La version 2026 du smartphone pliant grand format de Google, le Pixel 10 Pro Fold, arbore un design sophistiqué et une offre logicielle complète, renforcée par l’IA. Et bien qu’il n’apporte aucune révolution technologique, juste des optimisations (dernière puce Tensor du constructeur, écrans plus lumineux, etc.), le Pixel 11 Pro Fold s’impose comme un modèle particulièrement convaincant.
Le nouveau pliant de Google, le Pixel 11 Pro Fold, arrive – comme chaque année – avec son (petit) lot d’améliorations. Un nouveau processeur par-ci, un écran plus lumineux par-là, avec aussi une charge sans fil améliorée (comme sur le Pixel 11). Plus la nouvelle fonction HiLight, réservée aux modèles Pixel Pro, et une petite cure d’amaigrissement.
Le constructeur américain persiste donc sur ce grand format, alors que la concurrence est rude sur ce marché. En effet, autant les petits smartphones pliants, au format poudrier (ou clamshell), sont peu nombreux (seuls le Samsung Galaxy Z Flip 8 et le Motorola Razr 70 sont officiellement distribués en France), autant le nombre des smartphones équipés d’une grand dalle OLED pliante est plus élevé.
Ainsi, outre le Pixel 11 Pro Fold de Google, qui est l’objet de ce test, on trouve la star de Samsung, le Galaxy Z Fold 8 Ultra, mais aussi le Razr Fold de Motorola, le Honor Magic V6 et le Mate X7 de Huawei. Et deux autres modèles sont pour l’instant cantonnés à l’Asie : le Oppo Find N6 et le Xiaomi Mix Fold.
Le nouveau Pixel Pro Fold exploite le grand format pliant, que Google fait évoluer depuis plusieurs années, parallèlement à son principal concurrent coréen, Samsung. On note toutefois que ce dernier a pris le constructeur américain de vitesse, en innovant cette année avec un appareil qui inaugure un nouveau format, le format passeport (c’est le nouveau Galaxy Z Fold 8)(alors que le modèle pliant “traditionnel” est désormais appelé Galaxy Z Fold 8 Ultra).
Passons en revue les forces et les faiblesses de cette quatrième mouture du Pixel Pro Fold, afin de savoir si elle est susceptible de tenir tête aux autres modèles pliants, et donc de convaincre les acheteurs potentiels.
Le Google Pixel 11 Pro Fold est proposé en trois versions, chacune disponible en deux coloris, noir volcanique ou olive :
Précisons que le modèle le plus cher n’est disponible qu’en noir.
Bon point, signalons que le constructeur offre la coque, d’une valeur de 85 €, jusqu’au 24 septembre.
Le Pixel 11 Pro Fold est donc moins cher que le Galaxy Z Fold 8 Ultra de Samsung (bien que ce dernier n’intègre que 12 Go de mémoire), qui est commercialisé à 2199 € / 2399 €, avec 256 Go / 512 Go de stockage. Le modèle doté de 16 Go de mémoire et de 1 To d’espace de stockage n’est quant à lui vendu pas moins de 2799 € !
Le Honor Magic V6, pour sa part, est proposé à 2299 €, avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage. Toutefois, de nombreuses offres promotionnelles, sur le site du constructeur, permettent de faire baisse la facture très sensiblement (600 € de remise à l’heure où nous écrivons ces lignes).
Le smartphone pliant de Google bénéficie d’une apparence toujours aussi soignée, avec un dos mat réalisé dans un matériau composite, qui ne retient quasiment pas les traces de doigts. Si le revêtement vitrocéramique, qui protège le petit écran est annoncé ultra-résistant, aucune information spécifique n’est communiquée pour le grand écran pliant.
En revanche, le constructeur spécifie que le Pixel 11 Pro Fold est certifié IP68. Il est donc insensible à l’eau et à la poussière. Il peut être utilisée sous une pluie battante et même (accidentellement) être immergé. Il s’agit d’un avantage par rapport au Galaxy Z Fold 8 Ultra de Samsung, qui pourrait subir un dysfonctionnement dans un environnement sablonneux, puisque sa certification IP48 ne le rend pas invulnérable aux poussières très fines.
Le smartphone a une épaisseur de 10 mm (fermé) et 5 mm (ouvert). Ces valeurs sont donc en très légère baisse par rapport au Pixel 10 Pro Fold. En revanche, elles demeurent supérieures à celles de ses concurrents. Ainsi, le Galaxy Z Fold 8 Ultra et le Honor V6 mesurent quasiment 1 mm de moins (4,1 mm ouverts et 8,9 / 9 mm fermés),
Cela ne nuit toutefois pas à sa prise en main, qui demeure bonne, bien que certains utilisateurs pourraient être désorientés par la position des boutons, sur la tranche droite, qui est inversée par rapport à quasiment tous les autres smartphones du marché : c’est la touche de contrôle du volume qui tombe sous le pouce, alors qu’on s’attend à trouver le bouton de démarrage, qui intègre le lecteur d’empreintes digitales. C’est un automatisme à prendre.
