Six cybercriminels et deux militaires : le profil de ces huit russes rappelle la forte imbrication entre espions et pirates à Moscou.
Un mélange de cybercriminels russes et deux militaires. L’Union européenne vient de dévoiler l’identité des huit personnes visées par de nouvelles sanctions, la faute à leur implication dans des cyberattaques. Une mesure qui fait suite à la dénonciation par la diplomatie française de l’espionnage cyber russe.
Le premier d’entre eux est une figure emblématique de la cybercriminalité russe. Né en 1998, Vitaly Nikolayevich Kovalev est surtout connu pour ses alias. Comme « Bentley », « Bergen », « Alex Konor », « Benny », « Ben » ou encore « Stern ».
Au printemps 2022, la fuite de données autour du groupe de rançongiciels Conti avait mis en lumière son rôle de leader dans cette organisation criminelle. Une activité extrêmement lucrative pour la société de traçage des cryptos Chainalysis.
L’entreprise estime que plus de 300 millions de dollars de rançons ont transité par des portefeuilles cryptos reliés à cet homme. Ce dernier est recherché par la police allemande et considéré comme impliqué dans le botnet TrickBot et Wizard Spider.
Bien moins connu, le second russe visé par ces sanctions s’appelle Alexander Volosovik. Il est accusé d’être le patron de « Media Land LLC », un service d’hébergement dit « bullet-proof » qui facilite les attaques informatiques malveillantes en protégeant l’anonymat de ses utilisateurs. Dont certains groupes très actifs, comme LockBit, l’ancien numéro un du rançongiciel, EvilCorp et BlackBasta.
Deux autres pirates sont eux reliés à la « Cyber Army of Russia Reborn », la Carr, une organisation reliée au renseignement militaire russe pour l’Union européenne. Il s’agit de Denis Degtyarenko, alias « Dena », et de Yuliya Pankratova, la fondatrice du groupe d’hacktivistes groupe d'hacktivistes Z-Pentest. Ils sont soupçonnés d’être derrière des attaques en déni de service visant l’Ukraine ou des pays et des entreprises ayant apporté leur soutien à Kiev.
Visé l’an dernier par l’opération Endgame, l’infostealer Lumma refait parler de lui dans cette liste à la faveur de mesures visant deux cybercriminels. Il s’agit de Maksim Voronin, alias « Daugn0 », et de Maksim Gordienko, au pseudonyme évocateur, « Lummaseller ». Ils sont accusés d’avoir participé « au développement, à la distribution et à la vente » de ce logiciel malveillant. C'est l’un des outils « les plus utilisés au monde pour voler des informations » en 2024 et 2025, selon l'Union européenne.
Enfin, les deux dernières personnes visées par ces sanctions sont deux militaires russes. Evgeniy Bashev et Roman Puntus sont considérés comme des membres de l'unité 29155 du GRU. Leur rôle serait de soutenir et de faciliter les attaques contre l’Union européenne, notamment via un serveur, dénommé « Aegon ».
La diplomatie britannique avait relié leur unité au piratage informatique ayant visé en 2020 le gouvernement estonien. Elle est également considérée comme l’artisan de la campagne « Whispergate ». Ce wiper, destiné à supprimer les données des systèmes infectés, avait touché en 2022 l’Ukraine.
Plus d’un an après l’arrivée d’un nouveau président, le lieu totem de la cybersécurité française fait un bilan d’étape.
La Commission européenne vient de présenter son plan d’action, un document de quinze pages qui liste ses bonnes intentions.
Après les activités du renseignement militaire russe l’an passé, la diplomatie française accuse le FSB, le service de sécurité intérieur russe, de mener des actions d'espionnage en France.
Des chercheurs de l’université de Tel-Aviv, du Technion et d’Intuit viennent de démontrer qu’il n’est plus nécessaire de tromper l’utilisateur pour compromettre son poste : il suffit de laisser l’IA se tromper elle-même.
Les tablettes Android sont bien protégées, mais aucun appareil mobile n’est totalement à l’abri. Un bon antivirus reste l’un des meilleurs moyens d’éviter les infections.
Un ordinateur sans antivirus, c'est un peu comme laisser sa porte d'entrée ouverte en partant au travail. Les conséquences peuvent en effet être sérieuses : fichiers chiffrés par un ransomware, données bancaires aspirées via une tentative de phishing, ou simple ralentissement qui cache en réalité un logiciel malveillant installé depuis des semaines. Ces dernières années, le marché des logiciels antivirus s’est profondément transformé : certains acteurs ont fusionné, les offres se sont complexifiées, et les menaces n’ont jamais été aussi sophistiquées. En 2026, comment s'y retrouver ? Faut-il encore payer, ou les versions gratuites suffisent-elles vraiment ? Est-ce que Bitdefender écrase la concurrence, ou Norton tient-il toujours la route face à Kaspersky, Avast, Avira et AVG ? Ce guide répond à toutes ces questions, sans détour et avec des informations concrètes.
Votre téléphone Android en sait plus sur vous que n'importe qui. Contacts, photos, applications bancaires, mots de passe enregistrés, accès professionnels. Et pourtant, la grande majorité des utilisateurs ne l'ont jamais protégé. Les menaces sur Android ont bien évolué : des logiciels malveillants ont réussi à passer les filtres du Google Play Store ces dernières années, les arnaques par SMS ciblées explosent, et les trojans bancaires se déguisent en applications parfaitement anodines.
Chaque année, la même question revient. Souvent après un SMS suspect qui ressemblait un peu trop à un vrai message de La Poste, ou après avoir lu un article alarmiste en passant sur les réseaux. Est-ce qu'un iPhone a vraiment besoin d'un outil de protection supplémentaire ? La réponse courte : pas de la même façon qu'un PC sous Windows. La réponse honnête : ça dépend de ce que vous faites avec votre téléphone, à quels réseaux vous vous connectez, et de ce que vous entendez concrètement par "antivirus".
Ces sésames générés par l'intelligence artificielle sont-ils vraiment aléatoires ? Des études indiquent que ces combinaisons ainsi créées sont bien moins sûres qu'on pourrait le croire.
Cette forme d’hameçonnage par QR code se développe en prenant différentes formes. Voici comment les repérer et éviter d'en être victime.
Apprenez à repérer les signes indiquant que votre compte est surveillé ou piraté, et reprenez le contrôle.






