Permettant de stocker nos données, les SSD (Solid State Drive) sont à présent des incontournables au sein de nos ordinateurs, de bureau comme sur les PC portables.
Si ces derniers se cantonnaient à l’origine à un format 2,5 pouces, le marché est maintenant tourné vers le format M.2, plus compact et plus facile à installer, en se clipsant simplement sur la carte mère.
Si vous avez besoin d’acheter un SSD NVMe, pressez-vous ! En effet, avec la crise de la mémoire RAM, les SSD voient eux aussi leur prix flamber. Et ça ne va pas s’arranger avant quelque temps…
Le géant coréen est depuis quelques années le leader incontesté sur le marché des SSD haut de gamme. Disponible dans des capacités allant de 1 To à 4 To, il est construit autour de mémoire TLC.
Premier constat : les débits sont excellents, avec près de 7,4 Go/s en lecture et 6,9 Go/s en écriture. Si les performances sont bien au rendez-vous, la consommation se révèle cependant élevée et le disque chauffe rapidement. On vous recommande donc chaudement de l’installer sous un dissipateur, qu’il soit fourni avec votre carte mère ou vendu à part.
Si vous voulez ce qui se fait de mieux en 2026, optez pour le 9100 Pro de Samsung, qui est le successeur du 990 Pro. Il tire pleinement parti de l’interface PCIe 5.0, ce qui lui permet d’atteindre de très hauts débits allant jusqu’à 14,8 Go/s en lecture et 13,4 Go/s en écriture, un record. Il sera parfait pour les professionnels qui exploitent des charges de travail intensives. Il propose en outre de grosses capacités allant de 1 To jusqu’à 8 To.
Le P510 est un SSD haut de gamme qui n’en a pas le prix. Il dispose de vitesses de lecture/écriture allant jusqu’à 11 Go/s en lecture et 9,5 Go/s en écriture. Il est compatible PCIe Gen 5 et rétrocompatible PCIe 4.0.
Le petit frère du P510 est compatible uniquement PCIe 4, et propose ainsi des vitesses de transfert inférieures mais parfaitement honnêtes. Surtout, il reste peu cher, ce qui est rare en ce moment. Un bon rapport qualité/prix.
Équipé d’une mémoire TLC et disponible en version 1 To, 2 To et 4 To, il propose des débits en lecture jusqu’à 7,1 Go/s et 6 Go/s en écriture théoriques.
Vous connaissez certainement les disques durs, qui équipent nos ordinateurs depuis plusieurs dizaines d’années maintenant. Si ces derniers sont maintenant éprouvés et proposent des capacités de stockage toujours plus importantes, ils restent malheureusement limités sur le plan des performances. Pour rappel, ces derniers fonctionnent de façon « mécanique » avec des plateaux tournant à haute vitesse et parcourus par des têtes de lecture/écriture.
Les SSD quant à eux, utilisent de la NAND, un type de mémoire flash offrant des performances supérieures tout en étant en général plus compacts que nos disques durs classiques. Les SSD (et SSD M.2) sont en fait de grosses clés USB puisqu’ils utilisent le même type de mémoire que ces dernières.
Comparativement, les disques durs offrent, à tarif équivalent, un espace de stockage plus important que les SSD et sont plus indiqués que ces derniers pour le stockage des données sur le long terme. À l’inverse, les SSD sont moins durables, mais bien plus efficaces qu’un disque dur pour accueillir votre système d’exploitation et vos jeux par exemple.
On recommandera donc en général d’utiliser un SSD pour le système d’exploitation et les jeux les plus gourmands, et d’y adjoindre un disque dur, avec plus d’espace pour stocker vos documents, médias et autres données qui n’ont pas besoin d’être accessibles très rapidement.
Un SSD M.2 s’installe, comme son nom l’indique, sur un connecteur M.2 et donc, directement sur la carte mère de votre ordinateur. Toutes les cartes récentes sont équipées de cette connectique et il vous suffira de consulter le manuel de cette dernière pour vérifier la présence de ce port et sa compatibilité avec la norme NVMe permettant d’obtenir les meilleures performances.
Pour l’installation, repérez simplement le connecteur M.2, retirez la vis de fixation et/ou l’éventuel dissipateur thermique. Installez ensuite le disque dans le connecteur et fixez parallèlement à la carte à l’aide de la vis et/ou du dissipateur thermique. Si votre carte est équipée d’un tel dispositif, pensez à retirer le plastique de protection présent sur la pâte thermique normalement présente sous le dissipateur.
