L’écran de projection Matte White est proposé par la boutique en ligne Nothing Projector qui a au catalogue de nombreux dispositifs similaires pour à peu près toutes les situations. Celui-ci s’appuie sur une surface en PVC haut de gamme, sans aucun traitement anti-lumière ambiante, contrairement aux toiles ALR de la marque à l’image du modèle Black Series testé dans nos colonnes ainsi que le PET Crystal Classic.
Ce modèle affiche un gain de 1,3 selon la fiche produit. Ce type de toile blanc mat reste la référence pour une restitution neutre et fidèle des couleurs. L’angle de vision atteint 170°, et l’écran accepte des sources jusqu’en 4K/8K dans des formats 16:9, 4:3 ou 1:1.
Il est proposé en deux tailles, 100 et 120 pouces, et se positionne officiellement comme compatible aussi bien avec les projecteurs longue focale qu’avec les modèles à ultra courte focale, une polyvalence qui le démarque des toiles ALR plus spécialisées de la gamme.
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Selon la documentation constructeur, ce type de toile blanc mat reste le standard de référence pour les salles de cinéma maison plongées dans l’obscurité, où l’absence de traitement optique sélectif garantit une fidélité colorimétrique optimale sans distorsion liée à l’angle de projection.
Le Matte White se distingue ainsi du PET Crystal et du Black Series, ce dernier étant pensé pour combattre activement la lumière ambiante grâce à sa structure lenticulaire en dents de scie.
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Le système de montée motorisée depuis le sol reprend la mécanique désormais bien connue chez Nothing Projector, avec un caisson qui abrite la toile enroulée, un moteur qui déploie l’écran en quelques secondes, et une télécommande dédiée pour piloter l’ouverture et la fermeture.
Comme les autres modèles du genre, le caisson est à manipuler à deux personnes lors de l’installation en raison de son poids conséquent. Il y a plusieurs petits patins dessous que l’on peut faire glisser sur des rails prévus à cet effet pour maintenir l’appareil parfaitement plan.
Sa masse assure en contrepartie une bonne rigidité et une toile qui reste plane sans vague ni ondulation visible pendant les cycles de montée et de descente. L’absence de traitement ALR rend la toile Matte White visiblement plus fine et plus souple qu’une toile PET Crystal, ce qui facilite légèrement sa manipulation et limite le risque de plis résiduels après un stockage prolongé enroulée dans le caisson.
Une fois posé au sein d’un meuble prévu à cet effet ou fixé à un mur via les équerres de fixation livrées avec le produit, il suffit de l’allumer et de le sortir, le cas échéant à l’aide du bouton idoine de la télécommande.
En outre, notez également la présence d’un module USB pour synchroniser la montée et la descente de l’écran avec l’allumage et l’extinction du vidéoprojecteur. C’est bien pensé.
Le bruit du moteur est assez léger et n’est pas vraiment gênant au quotidien.
En conditions de visionnage standard, dans une pièce à l’éclairage maîtrisé ou plongée dans l’obscurité, l’écran Matte White délivre une image lumineuse et homogène, portée par son gain généreux qui restitue une luminosité perçue supérieure à celle d’une toile ALR dans les mêmes conditions de projection. Le rendu des couleurs paraît naturel à l’œil, sans dominante ni distorsion chromatique liée à l’angle de vision, confirmant la vocation de cette toile à privilégier la fidélité colorimétrique plutôt que la sélectivité angulaire propre aux toiles ALR.
En revanche, dès que la lumière ambiante devient significative, notamment en journée avec des ouvertures non occultées, le contraste perçu s’effondre nettement plus vite que sur une toile ALR équivalente.
Nos tests menés sur les toiles ALR de la marque montrent que ce type de traitement optique permet de conserver un niveau de noir convaincant même avec l’éclairage plafonnier allumé, un avantage que ne peut, par construction, pas revendiquer une toile blanche mate classique comme la Matte White, qui réfléchit la lumière de façon beaucoup plus uniforme, qu’elle provienne du projecteur ou de sources parasites.
Notez cependant que même si le contraste est plus prononcé dans une pièce obscure, il n’est pas du tout du même niveau qu’avec une toile ALR grise comme l’est celle du Black Series ou du PET Crystal testés précédemment.
Le fabricant recommande d’ailleurs explicitement les toiles blanc mat pour les salles sombres plutôt que pour les pièces baignées de lumière naturelle.
Sur le plan de la texture, les toiles PVC blanc mat ont la réputation de rester très discrètes à distance de visionnage normale, sans effet de scintillement (« sparkle ») sur les zones lumineuses, un point généralement plus délicat à maîtriser sur les toiles ALR à structure lenticulaire. C’est effectivement le cas ici.
En outre, l’uniformité de la luminosité sur la largeur de l’écran est également un point fort classique de ce type de toile, sans effet de point chaud (hot-spotting) notable lorsque le projecteur UST est correctement positionné et centré par rapport à l’axe optique de la toile.
La tolérance verticale, c’est-à-dire la sensibilité de l’image selon la hauteur des yeux du spectateur par rapport au centre optique de l’écran, est en revanche un paramètre moins critique sur une toile blanche mate que sur une toile ALR, cette dernière étant construite autour d’un profil de réflexion sélectif qui peut légèrement assombrir l’image si l’on s’assoit trop haut ou trop bas.
Sur ce point précis, la Matte White profite donc paradoxalement de sa simplicité de conception, qui limite les contraintes de placement du spectateur.
Utilisée avec un projecteur à ultra courte focale, la toile Matte White reste tout à fait fonctionnelle et permet d’obtenir une image nette et bien définie, à la hauteur de ce que peut restituer un projecteur laser récent. Cependant, l’absence de traitement anti-lumière ambiante est un désavantage structurel dans ce contexte précis, puisque les projecteurs UST sont le plus souvent utilisés dans des salons non occultés plutôt que dans des salles de cinéma dédiées.
Les toiles ALR/CLR restent nettement plus adaptées à cet usage quotidien en pièce lumineuse. La toile Matte White ne retrouve tout son intérêt que lorsque les conditions d’éclairage sont maîtrisées, rideaux fermés ou pièce assombrie.
L’écran de projection Nothing Projector Matte White motorisé du sol est disponible pour un prix de 799 euros.
À 799 euros, la Matte White est aussi nettement plus abordable que les toiles ALR maison : le Black Series motorisé de 120 pouces est par exemple affiché autour de 1 709 euros. L’absence de traitement anti-lumière ambiante explique une bonne partie de cet écart.
Chef de rubrique Audio et Vidéo : TV, vidéoprojecteurs, casques, écouteurs, enceintes et barres de son.
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