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Un troisième nom pour accompagner Thomas Pesquet lors de sa future mission spatiale : Adrianos Golemis. L’astronaute grec, médecin de vol de formation, partira à bord de la Station spatiale internationale (ISS) au plus tôt à l’été 2027. Il s’agira alors du tout premier astronaute grec de l’histoire.
La nouvelle a été annoncée lors du Sommet du spatial, à Paris, en présence d’Emmanuel Macron et du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, le 9 septembre 2026. Le tout sous la houlette de l’entreprise américaine Vast, organisatrice de la mission qui devrait durer environ deux semaines.
Il s’agira d’une mission scientifique avant tout destinée à préparer le terrain, du côté de Vast, pour sa future station spatiale. Haven doit être mise en orbite dans les années à venir, dans l’idée de remplacer l’ISS une fois celle-ci mise à la retraite et désorbitée dans les années 2030.
Adrianos Golemis a déjà entamé sa préparation, en tant qu’astronaute de réserve. Il a également passé une année complète dans la station Concordia en Antarctique où il a mené des recherches visant à comprendre le fonctionnement de l’organisme dans des conditions extrêmes.
Cette mission à bord de l’ISS, nommée PAM-1, sera donc commandée par Thomas Pesquet, avec le Tchèque Aleš Svoboda en tant que pilote tandis qu’Adrianos Golemis aura le rôle de spécialiste de mission. Pour ce séjour de deux semaines, entièrement masculin pour le moment, il reste une place de libre, laquelle devrait être annoncée prochainement.
L’Agence spatiale européenne, ainsi que Vast, ont salué cette mission à venir, la première de l’entreprise à bord de l’ISS alors que c’est Axiom Space qui avait organisé toutes les précédents séjours privés. C’est notamment l’implication de la Grèce qui est soulignée, partenaire du secteur depuis des années et qui se voit mise en avant ainsi pour la première fois. Malgré tout, l’initiative ne plaît pas à tout le monde.
Alors que des salariés du CNES manifestent aujourd’hui, jeudi 10 septembre, en marge du sommet pour dénoncer le manque de revalorisation de leurs salaires et les restrictions budgétaires, ils critiquent également un cadeau fait à une entreprise américaine, sans garantie de la moindre contrepartie en faveur de la France.
Ils écrivent dans leur communiqué : « On ne peut accepter l’annonce surprise d’un contrat de plusieurs dizaines de millions d’euros avec la start-up américaine Vast, pour soutenir et financer le business model du tourisme spatial, au détriment de l’écologie, de la science, et de la souveraineté industrielle française. »
De plus, l’intérêt scientifique d’une mission si courte reste aussi très discuté, sachant que deux semaines sont insuffisantes pour mener à bien des expériences ambitieuses. Sans compter le fait que l’Europe, qui appelle régulièrement au développement de la souveraineté spatiale et donc à l’autonomie du vol habité, délègue ici le voyage de ses astronautes à des entreprises étrangères.
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