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Qu’il semble loin le temps où la 5G en était à ses balbutiements. Presque six ans après le premier allumage de ces réseaux de nouvelle génération, le déploiement a bien avancé. Dans son plus récent baromètre, mis en ligne le 25 septembre 2026, nPerf, une société française qui édite une application de test de débit, montre que l’extrême majorité de la population vivant dans la métropole est désormais couverte.
En l’espèce, près de neuf Français sur dix captent désormais la 5G là où ils vivent et se déplacent, selon ce baromètre de couverture. Pour arriver à ce chiffre, nPerf explique avoir compilé les mesures relevées par ses membres entre le 1er septembre 2025 et le 31 août 2026. Résultat : les opérateurs sont au coude-à-coude.
Free apparaît leader de ce critère, selon nPerf, avec une statistique à 88,61 %. Orange se positionne en deuxième position, à 87,55 %, puis Bouygues Telecom et SFR, respectivement à 87,44 et 86,94 %. L’écart entre les deux extrêmes est faible : à peine 1,77 point. En comparaison, la couverture de la population dépasse les 99 % en 4G.
Si l’on observe en revanche la couverture effective du territoire français, il y a encore du travail. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 58,62 % pour le meilleur élève, à savoir SFR, selon nPerf, suivis par Bouygues (57,25 %), Orange (55,46 %) et Free Mobile (54,49 %). Du côté de la 4G, la couverture géographique se situe de 93 à 95 % selon l’opérateur.
Par contre, les écarts se creusent d’une région à l’autre. En Île-de-France, les scores de couverture 5G vont de 72,91 à 98,47 % selon le choix du critère et l’opérateur. En Corse, ils tombent entre 32,71 à 71,59 %. Et on ne parle même pas ici de la situation de la France d’outre-mer, dont le déploiement a accusé un décalage de quelques années.
Les observations proposées par nPerf sur la période doivent être nuancées et lues avec la méthodologie de l’étude.
Ainsi, pour la population, l’entreprise ne compte pas les habitants recensés commune par commune. La France est découpée en parcelles d’environ 425 mètres de côté et chacune compte en fonction du nombre de téléphones équipés de l’application qui y passent. Les routes fréquentées et les centres-villes pèsent donc plus lourd qu’un hameau isolé.
Il y a aussi une certaine limite à l’exercice : seuls des smartphones Android participent, car Apple ne donne pas aux développeurs l’accès au niveau de signal. Si les téléphones équipés du système d’exploitation de Google sont plus répandus que ceux de la firme de Cupertino, le baromètre reste privé d’une part des mesures auxquelles il pourrait prétendre.
La couverture du territoire a elle aussi ses limites. Pour chaque opérateur, nPerf ne retient que les parcelles où au moins un de ses abonnés a fait une mesure, avec ou sans signal. Une forêt ou un sommet où personne ne passe n’entre donc pas dans le calcul. Les pourcentages ne portent donc que sur la partie du pays que fréquentent les abonnés.
Enfin, capter la 5G ne veut pas dire surfer très vite. Le baromètre compte toutes les fréquences, y compris la bande des 700 MHz, qui porte loin mais offre des débits plus faibles que la bande des 3,5 GHz, celle des hauts débits de la 5G. nPerf conseille d’ailleurs de lire ces chiffres à côté de ceux de son baromètre des débits.
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