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Synology ActiveProtect DP7400 vu par les pros… La restauration en mode objet renoue avec la granularité

Troisième volet du test mené par Reworld Media sur le Synology ActiveProtect DP7400 : la capacité de restauration fichier par fichier, plutôt que disque entier. Stéphane Micard, responsable infrastructure informatique, y voit le retour d'une logique rare sur le marché de la sauvegarde. Retour d’expérience.

Pour optimiser l'espace de stockage, le DP7400 consolide plusieurs fichiers en une seule image et s'appuie sur une déduplication globale à la source, ne transmettant que les données non dupliquées. Au-delà de cette optimisation côté sauvegarde, c'est sur le terrain de la restauration que Stéphane Micard, responsable infrastructure informatique chez Reworld Media, a relevé la caractéristique la plus marquante du test : la possibilité d'aller chercher un document précis au sein d'une sauvegarde, sans devoir restaurer l'intégralité d'une machine.

« C'est du mode objet », résume Stéphane Micard, qui y voit un écho à des outils plus anciens du marché de la sauvegarde : « Pour revenir à mon expérience passée, j'ai connu des modes de sauvegarde qui fonctionnaient ainsi à une époque où les volumétries étaient bien plus restreintes, mais surtout où les unités de stockage coûtaient beaucoup plus cher. Il y avait un vrai souci d'optimisation, avec une déduplication au niveau du fichier ou de l'objet. » Il cite en référence un outil qui a marqué sa carrière : « Certains produits étaient vraiment axés sur la restauration. Je pense à Time Navigator, un produit fort en sauvegarde, mais surtout surpuissant en restauration, avec des index liés et des bibliothèques permettant de retrouver toutes les versions d'un objet sur les trois dernières années à partir d'un simple mot-clé. C'était assez incroyable. »

Cette approche est aujourd’hui largement délaissée par les solutions actuelles : « La majorité des solutions de sauvegarde actuelles sont davantage orientées vers la sauvegarde massive, sans index de contenu. » Pour lui, le DP7400 a su réintégrer cette granularité sans renoncer à l'optimisation du stockage.

Au-delà de la technique, Stéphane Micard voit dans ce choix une réflexion sur l'usage final de la sauvegarde : « Il y a eu une vraie réflexion sur le cas de l'utilisateur. Certes, la sauvegarde et la sécurisation, mais aussi la finalité : retrouver ses données. » Une finalité très concrète à ses yeux : « Je ne fais pas systématiquement une restauration d'une machine entière si j'ai perdu un fichier. » De quoi permettre, selon ses mots, une véritable action chirurgicale ciblée plutôt qu'une opération lourde. Il oppose cette logique à celle de nombreuses solutions de sauvegarde actuelles, taillées pour des volumétries massives mais peu armées pour la restauration fine : « Restaurer des volumétries très lourdes, cela prend du temps. Un temps pendant lequel les machines sont immobilisée. Pourquoi restaurer un disque entier lorsque l’on ne cherche qu’à récupérer un seul fichier ? » Un constat qu'il résume sans détour : « En termes d'optimisation de la restauration, l’approche de Synology avec le DP7400 va bien plus loin que la moyenne du marché. »

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