En parcourant les fiches techniques des SSD, vous avez sans doute noté que pour chaque référence, le type de mémoire flash utilisée est précisé. On distingue actuellement 4 types principaux sur les différents SSD du marché, qui influent directement sur les performances des SSD. Cette liste est ordonnée du plus performant et durable (et plus cher) au moins performant et durable (et donc moins cher) :
Pour pallier les problèmes de performance des mémoires moins onéreuses, les constructeurs utilisent souvent une mémoire cache plus performante. Ainsi, sur de petites opérations, les SSD équipés d’une mémoire cache SLC (par exemple) profiteront de performances très correctes. Nous abordons ce point un peu plus loin sur cette page.
En dehors de quelques cartes mères ultra haut de gamme, la grande majorité des PC ne dispose que deux emplacements NVMe. Il est toutefois possible d’en ajouter plus via des cartes d’expansion PCI Express. Un modèle basique pouvant accueillir un PCI Express 3.0 ne coûte qu’une vingtaine d’euros. Pour une centaine d’euros, on trouve des modèles capables à 4 emplacements câblés en PCI Express 4.0. De quoi faire le plein de stockage ultra rapide sans se ruiner.
Il existe deux « types » principaux de SSD M.2 : ceux compatibles SATA (protocole AHCI) et ceux compatibles PCI Express (protocole NVMe). Ces deux normes ne sont pas forcément dépendantes de la connectique, mais définissent le bus utilisé par le système pour accéder au stockage. Pour expliquer les choses simplement, il faut comprendre que la norme SATA (Serial ATA) a été à l’origine créée pour les disques durs et autres lecteurs optiques dont les débits n’étaient pas les mêmes que ceux de nos disques SSD.
Ainsi, la norme SATA plafonne dans sa version 3 à 600 Mo/s. Vous pourriez utiliser le SSD le plus costaud du marché, il ne pourrait pas dépasser ce débit si vous l’utilisez en SATA. La norme NVMe (Non-Volatile Memory Express) a été spécifiquement conçue pour les disques à mémoire flash et utilise le bus PCI Express, bien plus performant.
La plupart des SSD M.2 vendus sur le marché sont maintenant estampillés NVMe et, de la même façon, l’immense majorité des cartes mères récentes sont compatibles avec ces disques. Grâce à cela, vous pourrez obtenir des débits de plusieurs Go/s.
À peine le PCI-Express 4.0 démocratisé que son successeur est déjà là, introduit avec les processeurs Intel de 12e génération. La bande passante de l’interface est doublée et les premiers disques compatibles semblent montrer une augmentation des débits dans le même ordre de grandeur.
Comparativement à un disque dur classique, un SSD ne vous apportera pas un réel gain de performance. N’espérez donc pas augmenter significativement le nombre d’images par secondes dans vos jeux préférés. Le processeur et la carte graphique sont ici beaucoup plus importants et auront un vrai impact sur les performances.
En revanche, grâce à ses temps d’accès réduits et aux meilleurs débits qu’il propose, le SSD réduira très significativement les temps de chargement. Ainsi, tous les jeux profiteront d’un démarrage et de chargements des environnements ou des maps plus rapides. Certains titres très gourmands (les mondes ouverts principalement) profiteront également d’une expérience plus « fluide ». L’utilisation de SSD ultra rapide sur la PS5 et les Xbox Series a ouvert la porte à une meilleure exploitation des SSD dans les jeux, avec par exemple des temps de chargement quasi absents.
Pour un PC gamer, le meilleur SSD NVMe M.2 gaming est celui qui combine débits élevés, faible latence et capacité suffisante pour stocker plusieurs jeux AAA. Voici nos recommandations selon le budget :
Pour la PS5, tout SSD NVMe M.2 PCIe 4.0 d’au minimum 1 To fait l’affaire, le Samsung 990 Pro et le Crucial P310 sont tous deux compatibles.
La hausse tient à une pénurie structurelle de mémoire NAND flash. La demande explosive des centres de données dédiés à l’IA – portée par des acteurs comme Google, Amazon ou Nvidia – absorbe une part croissante de la production mondiale, au détriment du marché grand public. Les prix contractuels de la NAND ont ainsi bondi de 70 à 75 % au deuxième trimestre 2026, et les SSD NVMe auraient augmenté d’environ 115 % en un an selon plusieurs estimations. Et les nouvelles ne sont pas bonne : aucune détente significative n’est attendue avant 2027.
Besoin d’un SSD pour votre PlayStation 5 ? Nous avons listé pour vous les SSD compatibles PS5 et fait un guide d’installation, pour vous aider à monter votre PC gamer.






