Le vidéoprojecteur Xgimi Mira est disponible depuis le mois de juillet 2026 et vient élargir le catalogue de la marque chinoise sur le segment très disputé de l’ultra courte focale. Outre une fiche technique très intéressante, il se positionne comme un modèle d’entrée de gamme à 1700 euros environ à l’heure de l’écriture de ces lignes. Contrairement au Mira Pro, son grand frère annoncé au même moment, cette version dite « standard » mise donc sur un tarif nettement plus accessible tout en conservant l’essentiel de la recette qui a fait le succès du Aura 2 de la même marque.
La principale différence avec le Mira Pro tient à la luminosité : là où le Mira plafonne à 2000 lumens ISO, la version Pro grimpe à 3000 lumens ISO, un atout dans une pièce plus lumineuse. Le reste de la fiche technique (triple laser RGB, puce DMD de 0,39 pouce, Dolby Vision, son Harman Kardon de 36 watts) est quasiment identique. Le Mira Pro est affiché à 1999 euros, soit environ 300 euros de plus.
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Doté d’une source lumineuse triple laser RGB annoncée à 2000 lumens ISO, il promet une image Ultra HD simulée, compatible Dolby Vision, HDR10+ et HLG. Animé par Google TV avec son lot d’applications, il embarque également l’assistant Gemini.
L’appareil ne nécessite qu’environ 19 centimètres de recul pour restituer une image de 100 pouces de diagonale, et peut grimper jusqu’à 120 pouces selon la configuration retenue. La partie sonore a été confiée à Harman Kardon avec un système de 36 watts au total.
Le positionnement du Mira est particulièrement intéressant à l’heure où l’ultra courte focale 4K triple laser, longtemps réservée aux modèles premium dépassant les 3000 euros, entame sa démocratisation. Le Mira se retrouve face à des concurrents directs comme le Hisense PT1, disponible à un tarif comparable.
J’ai pu passer plusieurs jours en compagnie de cet appareil pour en dresser un bilan complet, entre promesses tenues et compromis assumés.
Le vidéoprojecteur Xgimi Mira testé nous a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Extra Bright Eden 240C disponible dans la boutique Son-Vidéo.com, un modèle spécialement conçu pour les vidéoprojecteurs à ultra courte focale. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs en accord avec ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs à ultra courte focale afin de pouvoir les comparer.
La très grande majorité des vidéoprojecteurs sont déclinés en noir ou en blanc, à l’image de l’Epson EH-LS800. Xgimi, lui, a choisi pour le Mira une teinte beige baptisée Moonlight Sand, déjà utilisée sur l’Aura 2.
Cela tranche avec la sobriété habituelle du segment et confère à l’appareil une allure plus chaleureuse, presque domestique, qui rappelle davantage un objet déco qu’un équipement home cinéma. Le châssis reste relativement compact, bien plus que le Leica Ciné 1 ou même l’Aura 2, puisqu’il mesure 46,4 cm de large pour 26,8 cm de profondeur et seulement 12,2 cm de hauteur.
Le poids est l’une des grandes surprises de ce modèle : à peine 4,8 kg sur la balance, contre près de 9 kg pour l’Aura 2, ce qui facilite grandement sa manipulation et son installation sur un meuble TV classique, même s’il faut reconnaître que cela n’est pas le genre d’appareil que l’on déplace tous les jours.
Une bonne partie de la surface supérieure et des flancs (avant et arrière) est recouverte d’un tissu acoustique gris clair particulièrement agréable au toucher, donnant une impression de bonne qualité générale. Le reste du châssis est composé d’un plastique de teinte assortie, dont la finition reste très correcte sans toutefois rivaliser avec le métal brossé employé sur le PX3-Pro de Hisense, par exemple.
Notez que Xgimi revendique le fait d’avoir appliqué un traitement nanotechnologique hydrophobe sur ce revêtement textile, inspiré du principe de la feuille de lotus, afin de limiter la pénétration des liquides en cas de projection accidentelle et de faciliter l’entretien au quotidien.
À la différence de l’Aura 2 ou de l’Aura 3, le Mira ne dispose pas de trappe permettant de dissimuler l’objectif lorsque l’appareil n’est pas utilisé, ce qui laisse la lentille exposée à la poussière ambiante. C’est regrettable mais pas rédhibitoire.
