L’arrêt du Qu n’est pas pour tout de suite

Le « Q-Day » pourrait avoir lieu aux alentours de 2030 - 2035, même si actuellement les machines quantiques rencontrent de nombreuses limitations. Les pays et les services de renseignements se préparent car la guerre fait déjà rage sur les financements, les brevets et les ingérences avec des laboratoires de recherche sous surveillance.
La Cour des comptes vient de mettre en ligne un rapport sur le soutien de l’État à l’informatique quantique. Il s’agit de faire le point sur la stratégie nationale quantique (SNQ) avec 1,8 milliard d’euros (dont 1,5 milliard de fonds publics) sur la période 2021 à 2025. L’institution rappelle qu’Emmanuel Macron a annoncé en mai 2026 une rallonge d’un milliard d’euros pour l’ensemble des technologies quantiques d’ici à 2030.
La France doit mobiliser davantage de capitaux
Pour la Cour, c’est insuffisant : « la France doit désormais mobiliser davantage de capitaux privés, préciser ses choix stratégiques et développer des partenariats européens ». Elle estime que les besoins de la filière française de l’informatique quantique (publics et privés confondus) s’élèvent « à plus de 1,5 milliard d’euros sur la période 2026 - 2028 ».
Le cas de la France doit aussi s’apprécier au regard du reste du monde. Les « autres grands pays développés » augmentent leur financement sur le calcul quantique et la Cour en arrive à la conclusion que les financements français « sont désormais insuffisants ».






