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Mes premiers tests du Google Pixel 11 Pro : conquis par ses fonctions géniales, je suis déçu par son processeur

Google lance la nouvelle génération de smartphone. Cette année encore, c’est le premier constructeur à pousser les appareils qui marqueront l’année à venir. Parmi eux, on a le fleuron, le Pixel 11 Pro.

Ce smartphone n’est pas le plus puissant ni le plus bardé de capteurs photo. Comme à son habitude, Google s’attache à proposer une expérience aboutie avant tout. Et avec Apple, c’est le seul à pouvoir se targuer de tenir la chaîne de bout en bout, puisqu’il maîtrise ici le processeur et le système d’exploitation dont il assume la paternité.

Le Pixel 11 Pro évolue par petites touches. On gagne une petite led colorée, le processeur est plus véloce, l’écran plus lumineux, les capteurs photo sont plus grands et une foule de nouvelles fonctions arrivent avec Android 17. Des aspects que j’ai pu commencer à tester et mesurer, mais pas encore suffisamment pour vous livrer un test complet, faute de temps. Voici donc pour commencer mes premières impressions et mes premiers relevés.

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Le format du Pixel 11 Pro reste compact tout en optimisant légèrement son épaisseur et sa légèreté par rapport à la génération précédente. L’appareil mesure 152,7 mm de hauteur, 71,9 mm de largeur et 8,4 mm d’épaisseur. À titre de comparaison, le Pixel 10 Pro mesurait 152,8 x 72 x 8,6 mm. Le poids s’établit à 204 grammes, soit une légère baisse par rapport aux 207 g du modèle précédent. Les angles arrondis couplés à des bordures droites permettent à l’appareil de très bien tomber dans la main.

Le dos du téléphone est conçu en verre mat doux au toucher en verre Corning Gorilla Glass Victus 2 avec une finition polie satinée. Le cadre est en aluminium. Pour la toute première fois sur un modèle Pro, la version Noir Volcanique (Obsidian) bénéficie d’un boîtier à finition mate intégrale, ce qui inclut également les bordures en aluminium. Sur les autres coloris disponibles (Rose Pêche, Olive et Brume), le cadre métallique conserve un fini brillant. L’appareil bénéficie d’une certification IP68 garantissant sa résistance à l’eau et à la poussière.

L’écran plat de 6,3 pouces bénéficie de plusieurs optimisations physiques notables. Google a légèrement affiné les bordures de l’écran et adouci sa courbure. Protégé par du verre Corning Gorilla Glass Victus 2, l’écran intègre un nouveau revêtement qui le rend deux fois plus résistant aux rayures que la génération précédente, dixit Google. Je rappelle ici que cela veut aussi dire qu’il est lmoin résistant à la casse, les constructeurs ne pouvant pas jouer à parts égales sur les deux tableaux.

La célèbre bande horizontale logeant les appareils photo au dos a été retravaillée. Sur le Pixel 11 Pro, la surface en verre couvre désormais l’intégralité du module photo, y compris le flash LED. Sur le Pixel 10 Pro, une petite plaque de métal venait interrompre cette vitre tout à droite, autour du flash. Contrairement au Pixel 11 standard dont la barre photo a été affinée pour minimiser l’encombrement, celle du Pixel 11 Pro reste nettement plus protubérante.

Quitte à parler de ce bandeau, évoquons la nouveauté visuelle de ce Pixel 11 Pro : la Pixel HiLight. Nouveauté matérielle exclusive aux modèles Pro de la gamme, il s’agit d’un système composé de plusieurs LED disposées en anneau tout autour du flash de l’appareil photo arrière. Il s’active principalement lorsque le téléphone est posé retourné afin de communiquer des informations sans avoir à regarder l’écran. On en a deux pour le moment.

HiLight permet d’associer une couleur spécifique à vos contacts favoris. Lorsque l’un d’eux vous appelle, l’anneau brille discrètement de la couleur correspondante. Cette option est directement intégrée aux applications Google Contacts, Téléphone et WhatsApp. On a cinq teintes de base (vert, jaune moutarde, magenta, violet et blanc cassé), mais les teintes s’adaptent automatiquement à la palette de couleurs du thème Material You configuré sur le téléphone.

Pour la seconde interaction, l’anneau s’illumine pour signaler de manière visuelle que Gemini est en train de vous écouter, de réfléchir ou de vous répondre. À l’image des signaux visuels des enceintes connectées de la marque, cela permet d’avoir une interaction orale et fluide avec l’intelligence artificielle les mains libres, sans jamais avoir besoin de manipuler ou de retourner le téléphone.

C’est sympa, on voit l’utilité, mais je regrette qu’il n’y ait que deux fonctions. Google n’est pas allée au bout de son concept. Il faut espérer qu’il ajoutera rapidement de nouvelles options pour la Pixel HiLight lors des futures mises à jour logicielles de type Pixel Drops.

