Microsoft chercherait à porter la capacité mondiale de ses centres de données d’environ 12 gigawatts aujourd’hui à plus de 38 gigawatts d’ici 2032. Un plan visant à résorber la pénurie de serveurs qui a récemment contraint l’entreprise à refuser certains clients faute de capacité suffisante.
Microsoft préparerait une expansion majeure de son réseau mondial de centres de données. Selon les informations rapportées par Bloomberg, ce plan prévoit de faire passer la capacité totale d’environ 12 gigawatts actuellement à plus de 38 gigawatts d’ici 2032, ce qui représenterait plus qu’un triplement en six ans.
Ce chiffre engloberait à la fois les centres de données possédés en propre par Microsoft et les installations louées, mais exclurait la capacité de calcul louée auprès de fournisseurs de cloud spécialisés comme CoreWeave.
Microsoft prévoirait également d’augmenter fortement la part de sa capacité de centres de données réservée aux serveurs équipés de puces dédiées à l’IA. Sur les 12 gigawatts actuels, seuls 2 gigawatts seraient aujourd’hui consacrés à l’IA, une part qui devrait grimper à environ un tiers des 38 gigawatts visés d’ici 2032, soit environ 12,7 gigawatts.
Cette expansion s’appuierait sur des investissements déjà considérables.
Microsoft a mobilisé 145 milliards de dollars en dépenses d’investissement au cours de son exercice fiscal 2026, clos en juin dernier, et prévoirait d’en engager 50 milliards supplémentaires sur le seul premier trimestre de l’exercice 2027.
L’entreprise chercherait également à faire passer la durée de ses baux immobiliers de centres de données de 15 à 25 ans, afin d’étaler le coût des loyers sur une période plus longue et de réduire ainsi la pression annuelle sur ses dépenses d’investissement.
Ce vaste plan d’investissement répondrait à une pénurie de capacité de centres de données déjà bien réelle. Début 2025, Amy Hood, directrice financière de Microsoft, avait suspendu certains projets de construction par crainte d’un surinvestissement, une décision qui aurait ensuite entraîné des problèmes de capacité pour plusieurs services cloud de l’entreprise.
Cette pénurie aurait entraîné des répercussions concrètes chez plusieurs clients de Microsoft. Faute d’avoir pu obtenir la capacité nécessaire dans les régions souhaitées sur Azure, la plateforme de e-commerce chinoise Temu aurait signé un contrat de grande ampleur avec Oracle.
La plateforme pour développeurs GitHub, après une panne d’environ huit heures, aurait quant à elle loué des serveurs auprès d’Amazon Web Services (AWS). De son côté, le service de jeu en streaming Xbox Cloud Gaming a instauré un plafond d’heures d’utilisation pour éviter toute surcharge.
Selon Bloomberg, les montants que Google, Amazon, Meta et Microsoft prévoient d’investir dans les années à venir dans les équipements et la location d’installations de centres de données atteindraient au total 2 400 milliards de dollars. La diffusion rapide des services d’IA générative alimenterait une course à l’acquisition d’infrastructure de calcul entre ces entreprises, faisant grimper rapidement l’ampleur des investissements.
Bloomberg souligne toutefois que le plus grand défi pour Microsoft resterait de construire et de mettre en service, à temps, suffisamment de centres de données pour répondre à la demande croissante en services cloud et en IA.
Le média relève qu’une partie de la capacité mise en service aujourd’hui avait initialement été conçue pour répondre à la hausse de la demande liée au télétravail au début de la pandémie, un décalage qui illustre la difficulté à anticiper une demande en évolution aussi rapide.
Le ZDNET Morning le brief de l'actu tech pour les pros tous les matins à 9h00. Transformation numérique, IA, matériel, logiciels,… ne passez pas à côté de ce qui fait la Une du secteur.
Face à la pénurie de données en ligne, les géants de la tech traquent désormais les savoirs jamais numérisés. En découpant et scannant des ouvrages d'occasion rares avant de les jeter, Amazon et Anthropic exploitent une subtilité juridique particulièrement rentable.
Pour financer cette expansion sans alourdir excessivement son propre bilan, Oracle s’appuie de plus en plus sur les capitaux et le matériel de ses clients, une stratégie qui lui permet de maintenir le rythme de ses investissements en infrastructure IA tout en limitant la pression sur sa trésorerie.
Lorsque l’IA commet une erreur, la responsabilité ne se limite pas à l’entreprise qui a développé l’outil.
Conçu pour Windows, macOS, iOS et Android, Wispr Flow est un véritable plaisir à utiliser par rapport aux autres applications de dictée vocale. Voici pourquoi.
Trop de texte, polices incohérentes, visuels étranges : voici 8 conseils, prompts à l'appui, pour créer des flyers avec l'IA qui ne trahissent plus leur origine artificielle.
Mais au fond, qui a besoin d'un PC dans le cloud ? Comment ça se passe dans la pratique ? Combien ça coûte vraiment ? J'ai les réponses à toutes ces questions.
Économisez votre argent, préservez votre vie privée et protégez la planète. Cette IA à installer offre plusieurs avantages que vous ne trouverez pas avec des modèles plus traditionnels comme ChatGPT.
Mozilla a enfin lancé la version bêta de sa « fenêtre intelligente » en France et en français, son déploiement venant juste démarrer. Voici ci-dessous quelques atouts qui pourraient bien vous faire revenir à son navigateur au cas où vous vous en seriez éloigné.
L’utilisation d’outils d’IA non autorisés est en hausse. Voici pourquoi cela présente des risques et comment vous et votre entreprise pouvez maîtriser cette situation.
La société propose d’essayer ses abonnements dédiés à l'IA. Selon certaines conditions, il est possible d’économiser 5 ou 22 euros par mois, tout en utilisant des services avancés d’intelligence artificielle et un stockage en ligne de plus ou moins grande capacité.
Qu'il s'agisse de parcourir vos e-mails Gmail ou de repérer des conditions de prêt peu avantageuses, cet nouvel outil professionnel d’OpenAI peut devenir un assistant pratique dans la gestion de votre petite entreprise.