Signalons que le smartphone a aussi perdu du poids : il ne pèse plus que 239 grammes, alors que son prédécesseur accusait un poids de 258 grammes. Il s’agit la d’une baisse assez sensible.
Comme sur les autres Pixel de la série 11, Google a modifié le design du bloc optique de son pliant, en intégrant la LED du flash derrière la plaque de verre. D’ailleurs, pour l’anecdote, celle-ci est passée à gauche des objectifs, alors qu’elle figurait sur leur droite auparavant.
Outre cette réorganisation, ladite LED a également une nouvelle fonction (en plus du flash et de lampe torche). Celle-ci, appelée HiLight, utilise la LED pour émettre des notifications lumineuses lorsqu’on reçoit un message de son conjoint, de son enfant, de son meilleur ami, etc. (toutes les personnes qu’on a indiqué comme “contacts favoris” dans l’application Contacts), par exemple. La couleur blanche de la LED (lorsque celle-ci est inactive), passe alors au bleu. Ce dispositif permet de filtrer les appels ou les notifications, lorsque l’écran du smartphone est posé sur une table, et que l’on ne désire pas être dérangé. Ce comportement s’observe également lorsqu’on pose une question à Gemini via la phrase clé “hey Google”.
Pour le reste, le Pixel 11 Pro Fold peut restituer un son stéréo d’assez bonne qualité, bien que les basses soient – comme toujours – particulièrement en retrait. Toutefois, la spatialisation et le volume maximum sont plutôt satisfaisants. Enfin, le smartphone a l’avantage d’être compatible Wi-Fi 7 et Bluetooth 6. De plus, il sait gérer une carte nano Sim 5G ainsi qu’une eSIM.
Tout l’intérêt du pixel 11 Pro Fold réside bien sûr dans son grand écran OLED pliant de 8 pouces. Le petit écran, quant à lui, est celui qui sera sans doute utilisé le plus souvent pour réaliser les tâches qu’on effectuerait sur un smartphone traditionnel. Sur cette nouvelle mouture du Pixel Pro Fold, ce dernier voit sa diagonale passer à 6,5 pouces (contre 6,4 pouces sur le Pixel 10 Pro Fold).
Est-il bien utile de revenir sur les nombreux avantages du double affichage, et en particulier de ce grand écran pliant ? Evidemment, ce dernier permet d’afficher plus d’éléments, visibles d’un seul coup d’œil, par exemple lorsqu’on se déplace dans les paramètres d’Android. L’intérêt est aussi évident lorsqu’on parcours ses photos ou quand on consulte des sites Web.
Pour les vidéos, cela dépend de leur format, et donc des sites sur lesquels on les regarde. Comme le grand écran a un format quasiment carré (donc 1:1), et que – par exemple – les vidéos diffusées par Netflix ont le plus souvent un format cinémascope, soit 2,35:1, les images des films sont centrées, avec de larges bandes noires au dessus et en dessous.
Sur Youtube, le phénomène est un peu moins flagrant, car les vidéos sont proposées au format 16:9 (soit 2,11:1). L’utilisation du petit écran, avec son format 2,17:1, est donc recommandée. Sauf, bien sur, si on désire surveiller ses mails pendant qu’on regarde un film. Dans ce cas, l’affichage peut être partagé entre deux applications (avec la possibilité d’effectuer un glisser / déposer entre les deux fenêtres).
Les deux écrans peuvent aussi être utilisés simultanément, afin – par exemple – qu’une personne que l’on prend en photo puisse se voir, sur le petit écran, pendant qu’on effectue le cadrage à partir du grand écran. Elle peut ainsi – éventuellement – adapter son attitude ou sa position.
La personne a également la possibilité de réaliser soit même ses selfies, en utilisant le capteur photo dorsal, afin de bénéficier d’une meilleure qualité qu’avec le capteur situé en haut du grand écran (ce n’est pas hyper pratique, mais on y arrive).
Au chapitre des nouveautés, on peut citer le mode Instant View. En l’activant, dans le module photo, on peut effectuer des prises de vue, sur la partie droite du grand écran, et obtenir une prévisualisation des dernières photos, à gauche (exemple ci-dessus).
Une autre nouvelle fonction, appelée Capter le regard, facilite (en théorie) les opérations lorsqu’on photographie de très jeunes enfants. Le petit écran affiche alors une animation amusante, censé les distraire, les fasciner et les faire sourire, pendant qu’on réalise la photo en regardant le grand écran.
Pour le reste, les caractéristiques techniques des deux écrans du Pixel 11 Pro Fold n’ont quasiment pas évolué depuis le modèle de l’année dernière. En effet, le petit (6,5 pouces) et le grand (8 pouces) supportent un taux de rafraîchissement maximum de 120 Hz. Les écrans exploitent la technologie LTPO, ce qui leur permet de varier leur fréquence entre 1 Hz et 120 Hz, afin d’économiser de l’énergie. Encore faut-il que l’option Affichage fluide soit activée (sinon le taux de rafraichissement est fixe, à 60 Hz, ce qui est encore mieux pour l’autonomie).





