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Le coût de remplacement des batteries haute tension reste l’un des freins à l’achat d’une voiture électrique. Après un choc sous le châssis, devoir remplacer l’intégralité d’un pack peut entraîner une facture de plusieurs milliers d’euros, voire dépasser 13 000 €. Les assurances considèrent d’ailleurs souvent la batterie comme irréparable à cause du coût, ce qui motive le développement de CATL dans l’après-vente.
Lors de son événement « Ning Day 2026 » qui s’est tenu à Haikou (Chine), CATL a officialisé son offensive pour mettre fin à cette philosophie du « tout-jetable ». Le fabricant chinois annonce le déploiement d’un réseau mondial de centres de réparation sous la marque NING Service. Pour amorcer son expansion européenne, CATL a choisi deux localisations stratégiques : Istanbul et Oslo.
Le choix de la capitale norvégienne pour établir l’un des premiers sites internationaux gérés en direct n’a rien d’un hasard. Avec un marché automobile converti à plus de 90 % à l’électrique, la Norvège concentre la plus forte densité au monde de véhicules équipés de cellules CATL (Tesla, BMW, MG, Stellantis, Geely).
CATL s’y appuie sur son agent de service officiel historique, l’entreprise spécialisée YES-EU. Déjà implantée en Scandinavie et dans plusieurs pays européens, YES-EU assure le diagnostic, la fourniture de pièces détachées et la maintenance des batteries.
Le site d’Oslo doit ainsi prendre en charge les réparations les plus complexes avant un déploiement plus large du dispositif en Europe.
Pour remédier au problème récurrent du secteur, à savoir le remplacement systématique plutôt que la réparation, Ning Service a développé ses services pour couvrir 76,8 % des modèles jugés réparables (contre 47 % précédemment). Dans les nouveaux centres Ning Service, le processus est largement automatisé :
Alors que le service était historiquement réservé aux seuls véhicules embarquant des batteries CATL, les nouveaux centres étendent désormais leur prise en charge à d’autres architectures du marché.
Si certains constructeurs et garages indépendants proposent déjà ce type de réparation, l’arrivée de CATL sur le marché européen est plutôt une bonne nouvelle pour mettre fin à ce gaspillage des ressources. Aujourd’hui, un impact sous la caisse peut conduire à considérer une batterie comme trop endommagée ou trop risquée à réparer, notamment faute de procédure officielle du constructeur.
En instaurant une filière officielle de réparation de précision en Europe avec des acteurs comme YES-EU, CATL lève un verrou majeur. Cette initiative pourrait réduire le coût de certains sinistres, contenir la hausse des primes pour les conducteurs et rassurer le marché de l’occasion sur la pérennité des batteries à long terme.
Le développement de ces centres dans toute l’Europe ne pourrait être qu’une bonne nouvelle pour le développement de la voiture électrique.
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