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J’ai testé les JBL Live Beam 4 : le grave gronde, l’aigu s’ouvre

JBL fabrique des transducteurs depuis 1946. La marque équipe des salles de cinéma, des studios, des scènes et même des stades, et elle applique ce savoir-faire au grand public avec des enceintes, des casques ou des écouteurs. Cela s’entend : la signature JBL n’est pas neutre, elle est assumée, et elle est cohérente d’un produit à l’autre.

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On la retrouve dans les Live Beam 4, mais ce n’est pas leur seul atout, ces écouteurs disposant d’un boîtier de charge avec écran de contrôle. JBL a introduit le Smart Charging Case sur les Tour Pro 2 en 2023, et l’idée était simple : coller un écran tactile sur le boîtier de recharge pour piloter les écouteurs sans sortir son téléphone.

Trois ans plus tard, étonnamment, aucun grand constructeur n’a suivi. Ni Apple, ni Sony, ni Bose, ni Samsung ne proposent d’étui à écran. JBL reste donc pratiquement seul sur ce terrain.

Ce test a été réalisé avec des écouteurs prêtés par JBL.

Les écouteurs reprennent le désormais classique format intra à tige, quasi identique aux Live Beam 3, avec un liseré chromé strié qui court tout du long et porte le logo JBL. C’est plus voyant que des AirPods Pro 3, plus stylé aussi. La version noir testée limite l’effet, mais la gamme existe en sept coloris, dont un orange et un violet qui l’assument plus franchement.

Le confort de port est excellent ; la coque se cale dans le creux de l’oreille sans appuyer, l’embout silicone assure l’étanchéité sans forcer. Après plusieurs heures d’affilée, aucun point de pression, aucune fatigue.

Pour ne rien gâcher, ça ne bouge pas en trottinant, sauf à transpirer excessivement (mais alors des écouteurs tour d’oreille sont plus indiqués). Combiné à la certification IP55, cela couvre largement des trajets quotidiens et une séance de sport modérée.

Chaque écouteur dispose d’une zone tactile sur la tige, qui répond aux pressions successives et prolongées. On peut paramétrer jusqu’à trois tapotements successifs pour contrôler les écouteurs.

L’étui de rangement tient dans la paume. Ses coins et tranches sont très arrondis, ce qui facilite sa préhension. Il est légèrement plus grand que l’étui des Live Beam 3, avec un écran OLED également plus grand. L’écran s’allume lorsque le couvercle est ouvert ou peut s’activer en appuyant sur un bouton situé à l’arrière.

L’aimantation est franche, et les écouteurs se replacent sans hésitation dans leurs logements. La charge s’effectue par USB-C ou par induction. Comme les écouteurs, le boîtier est certifié IP55, donc protégé contre la poussière et les projections d’eau.

L’application JBL Headphones fait partie des plus complètes du marché, avec des dizaines de réglages à disposition. Le plus simple pour les présenter est de les regrouper par usage.

Pour le son : un égaliseur, des profils prédéfinis, un mode Low Volume EQ qui compense les pertes de perception à faible volume, un limiteur de volume maximal, une balance gauche-droite, le JBL Spatial Sound et surtout Personi-Fi 3.0. Ce dernier fait passer un test auditif de quelques minutes pour construire une courbe de correction personnalisée. Comme souvent, cela se limite à un renforcement des hautes fréquences, et pour être très honnête, on peut s’en passer et jouer avec l’égaliseur si l’on veut modifier la signature par défaut.

Pour la gestion des bruits extérieurs, l’application donne accès aux réglages de réduction de bruit, avec un curseur manuel sur six crans ou un mode adaptatif qui ajuste en temps réel la puissance de l’ANC. S’y ajoutent le mode ambiant réglable en intensité, pour entendre autour de soi tout en écoutant (éventuellement de la musique), ou le mode Smart Talk qui bascule automatiquement en mode ambiant dès qu’on se met à parler.

L’app propose également des sons d’ambiance (clair de lune, feu de camp, forêt, mer…) pour se détendre, que l’on peut programmer pour être joués pendant une durée précise.

Pour les commandes, chaque écouteur se configure indépendamment, avec quatre gestes disponibles : toucher simple, double appui, triple appui et appui long. Tout est programmable.

Le reste couvre la localisation via le réseau Google, la bascule audio entre appareils (multipoint), le test d’ajustement des embouts, les mises à jour et les fonctions Auracast ou l’activation du codec Bluetooth LE Audio.

Voilà pour l’application. Quant à l’étui, on y règle le volume, on change de piste, on bascule entre réduction de bruit, mode ambiant et arrêt, on choisit un mode d’égalisation, on consulte les notifications. Les gestes se font par glissement, vers le haut, vers le bas ou sur les côtés, et les fonctions les plus utilisées s’épinglent sur l’écran d’accueil.

Le fond d’écran se personnalise, avec des horloges proposées ou une photo personnelle.

Dans les faits, je n’ai pratiquement pas rouvert l’application après la configuration initiale. Tout ce qu’on fait dix fois par jour se fait depuis l’étui, sans déverrouiller le téléphone.

JBL a amélioré ses algorithmes True Adaptive Noise Cancelling, qui passent ici en version 2.0, avec quatre microphones dédiés. En pratique, il n’y a pas une différence massive avec les Live Beam 3, mais seulement quelques subtilités. Le confort apporté par l’ANC est réel, au niveau des meilleurs écouteurs du marché, mais en deçà des AirPods Pro 3 qui restent la référence.

Sur les basses fréquences, celles du métro, du train, d’une voiture qui roule, l’atténuation est massive et au niveau des meilleures.

Sur les sons plus clairs, l’atténuation est moindre, mais devrait suffire à apporter du calme dans la plupart des cas.

Le mode adaptatif fonctionne proprement, sans à-coups audibles quand l’environnement change. La compensation automatique, qui recalibre selon le port réel, apporte une régularité appréciable : le résultat ne s’écroule pas parce qu’un écouteur a légèrement bougé.

Dès les premières mesures, l’équilibre tonal séduit. C’est subjectif, je l’assume, mais c’est aussi le premier constat honnête à faire : le son fonctionne immédiatement. Il est un peu différent de celui des Live Beam 3, dont le grave était plus rentre-dedans. L’aigu est également un peu plus en avant, ce qui donne aux Live Beam 4 un son plus clair, sans renier l’ADN JBL (grave costaud, médium organique). C’est donc une évolution douce, vers un son plus consensuel.

La signature n’a donc rien de neutre, mais elle est bien pensée, flatteuse.

La courbe confirme l’écoute. Le grave est généreux en extension et en volume, avec un renforcement vers 30-40 Hz qui sert la grosse caisse et apporte de la densité dans les films ou séries d’action. Ça gronde, ça tape, c’était attendu et tous les styles de musique en profitent. Le creux dans le bas médium enlève un peu de coffre aux voix. Le médium dans sa partie haute (1-2 kHz) est présent mais sous contrôle, propre et rapide, ce qui permet de ne pas agresser l’oreille sur sa plage de sensibilité maximale. Quant à l’aigu, il est très en avant sur la courbe, mais comme nous sommes moins sensibles aux très hautes fréquences, il apporte de la brillance sans excès. C’est bien dosé.

Le comportement dynamique est bon. On entend plein de petits détails, et surtout ils sont bien organisés : rien ne se marche dessus, même dans les passages chargés.

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