Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’
Après des mois de rumeurs autour des ambitions matérielles d’OpenAI, l’entreprise derrière ChatGPT commercialise son premier appareil électronique. Visiblement, il ne s’agit pas encore du mystérieux produit grand public qu’elle développe avec Jony Ive.
Le 15 juillet 2026, OpenAI a lancé le Codex Micro, un petit clavier de raccourcis conçu avec Work Louder. Il permet de superviser les agents de Codex, son outil capable de programmer et d’accomplir différentes tâches sur ordinateur, depuis l’application ChatGPT.
En clair, il s’adresse principalement aux développeurs et, plus largement, aux utilisateurs intensifs de Codex.
Techniquement, le Codex Micro comprend 13 touches mécaniques, un joystick, une molette rotative et un capteur tactile. Il est livré avec 32 capuchons de touches supplémentaires portant des icônes dédiées à Codex.
Mais sa fonction la plus intéressante se trouve du côté des six touches translucides, chacune pouvant être associée à une tâche en cours. Leur couleur évolue en fonction de l’état de l’agent : bleu lorsqu’il travaille, vert lorsqu’il a terminé, orange lorsqu’il attend une réponse ou une autorisation, et rouge en cas d’erreur. Il devient ainsi possible de surveiller plusieurs agents d’un coup d’œil, sans avoir à ouvrir constamment l’application.
Une pression sur l’une de ces touches permet de rejoindre la tâche correspondante. Une double pression affiche également ChatGPT au premier plan. Par défaut, le clavier suit les six tâches les plus récemment mises à jour, mais l’utilisateur peut choisir de privilégier celles qui sont épinglées, encore actives ou en attente d’une validation.
Les autres touches servent à déclencher les actions les plus courantes de Codex. Elles permettent notamment d’activer le mode rapide, d’accepter ou de refuser une demande de l’agent, de poursuivre le travail dans une nouvelle tâche, de dicter une instruction ou encore d’envoyer un message. Le Codex Micro ne possède toutefois pas son propre microphone : la touche dédiée à la dictée active simplement celui de l’ordinateur.
La plupart de ces commandes peuvent être modifiées depuis les paramètres de l’application ChatGPT. Il est par exemple possible d’ajouter des raccourcis pour ouvrir un terminal, consulter les changements réalisés par Codex, créer un commit ou une pull request, joindre un fichier, gérer une tâche programmée ou lancer une compétence personnalisée.
Le joystick permet quant à lui de lancer rapidement certaines tâches courantes, comme vérifier des modifications de code avant leur intégration, rechercher l’origine d’une erreur ou réorganiser du code pour le rendre plus clair. Ses quatre directions peuvent être associées à différentes commandes selon les besoins de l’utilisateur.
Enfin, la molette permet notamment d’ajuster l’effort de raisonnement de l’agent : un niveau faible pour les tâches simples et rapides, ou plus élevé pour les problèmes nécessitant davantage de réflexion. OpenAI détaille le fonctionnement du clavier dans une page dédiée.
Le Codex Micro est compatible avec macOS et Windows et peut être connecté en Bluetooth ou en USB-C. OpenAI propose deux variantes de touches mécaniques, silencieuses ou plus sonores, pour un prix fixé à 230 dollars. Il s’agit toutefois d’une édition limitée conçue avec Work Louder, une entreprise spécialisée dans les claviers et pavés de raccourcis programmables.
La première série semble d’ailleurs avoir trouvé son public : moins de 24 heures après son lancement, le Codex Micro était déjà indiqué comme épuisé sur la boutique d’OpenAI. L’entreprise ne précise ni le nombre d’exemplaires commercialisés ni la date d’un éventuel réassort.
Malgré son prix, l’accessoire n’ajoute en réalité aucune nouvelle capacité logicielle à ChatGPT. Les actions qu’il déclenche sont déjà accessibles depuis l’application, avec une souris ou des raccourcis classiques. Son principal intérêt est de rendre le travail des agents plus visible et plus tangible, en particulier pour ceux qui confient simultanément plusieurs tâches à Codex.
Ce produit reste donc très éloigné du mystérieux appareil grand public qu’OpenAI développe avec Jony Ive, l’ancien designer en chef d’Apple. Le Codex Micro ressemble davantage à une première incursion prudente dans le matériel : un accessoire de niche, adapté à partir d’un produit existant de Work Louder et destiné aux utilisateurs les plus intensifs de ses agents IA. À voir si les prochains produits hardware de la firme auront une cible plus large.
Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.
Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci
Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information. C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.
Mais si vous le pouvez, voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :
Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google !






