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Les montres connectées échappent à cette règle européenne qui vise les smartphones

L'Union européenne s'apprête à imposer des batteries remplaçables par l'utilisateur sur les appareils électroniques. Certains fabricants viennent pourtant d'obtenir une dérogation inattendue de la part de Bruxelles. Les montres connectées passeront entre les gouttes, grâce à un argument technique imparable.

L'Union européenne serre la vis sur la réparabilité des appareils électroniques depuis plusieurs années. Le règlement adopté en 2023 obligera les constructeurs à concevoir des batteries que le propriétaire pourra retirer et changer lui-même. Le texte entre en application le 18 février 2027 et bouscule des habitudes bien installées, car les coques collées et scellées dominent le marché. Les fabricants planchent déjà sur des parades, et Google a imaginé un logement de batterie capable de satisfaire l'Europe sans abîmer le design de ses produits. La contrainte vise les smartphones, les tablettes et une longue liste d'appareils du quotidien.

Plusieurs constructeurs ont préféré trancher dans le vif plutôt que de repenser leurs machines. Nintendo retire du marché européen ses consoles Switch de première génération, pour éviter ce casse-tête réglementaire. D'autres catégories viennent pourtant d'obtenir un traitement de faveur. La Commission européenne a accordé une dérogation aux montres connectées, aux traqueurs d'activité sportive et aux jouets électriques. Samsung, Google et Apple gardent donc leur liberté de conception sur la Galaxy Watch, la Pixel Watch et la Watch Ultra 3.

La montre connectée a donc échappé au sort réservé au smartphone. Selon la Commission européenne, six nouvelles catégories de produits rejoignent la liste des exemptions au règlement sur les batteries. Bruxelles retient deux arguments. La miniaturisation loge la batterie si étroitement qu'un retrait risquerait de la perforer. Une conception scellée garantit aussi l'étanchéité et la résistance aux chocs. Les équipements industriels antidéflagrants profitent de la même faveur.

La dérogation reste partielle et ne libère pas totalement les fabricants. Les batteries de montres connectées devront rester remplaçables par des réparateurs professionnels indépendants, pendant toute la durée de vie du produit. L'acte délégué passe maintenant devant le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne. Il entrera en vigueur vingt jours après sa publication au Journal officiel, sauf objection. Le propriétaire d'un smartphone ouvrira bientôt son appareil avec un tournevis. Celui d'une montre connectée devra encore passer par un atelier.

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