Cet été, Samsung a renouvelé sa gamme de smartphones pliants. Parmi les modèles présentés figure le Galaxy Z Flip8 et son format à clapet. Design affiné, fiche technique améliorée… C’est la première fois que nous testons un smartphone pliant : on vous révèle ce qu’il vaut dans ce test complet.
C’est à l’occasion de la conférence Unpacked de cet été que Samsung a dévoilé ses trois nouveaux smartphones pliants : le tout nouveau Galaxy Z Fold8, le Galaxy Z Fold8 Ultra et le Galaxy Z Flip8. Et si l’an dernier la firme sud-coréenne avait décliné son modèle à clapet en deux versions, pas de Galaxy Z Flip8 FE cette année – à moins que la marque ne nous le réserve pour plus tard ?
C’est donc sur le successeur direct du Galaxy Z Flip7, le Galaxy Z Flip8, que va se concentrer notre test. Parmi tous les smartphones pliants de Samsung, la gamme Z Flip s’adresse davantage à une clientèle féminine – le nom du format « poudrier » est un bon indice. Si l’on oublie les clichés genrés qui s’y attachent, il faut reconnaître que, pliés, ces modèles sont les moins encombrants – ce qui est idéal pour rentrer dans un sac à main ou une poche, celles des vêtements « pour femmes » étant souvent plus petites que celles des vêtements « pour homme ».
Mais est-ce là son seul argument ? Des inconvénients inhérents à ce format existent-ils ? C’est le premier smartphone pliant – à clapet de surcroît – que teste votre fidèle « serviteuse ». Différences avec le Galaxy Z Flip7, comparaison avec la concurrence, fiche technique revue et design affiné… On fait le point sur ce que vaut à l’usage le Galaxy Z Flip8.
Le Galaxy Z Flip8 se décline en quatre coloris : rose (la couleur de notre exemplaire de test), blanc et graphite – vert d’eau étant une teinte disponible uniquement sur le site officiel de Samsung. Dans la boîte figure, en plus du smartphone, de la documentation habituelle et du traditionnel éjecteur de carte SIM se trouve un câble de charge. Pour le chargeur et une éventuelle coque, il faudra passer à la caisse.
Deux configurations du Galaxy Z Flip8 sont disponibles, aussi bien sur le site de Samsung que chez les revendeurs partenaires :
Vous connaissez maintenant la chanson dans le contexte économique actuel : le Galaxy Z Flip8 a pris 100 euros par rapport à son prédécesseur, mais c’est principalement à cause de la crise des composants.
Chez la concurrence des smartphones pliants à clapet disponible en France, on retrouve dans cette gamme de prix la série Motorola Razr 70. Du fait des spécifications, on peut citer plus particulièrement le modèle Plus, même s’il est moins cher que le Galaxy Z Flip8, puisqu’il n’existe qu’une configuration : 512+12 Go à 1 199 euros. On peut également mentionner le Xiaomi MIX Flip, aujourd’hui à 649 euros sur le site de la marque qui indique un prix de vente conseillé de 1 303 euros.
Commençons ce test par le design du Galaxy Z Flip8. Ses dimensions sont quasiment identiques à celles de son prédécesseur. Le petit nouveau est un peu plus grand : 85,7 x 75,4 mm contre 85,5 x 75,2 mm pour le Galaxy Z Flip7. Il a fait une cure d’amincissement : déplié il fait 6,1 mm d’épaisseur, contre 6,5 mm pour son prédécesseur ; et pèse 8 grammes de moins (180 g contre 188 g). Cela fait du Galaxy Z Flip8 le plus léger de la gamme Z Flip à ce jour.
En revanche, on reste sur la même taille d’écrans interne et externe, respectivement 6,9 pouces et 4,1 pouces. En façade de l’écran principal, la caméra selfie prend la forme d’un poinçon central et permet le déverrouillage par reconnaissance faciale. L’écran externe prend la moitié du dos et entoure deux objectifs photo plutôt protubérants, ainsi que le flash LED.
Le tiroir à carte SIM est sur la tranche gauche du smartphone, tandis que la tranche droite abrite les boutons de volume et de verrouillage. Ce dernier est réquisitionné pour la lecture d’empreintes, mais les utilisateurs avec des petites mains pourraient trouver qu’il est situé un peu haut.
La charnière renforcée du Galaxy Z Flip8 lui confère une ouverture facile. L’extérieur de cette charnière demeure d’ailleurs estampillée « Samsung » en haut-de-casse.
La prise en main est agréable, bien qu’on puisse ressentir un léger déséquilibre : cela est dû à une hauteur équivalente à celle des « grands formats », associée à une largeur qui s’apparente davantage à celle des formats compacts.
