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Certes, il y a eu l’attachante e-up! en 2013, mais Volkswagen a abandonné le segment des citadines électriques pendant de nombreuses années, laissant le champ libre à la Renault 5 E-Tech pour tout rafler en Europe.
En 2026, c’est fini : voici la Volkswagen ID. Polo, une voiture qui promet beaucoup. Outre sa nouvelle plateforme dédiée aux petites électriques, la Polo électrique promet d’être une « vraie Volkswagen », faisant table rase des errances des précédentes voitures électriques de la marque.
Pour aller plus loin Je suis monté à bord de la Volkswagen ID. Polo, et je pense que la R5 électrique a trouvé un adversaire à sa taille
Avec son prix de départ sous les 25 000 €, son grand coffre et son autonomie allant jusqu’à 450 km en une charge, cette ID. Polo réussira-t-elle à séduire ? Pour en avoir le cœur net, nous sommes partis l’essayer en Corse.
Cet essai a été réalisé dans le cadre d’un voyage presse organisé par la marque.
Fini, la silhouette monovolume, les lignes arrondies et les gimmicks un peu mignons : avec l’ID. Polo, Volkswagen veut rendre ses voitures électriques visuellement plus rassurantes, plus robustes et plus modernes.
Sur notre exemplaire d’essai, une finition haut de gamme Style avec les grandes jantes de 19 pouces et ce fier Bleu Céleste, la mission est plutôt réussie. Avec 4,05 m de long, la Polo électrique est dans la fourchette plutôt haute de la catégorie, mais sa largeur de 1,82 m dépasse largement ses concurrentes ; les 1,53 m de haut, quant à eux, trahissent l’emplacement de la batterie : une Polo thermique s’arrête 8 cm plus bas.
Cette largeur, en tout cas, réussit à bien poser la voiture, bien aidée par des artifices de design assez habituels. À l’avant, les phares et le logo sont englobés dans un masque gris (notre finition Style y ajoute les projecteurs matriciels, sans compter le bandeau et le logo illuminés), offrant un regard assez doux.
En partie basse, une grille aux volets actifs refroidira le moteur et les batteries uniquement lorsque ce sera nécessaire… et c’est à peu près tout. Simple, donc.
Simplicité également sur le profil, avec des volumes faciles à lire. Les passages de roue prennent leurs aises, la poignée de porte arrière s’éclipse dans l’encadrement des vitres, tandis que le montant arrière (« montant C » dans le jargon technique) reprend la célèbre signature en chevron de la Golf, appuyant l’arrière et contribuant à cette impression de solidité.
Enfin, à l’arrière, la largeur de l’ID. Polo est flagrante : outre les passages de roues encore une fois très généreux, le bandeau courant tout du long et le large diffuseur en plastique noir contribuent visuellement à rendre la citadine encore plus imposante.
Bref, une voiture qui réussit assez subtilement à cumuler une impression de solidité sans tomber dans l’esbroufe ou l’arrogance. Un mélange qui me séduit… sur ma version d’essai, sûrement la plus charismatique du configurateur.
Quelques Polo électriques de milieu de gamme avec des teintes plus « passe-partout » (i.e. celles qu’on verra dans les rues) étaient présentes, et l’impression confine alors à l’anonymat le plus total. Après, achète-t-on une Polo pour se faire remarquer ?
Le côté « Volkswagen électrique new age » revendiqué par l’ID. Polo se retrouve également à l’intérieur. Certes initié il y a quelques semaines par l’ID.3 Neo, on retrouve une planche de bord faisant table rase de la marée de plastiques peu reluisants des précédentes électriques de la marque.
Ici, on retrouve un dessin simple avec de larges surfaces en tissu (plus facilement recyclable que les plastiques moussés)… et des boutons.
Sur la planche de bord, une rangée d’actionneurs permet de régler d’un geste la climatisation ; sur la console centrale, une molette est là pour la gestion des médias, tandis que le (très grand) volant reçoit deux platines de bon vieux boutons. Idem sur les contre-portes, où les lève-vitres arrière ont enfin droit de cité. Un simple retour au bon sens.
L’ambiance générale est agréable, les assemblages solides et l’impression de qualité bien présente ; il faut tout de même préciser, ici aussi, que nous avions la meilleure configuration possible avec cette finition haut de gamme couplée à une harmonie gris clair et au toit vitré.
Les autres ID. Polo ont droit à une harmonie noire, tandis que les finitions inférieures ne sont pas aussi fournies en termes d’inserts en tissu. Un peu moins qualitatif, ne nous le cachons pas.
La Polo électrique, comme on l’a vu plus haut, est certes très large, mais est également 13 cm plus grande que la R5, tandis que sa nouvelle plateforme MEB+ embarque le moteur et tous les éléments techniques sous le capot.
Résultat : l’habitabilité est généreuse. Aux places arrière, la Polo met une petite claque à la R5 : des adultes peuvent s’y assoir, avec les pieds passant sous le siège conducteur et quelques précieux centimètres grignotés aux genoux et à la tête.
Quant au coffre, il profite de l’absence du moteur, mais aussi du réservoir et du pot d’échappement que doit se coltiner la Polo thermique, pour proposer une capacité sans fin : 456 litres, soit par exemple plus qu’un Renault Scénic E-Tech !
Un plancher intermédiaire, réglable sur deux niveaux, permettra de mieux compartimenter cette caverne. Pas de coffre à l’avant (frunk), mais est-ce vraiment nécessaire ?
Si vous avez déjà lu mon essai de l’ID.3 Neo, alors vous pouvez passer directement au paragraphe suivant puisque la Polo reprend les écrans et le software de sa grande sœur.
Pour les autres, reprenons. Toutes les ID. Polo ont droit à deux écrans : un de 10,25 pouces pour le conducteur et un de 12,9 pouces au centre de la planche de bord, tournant sous l’ID. Software 6 (comprenez : la dernière version du logiciel, conçu sur une base d’Android Automotive).
À l’inverse de Renault ou Volvo, et reprenant l’exemple d’Audi ou Porsche, Volkswagen a décidé d’appliquer une surcouche totale du logiciel et d’embarquer ses propres applications : pas de Google Maps ou de Gemini, mais une interface et une logique extrêmement proches des autres modèles de la marque.
À vrai dire, ce n’est pas une si mauvaise chose. Volkswagen a fait d’immenses efforts pour fiabiliser et améliorer ses OS depuis les débuts calamiteux de l’ID.3 en 2019, et cette version « 6 » en récupère les bénéfices.
Les menus sont plutôt logiques, les différents raccourcis personnalisables permettent d’arriver rapidement aux réglages préférés, Android Auto et Apple CarPlay sont livrés de série ; bref, le travail est bien fait.






