Un cube de 150 mm de côté pour 51 mm de haut, décliné en noir ou en argent, avec le design ProArt sobre habituel. Posé sur un bureau, il passe presque inaperçu à côté d’une tour gaming classique. Il s’agit là du nouveau mini-PC d’Asus présenté pendant l’IFA 2026, j’ai nommé : le GR1X. Sa promesse principale est de pouvoir faire tourner de gros modèles d’IA en local, sans passer par le cloud.
À l’intérieur de l’Asus GR1X, on trouve la grande star du moment dans le monde du PC : la puce RTX Spark de Nvidia. Elle réunit sur un même boîtier un GPU Blackwell RTX de 6 144 cœurs CUDA et un processeur Grace ARM de 20 cœurs, co-développé avec MediaTek. Le tout revendique jusqu’à 1 petaflop de calcul IA en précision FP4 et jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée, partagée entre le processeur et la partie graphique.
Dans les faits, ça permet de faire tourner en local un modèle de langage de 120 milliards de paramètres, de générer de la vidéo 4K ou de manipuler des scènes 3D de 90 Go, sans rien envoyer sur des serveurs distants. Asus avait déjà détaillé cette configuration sur son ProArt P14, un PC portable qui embarque la même puce.
À lire aussi : Lenovo dit tout de ses PC RTX Spark : 128 Go de RAM, OLED et 1,65 kg seulement
Le vrai argument du GR1X, c’est de pouvoir le laisser allumé en permanence. Asus le présente comme le premier PC Windows pensé pour héberger des agents IA personnels, capables de tourner en arrière-plan pendant des années. L’exemple mis en avant par la marque : un agent qui surveille le web à la recherche d’infos importantes et vous prévient directement par WhatsApp ou SMS.
C’est là que le choix de Windows 11 compte. Là où les machines Nvidia sous Linux restent surtout tournées vers le développement, Windows laisse l’agent aller piocher dans vos logiciels et services du quotidien. On a d’ailleurs testé sa variante sous Linux avec un mini PC signé Dell.
À lire aussi : J’ai transformé mon PC en développeur IA avec OpenClaw (et voici combien ça me coûte vraiment)
Pour tenir ce rythme, Asus a repensé le refroidissement, avec un double ventilateur qui aspire l’air par l’avant et par le bas et une enveloppe thermique annoncée à 140 W. De quoi rester stable en pleine charge, même à 25 ou 30 °C ambiant, tout en restant quasi silencieux pour vivre dans un salon.
Côté connectique, on trouve deux emplacements SSD M.2 dernier cri, du Wi-Fi 7, un port réseau 10 Gb/s et de quoi brancher jusqu’à quatre écrans via l’HDMI 2.1 et les ports USB-C.
Petit point sympa sur le stockage : si le SSD d’origine est installé entre la carte mère et le système de ventilation, le second emplacement vide est idéalement placé directement au bas de la carte mère. Il suffit de retirer les vis de la plaque inférieure de l’appareil pour y insérer facilement un nouveau SSD et doubler son stockage.
Asus n’a pas encore donné de prix et annonce seulement un lancement dans le courant de l’automne 2026. Le GR1X vise les développeurs IA, les créateurs et les curieux qui préfèrent faire tourner leurs modèles en local plutôt que de payer un abonnement cloud, le jeu vidéo venant en bonus.
Pour le grand public, c’est sans doute surdimensionné, mais rares sont les machines à caser autant de puissance IA dans une boîte de 15 cm de côté.
Pour aller plus loin Mac Studio M5 Max-Ultra ou Mac mini M6 : peut-on vraiment remplacer son abonnement Claude ou Codex ?
Du côté de la concurrence, on peut citer le Mac Studio, évidemment, mais aussi un autre « super APU ». Il s’agit d’AMD qui a conçu le Strix Halo (Ryzen AI Max+ 395), que l’on a déjà testé à plusieurs reprises, ainsi que la toute nouvelle puce « Gorgon Halo ».
Pour aller plus loin Test du Nvidia DGX Spark (Dell) : le mini PC IA à 128 Go de RAM
Téléchargez notre application Android et iOS ! Vous pourrez y lire nos articles, dossiers, et regarder nos dernières vidéos YouTube.
Retrouvez l’actualité de Nvidia RTX Spark Nvidia RTX Spark
J'ai rejoint officiellement Frandroid en janvier 2017. Je fais donc partie des meubles aujourd'hui en essayant de ne pas prendre la poussière. Après avoir géré quelques années l'univers smartphones et hérité du rôle de rédacteur en chef adjoint, j'ai eu l'honneur d'être nommé rédacteur en chef en 2024 pour gérer la grande équipe d'experts qui animent Frandroid. J'apprends donc une nouvelle dimension managériale sans pour autant quitter mon rôle premier qui est d'écrire des articles. J'aime la tech, mes collègues, les mangas, Donjons et Dragons, le piano et les anecdotes inutiles.
C'est enregistré ! Surveillez votre boîte aux lettres, vous allez entendre parler de nous !






