Google tente une nouvelle approche pour s’imposer sur le marché des PC portables. Oubliez les Chromebook et Chrome OS, qui n’ont jamais vraiment réussi à s’imposer en dehors des écoles américaines. En ce mois de septembre 2026, le constructeur californien. change radicalement de stratégie en adaptant Android au format PC. L’objectif est simple : proposer aux utilisateurs de smartphones Android un écosystème aussi unifié que celui d’un Mac et d’un iPhone. On a pu approcher ces machines en avant-première à Londres, et la proposition s’avère particulièrement intrigante.
À l’usage, ces nouveaux ordinateurs portables – baptisés Googlebook – tournent sous Google Book OS. Derrière ce nom se cache une version d’Android profondément réadaptée pour le format PC, avec une interface graphique basée sur Material You qui rappelle immédiatement celle des smartphones Google Pixel.
La grande force de ce système réside dans la fonction « Continue On ». Cette option permet d’accéder instantanément aux fichiers de son smartphone sans aucun câble, mais aussi d’ouvrir et de contrôler ses applications mobiles directement depuis la barre des tâches de son ordinateur portable.
« On a le sentiment d’avoir un système d’exposition ultra moderne et ultra récent. »
En intégrant le Google Play Store, ces machines permettent d’installer de vraies applications locales plutôt que de simples raccourcis web. On peut ainsi faire tourner des outils de montage comme Capcut ou des jeux mobiles sans aucune friction. Pour autant, cette transition pose une question cruciale : cette nouvelle formule logicielle est-elle de taille à bousculer les géants établis ?
L’autre pilier des Googlebook concerne l’intelligence artificielle, incarnée par Google Gemini. Parmi les nouveautés marquantes, on trouve le « curseur magique » : il suffit d’agiter son curseur pour déclencher une capture d’écran et interroger immédiatement l’assistant virtuel sur le contenu affiché. Google met également en avant une indexation sémantique des fichiers particulièrement efficace. Même si une image se nomme simplement « img35.jpeg », le moteur de recherche interne est capable de la retrouver si vous tapez « plan d’appartement », car l’IA a analysé le contenu visuel en arrière-plan.
« C’est une interaction avec laquelle on devient très très vite familier et j’ai trouvé ça plutôt intéressant. »
Tout n’est pas parfait pour autant. L’intégration de l’intelligence artificielle manque encore parfois de profondeur, notamment en l’absence d’agents capables d’exécuter des actions à votre place comme activer directement le Wi-Fi. De plus, Google ne fabrique pas lui-même ces ordinateurs ; il s’appuie sur des partenaires historiques comme Asus, Acer, HP, Lenovo ou Dell. Ces Googlebook se destinent principalement à de la bureautique et des usages quotidiens légers, laissant de côté les tâches très lourdes. Une formule convaincante pour qui cherche la simplicité et la continuité avec son smartphone.
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Journaliste et chef de rubrique vélos électriques et trottinettes électriques
Journaliste, responsable coordination & présentateur. Véritable couteau suisse de la rédaction, Grégoire décortique l'actualité tech et mobilité avec un regard toujours tourné vers l'usage quotidien. Des tests de vélos électriques urbains aux analyses des dernières mises à jour de nos applications préférées, il a à cœur de vous livrer une information claire et accessible. Vous le connaissez d'ailleurs sûrement "en chair et en os" : il est l'animateur incontournable des émissions Unlock et Survoltés sur Twitch, où il juge, débat et classe les derniers produits tech avec la rédaction et la communauté, dans la bonne humeur et sans langue de bois.
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