Pour la durabilité, on reste sur un cadre en Aluminium Armor renforcé et sur un verre Corning Gorilla Glass Victus 2. En revanche, les smartphones pliants sont plus sensibles aux éclaboussures et à la poussière que les appareils qui ne le sont pas : comme son prédécesseur ou les modèles de la gamme Z Fold8, le Galaxy Z Flip8 ne dispose que de la certification IP48 – alors que le Galaxy S26, par exemple, est certifié IP68.
Le Galaxy Z Flip8 est livré avec une version optimisée de la surcouche de Samsung basée sur Android 17 : One UI 9. Avec cette dernière, comme avec One UI 8, Samsung mise sur la personnalisation et la performance pour les deux écrans.
Sur l’écran externe, Now Brief vous accueille, ainsi que le raccourci pour l’Appareil photo. Une fois déverrouillé, vous pouvez personnaliser les widgets de la page d’accueil en en sélectionnant jusqu’à 5. Balayez l’écran et vous arrivez aux applications principales. Là encore, vous êtes libres d’en ajouter dans la section « Labs ».
Évidemment, l’IA est bien présente au sein du Galaxy Z Flip8, que ce soit avec la présence de Gemini ou avec la suite Galaxy AI. On évoquait déjà Now brief, mais on retrouve également les outils d’édition photo au sein de la Galerie (Effaceur IA, Créer, Style…), Now nudge et les nombreux « Assistants » : Notes, Appel, Messages, Retranscription, Photo ou encore Web.
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Intéressons-nous maintenant aux écrans. Commençons par l’écran interne. Comme sur le Galaxy Z Flip7, on retrouve une dalle FHD+ Dynamic AMOLED 2X de 6,9 pouces, une résolution de 2520 × 1080, une luminosité maximale de 2 600 nits en pic et un taux de rafraîchissement adaptatif 1-120 Hz. Concernant la colorimétrie, le Galaxy Z Flip8 propose deux schémas de couleur : Vif, sélectionné par défaut, et Naturel.
Pour analyser la précision des couleurs de ces deux profils, nous nous sommes de nouveau munis de notre sonde. Il ressort des résultats obtenus que c’est le mode Naturel qui est le plus fidèle à la réalité : il enregistre un score Gamma moyen parfait de 2,2 ; ainsi qu’un excellent delta E moyen de 1,7. Avec le schéma Vif, les scores restaient tout de même très bons : 2,2 et 2,3 respectivement.
Passons maintenant à la luminosité. En mode naturel, la luminosité manuelle maximale dépasse les 420 nits. Mais le Galaxy Z Flip8 possède un mode Luminosité supplémentaire : la luminosité maximale manuelle dépasse alors les 720 nits. Une valeur excellente pour ceux qui utilisent leur smartphone en extérieur, notamment lorsque l’appareil leur sert de GPS ou à prendre des photos.
Quant à la température moyenne, elle s’approche de la valeur idéale qui est de 6 500° : elle est de 6 511°. Il en va de même pour le blanc qui, à 200 nits, enregistre une valeur de 6 529.
Sans transition, enchaînons avec l’écran externe. Là encore : circulez, il n’y a rien à voir. On retrouve la même formule qu’avec le Galaxy Z Flip7 : une dalle Super AMOLED de 4,1 pouces, une résolution de 1048 × 948, une fréquence de rafraîchissement de 60 ou 120 Hz et une luminosité maximale en pic de 2 600 nits.
Pour la luminosité, on reste sur des valeurs similaires à celles obtenues pour l’écran interne : la luminosité manuelle maximale dépasse les 440 nits et culmine même à plus de 730 nits avec le mode Luminosité supplémentaire.
On est en revanche sur un gamma moyen et un delta E moyen un peu moins excellents – mais ils restent tout de même très bons : pour les deux, il enregistre un score de 2,1. La température moyenne et le blanc à 200 nits sont également un peu moins bons : respectivement 6 222° et 6 257°.
Passons maintenant aux performances. Sous le capot du Galaxy Z Flip8 ? Un SoC maison taillé pour ce modèle d’après Samsung : l’Exynos 2600, qui est soutenu par 12 Go de RAM.
On peut comparer le Galaxy Z Flip8 avec le Xiaomi MIX Flip, mais ce dernier étant sorti il y a déjà deux ans, il est attendu que le dernier pliant à clapet de Samsung soit plus performant – et heureusement. Quant au Motorola Razr 70, le Galaxy Z Flip8 semble plutôt aligné avec les résultats du modèle Ultra – bien qu’un peu en deçà, mais il n’y a rien d’étonnant à cela.
La stabilité du Galaxy Z Flip8 est plutôt moyenne : lorsque l’appareil a été poussé dans ses retranchements lors de nos tests les plus exigeants, elle a culminé à 46 % et a chuté à 35,7 %. C’est probablement dû à la chaleur car le Galaxy Z Flip8 a une tendance à la chauffe. On ne peut donc pas dire que l’appareil soit optimisé pour le gaming.






