements gratuits dès sa première semaine. Cette autonomie a un prix rarement affiché.

Meta n’en est pas à son premier reproche. Cinq applications du groupe figurent déjà dans le classement des programmes les plus intrusifs de l’App Store. Le lancement de Muse relançait donc la question. Pour y voir clair, une société de cybersécurité a passé treize assistants au crible, en comparant les fiches de confidentialité publiées par chaque éditeur sur la boutique d’Apple. Le verdict obtenu ne laisse aucune place au doute.

Surfshark place Meta AI en tête avec 33 types de données sur les 35 répertoriés par Apple. Muse suit immédiatement avec 31, loin devant Google Gemini et ses 24 catégories, puis ChatGPT et ses 17. La moyenne du panel tombe à 13. Autrement dit, les deux applications du groupe américain récoltent plus du double de leurs rivales. Ce trio de tête est aussi le seul à déclarer l’origine ethnique, l’orientation sexuelle, les opinions politiques ou les marqueurs biométriques.

Un agent autonome réclame mécaniquement davantage qu’un simple robot conversationnel. Quatre services du panel seulement relèvent la position géographique précise de leur utilisateur, les deux applications maison comprises, quand tous les autres se contentent d’une localisation approximative. Pour réserver ou payer, Muse demande l’accès aux agendas, aux courriels et aux comptes bancaires, puis croise ces informations avec l’historique des échanges. Par défaut, l’entreprise exploite ces conversations pour entraîner ses modèles. Chacun peut le désactiver dans les paramètres de l’appli. D’autres assistants fonctionnent avec beaucoup moins. Pi, Duck.ai et Mistral Vibe ferment la marche du classement, le premier se limitant à l’identifiant, à l’interaction produit et aux rapports de plantage.

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