Le vidéoprojecteur repose sur quatre petits patins qui ne sont malheureusement pas réglables en hauteur, contrairement à ce que proposent certains concurrents comme le Hisense PX3-Pro ou le Formovie Theater Premium.
Notez la présence d’un bloc d’alimentation externe assez imposant, qu’il faudra prévoir de dissimuler derrière le meuble TV, contrairement à d’autres modèles qui intègrent directement le transformateur dans le châssis.
Toutes les connectiques du Xgimi Mira sont regroupées à l’arrière du châssis, une disposition classique sur ce type d’appareil. Dommage de ne pas voir un port HDMI et un connecteur USB-A sur le côté, ce qui aurait facilité les branchements occasionnels. À l’arrière donc, on peut compter sur la présence de trois entrées HDMI, dont l’une compatible eARC pour le retour audio vers une barre de son ou un amplificateur. Une console de jeu, un lecteur Blu-ray Ultra HD et un boîtier multimédia peuvent ainsi être branchés simultanément sans compromis.
La télécommande livrée avec le Xgimi Mira adopte un format compact et léger, très agréable en main, bien loin des pavés numériques imposants que l’on trouve encore chez certains constructeurs. Elle est similaire à celle qui accompagne les autres produits de la marque.
Elle fonctionne en Bluetooth, ce qui évite d’avoir à pointer précisément l’appareil pour le contrôler. Elle intègre également un microphone permettant de solliciter directement Google Assistant, ou désormais Gemini, pour lancer une recherche ou piloter certaines fonctions à la voix.
Seul vrai reproche à lui adresser (et encore), son rétroéclairage n’est que partiel, ce qui peut compliquer l’identification de certaines touches dans une pièce plongée dans l’obscurité totale, une situation pourtant fréquente lors d’une séance de cinéma.
On apprécie la présence de touches d’accès direct aux plateformes de streaming les plus populaires (Netflix, YouTube et Prime Video). Un bouton est personnalisable pour lancer une application favorite. Pour le reste, l’ergonomie reste convaincante avec des touches classiques pour le volume, la navigation et l’accès rapide aux paramètres d’image.
Le vidéoprojecteur Xgimi Mira est livré sans écran. Vous avez donc le choix de projeter l’image directement sur un mur ou sur un écran. Dans le premier cas, je recommande une surface la plus plane possible. Le choix d’un écran spécifique reste cependant le meilleur.
Un écran permet de tirer le meilleur de la vidéoprojection, plus encore avec un modèle à ultra courte focale. Des écrans conçus spécialement pour ces derniers existent. Comptez entre 500 et 2700 euros environ pour des écrans de différentes tailles.
Comme tous les autres modèles à ultra courte focale, la première étape de l’installation du vidéoprojecteur consiste à le placer à seulement quelques centimètres du mur ou de l’écran. Pour le Mira, il faut placer l’appareil à 19 cm de la surface de projection pour obtenir une image de 100 pouces.
Grâce à la technologie ISA 5.0 développée par Xgimi, l’appareil s’appuie sur différents capteurs pour automatiser à la fois l’alignement de l’image et la mise au point. Cependant, notez qu’il est toujours possible d’optimiser le résultat avec les réglages manuels. On peut utiliser 4 ou 8 points, selon le niveau de précision souhaité.
En outre, le système applique une correction numérique qui recadre les pixels afin de compenser les éventuelles distorsions liées à un mur qui ne serait pas parfaitement plat. Ce procédé fonctionne particulièrement bien sur une surface régulière, mais peut en revanche échouer sur un mur hétérogène, recouvert de papier peint ou présentant des éléments décoratifs en relief. Il y a également un menu spécifique pour modifier la colorimétrie du faisceau afin de l’adapter à la couleur de votre mur.
Comme plusieurs vidéoprojecteurs actuellement disponibles sur le marché, le Mira utilise une puce DMD de 0,39 pouce développée par Texas Instruments avec une source de lumière triple laser RGB et une matrice native Full HD. La grande majorité des modèles, notamment les plus chers, embarquent toutefois une puce de 0,47 pouce.
L’avantage d’une puce de 0,39 pouce est de proposer des vidéoprojecteurs plus compacts et abordables. En contrepartie, sa surface plus petite dégrade nettement le contraste natif (noirs plus grisâtres), complique la dissipation thermique et impose des contraintes optiques plus sévères qui pénalisent le piqué d’image.