L’écran du Pixel 11 Pro conserve un écran compact de 6,3 pouces, ce qui correspond à 161 mm de diagonale au niveau du rectangle d’affichage, bien que les coins arrondis réduisent légèrement la zone réelle.

Il est au format 20:9. La dalle affiche une définition maximale de 1 280 x 2 856 pixels, offrant une densité de 495 ppp. Grâce à la technologie OLED LTPO, l’écran propose un taux de rafraîchissement variable dynamique allant de 1 à 120 Hz pour assurer une fluidité maximale tout en préservant l’autonomie. Côté colorimétrie et contraste, la dalle prend en charge une profondeur de couleur de 24 bits et garantit une compatibilité HDR complète.

Le pic de luminosité est donné pour 3 600 nits sur une zone de 5%. Cela représente une augmentation d’environ 9 à 10 % par rapport aux 3 300 nits du Pixel 10 Pro. De notre côté, nous avons relevé 3140 nits sur une zone à 100 % en HDR et 2434 nits en SDR, deux très bonnes valeurs qui le propulse dans parmi les smarpthones les plus lumineux.

L’écran du Pixel 11 Pro surpasse également celui du Pixel 11 classique, dont l’affichage plafonne à 2090 nits (SDR) et 2718 nits (HDR).

Côté colorimétrie, nous avons aussi mesuré l’écran du Pixel 11 Pro à l’aide de notre sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays. On note un DeltaE 2000 de 3,56, ce qui est correct en SDR. Dommage d’avoir un tel pic sur le rouge, trop présent. En HDR, c’est moins bien avec beaucoup trop de couleurs trop poussées. Le rendu est flatteur, mais manque de naturel. Pour le meilleur rendu, il faut opter pour le réglage Adaptatives dans les options d’écran.

Le point blanc est quant à lui à peu près correct avec 6 663 K, soit un rendu un peu froid. Au global, si l’on excepte la très bonne luminosité, on a le même rendu que le Pixel 10 Pro. Bien, mais d’autres font mieux.

Au cœur du Pixel 11 Pro se trouve le processeur Google Tensor G6 associé au coprocesseur de sécurité Titan M3.

Comme à son habitude, Google choisit de ne pas courir après les benchmarks. Par rapport au Tensor G5 des Pixel 10, la marque annonce une navigation internet 25 % plus rapide, un chargement des applications 15 % plus rapide et une efficacité énergétique globale améliorée de 20 %.

Pour autant, le Tensor G6 est gravé en 3 nanomètres par TSMC et non pas en 2 nm, comme on pouvait le croire. Cependant, il n’aurait pas été le premier, ce titre revient à l’Exynos 2600 de Samsung, lequel équipe les Galaxy S26.

Le coprocesseur dédié à l’IA (TPU) est 50 % plus puissant et profite d’une bande passante mémoire doublée. Grâce à cette architecture, le modèle d’IA local Gemini Nano s’exécute jusqu’à 3 fois plus rapidement tout en consommant 2,5 fois moins d’énergie pour des tâches quotidiennes comme le résumé de notifications ou la traduction instantanée.

L’espace de stockage de base débute désormais à 256 Go, la version de 128 Go disparaissant de la gamme. Les versions 512 Go et 1 To intègrent de plus un stockage UFS zoné pour accélérer le traitement des données.

Toutefois, le Pixel 11 Pro avec 256 Go de stockage est limité à 12 Go de RAM. Pour bénéficier de 16 Go de RAM, il faut obligatoirement se tourner vers les versions de 512 Go ou 1 To. Cette configuration constitue une régression, puisque le Pixel 10 Pro de l’année précédente intégrait d’office 16 Go de RAM dans toutes ses configurations. Ce recul est directement attribué à « la crise de la RAM » et à la hausse globale des coûts de la mémoire à l’échelle mondiale.

De notre côté, nous avons en test le modèle 512 Go, avec donc 16 Go de RAM. Dans les benchmarks, comme prévu notre Pixel 11 Pro est loin d’être le meilleur. On observe un gain de performance de 6 % environ. Il se retrouve dans les derniers de sa catégorie, juste devant le Pixel 11 et le Pixel 10 Pro. Le Galaxy S26 ou le Xiaomi 17T Pro, font tous les deux mieux tout en étant moins chers. On parle ici de 20% de puissance brute en plus.

À l’usage, cela ne se traduit pas par des ralentissements. Non, au contraire on a un smartphone parfaitement fluide dans les tâches courantes.

Dans les process lourds, c’est une autre paire de manches. Sur Fortnite, il faut opter pour le 30 fps avec les graphismes en Faible pour que ce soit jouable. En 60 fps, on a des chutes régulières à 50 fps qui viennent couper l’action. En mode Epique, c’est totalement injouable avec un framerate oscillant entre 8 et 50 fps.

J’ajoute un beau souci repéré sur Genshin Impact : l’image est totalement violette. Impossible de tester donc le jeu sur le 11 Pro.

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