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Paris : nos pensées et un relai des informations utiles

Sous le choc, ce qui est arrivé ce vendredi 13 novembre à Paris est une horreur. Nos bureaux sont situés à 200 mètres des lieux de ces attentats, nous sommes en train de prendre des nouvelles auprès de toute l’équipe. Nous avons modifié notre planning de publication et nous en profitons pour relayer les informations utiles.

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Internet est un environnement hostile pour propager de sales idées et c’est un combat de tous les jours de lutter contre ce sentiment négatif qui tourbillonne autour du Web.

Aujourd’hui, tout ce que nous pouvons faire est d’essayer d’offrir un moyen de relayer l’information utile aux victimes, distraire certains d’entre vous pour vous aider à tenir le coup, et apprendre à faire preuve d’empathie. Une grosse pensée à tous.

L’équipe FrAndroid

Apple Music est disponible sur Android, en bêta-test

Comme prévu, Apple vient de publier Apple Music sur le Play Store. Après plusieurs semaines de bêta-test privé, l’application sort enfin en bêta-test public.

s6-applemusic-blur Depuis le 30 juin, Apple Music est disponible sur OS X et iOS, et aujourd’hui, le client est arrivé sur Android. L’attente était importante pour les macophiles, mais la donne est différente sur Android : Spotify, Deezer, Tidal, QoBuz, Google Play Music sont présents sur le marché depuis longtemps… Les acteurs sont nombreux sur ce créneau et les offres se valent, tant au niveau du prix que du catalogue ou de la qualité audio. Vous pouvez néanmoins tester le produit pendant trois mois gratuitement, ce qui vous permettra de vous faire une idée de l’expérience que propose Apple. Sur cette version Android, la grosse majorité des fonctions est présente, excepté les clips vidéos et l’option « Famille ».

Pebble et Eric Migicovsky, à l’avant-garde de la montre connectée

Durant le Web Summit, j’ai pu rencontrer Eric Migicovsky. Cet homme est considéré comme un héros dans le monde des nouvelles technologies. Premièrement, car il a réalisé deux des meilleures campagnes de financement sur Kickstarter, mais aussi parce qu’il a réussi à créer un écosystème dédié aux montres connectées, malgré la présence de Google, d’Apple ou encore celle de Samsung.

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Eric Migicovsky, cofondateur de Pebble

Notre entrevue n’a pas commencé comme les autres entretiens du salon. Nous étions dans le salon du stand Facebook, où il avait réservé un carré pour une heure. Eric m’a salué, et m’a demandé ce que je faisais dans la vie. Pendant près de 10 minutes, je lui ai expliqué ce que l’on faisait chez Humanoid, de la récente acquisition de Numerama et comment on se positionnait dans le secteur des médias en France. C’était étrange de commencer un entretien comme ça, ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. « c’est très américain », m’a-t-on dit quand j’en ai discuté avec un collègue. En effet, pour avoir l’attention de son interlocuteur, il faut s’intéresser à ce qu’il dit. En débutant une réunion par des présentations poussées, il peut aussi capter mon attention plus facilement pour le reste de la discussion.

« Une montre connectée vous aide à rendre votre vie plus douce »

Ma première question a été plutôt directe, « Qu’est-ce qu’une montre connectée pour vous ? ». Eric n’a pas hésité une seule seconde, il doit avoir l’habitude qu’on lui pose ce type de question s: « Une montre connectée, elle vous aide à rendre votre vie un peu plus douce. Il existe trois façons d’appréhender la montre connectée. La première concerne les notifications, pour voir vos messages. Il y a aussi tout ce qui concerne le sport et le fitness, pour la natation également. Et la troisième façon, c’est de se déconnecter ». Se déconnecter, c’est étrange, Eric était en train de m’expliquer que la montre connectée permet de se déconnecter. « En effet, elle permet de poser son smartphone et de ne pas se soucier de ne pas être injoignable, on ne reçoit que l’essentiel sur sa montre ». Ce n’est pas faux, mais aujourd’hui, il faut rester à proximité de son téléphone pour garder une connexion active entre les deux appareils. La Pebble Watch ne propose d’ailleurs pas de connexion cellulaire.

La discussion a continué autour des produits Pebble, en particulier la dernière Pebble Time Round. La première Pebble qui ressemble à une montre, « elle est incroyablement fine », vante Eric, et c’est vrai. Je n’ai jamais vu une montre si fine, seulement 7,5 mm d’épaisseur. J’en ai profité pour l’interroger sur la menace constituée par Apple. Là encore, c’est visiblement une question récurrente pour lui. « Non, je vois Apple comme… du Rolex, nous sommes plutôt Swatch ». La comparaison est intéressante, et sous-entend deux choses. La première, que ses produits sont moins onéreux que l’Apple Watch. Ce qui est vrai, mais à 300 euros, la Pebble Time Round n’est pas donnée, surtout avec le bracelet supplémentaire facturé 50 euros. La seconde, c’est qu’il compte construire des montres pour tout le monde, « et pas seulement des macophiles ».

Pebble Time Round

Pebble Time Round

Arrière de la Pebble Time Round

Arrière de la Pebble Time Round

Si Apple est Rolex, et Pebble est Swatch, où se trouve Android Wear ? Eric n’a pas su me répondre : « Je ne sais pas vraiment, je trouve qu’Android Wear est confus. Il ne se focalise pas assez sur les choses essentielles que les gens attendent. Par exemple, la montre sert avant tout à donner l’heure, nous avons donc choisi un écran e-ink qui affiche toujours l’heure, même quand elle est en veille. Je ne pense pas que les montres soient des smartphones, ce sont avant tout des montres avec une couche intelligente ». Et de continuer : « L’arrivée d’Apple a été une bonne chose, les gens s’intéressent plus aux montres connectées. C’est une des entreprises les importantes du monde, peut-être la plus importante. Mais Apple est arrivé tard, ce n’était pas les premières montres connectées, Samsung est là depuis plusieurs années ». J’en ai profité pour lui montrer la Gear S2 que j’avais au poignet, « Je la connais, Samsung a de bonnes idées ».

L'écran de la Pebble Time Round est de l'e-ink avec retroéclairage, environ deux jours d'autonomie

L’écran de la Pebble Time Round est du e-ink avec rétroéclairage, environ deux jours d’autonomie

Un écosystème applicatif

Pebble a la particularité d’avoir son propre écosystème d’apps, avec quelques milliers de références et de nombreux cadrans. « Quelles sont les apps que vous utilisez le plus sur votre Pebble ? Je vous le demande, car sur ma Pebble Time, je n’utilise que Pixel Miner », lui ai-je expliqué. « Ah, Pixel Miner est super, j’utilise avant tout le Voice Recorder pour enregistrer des notes vocales, j’utilise également une application mesurer le fitness, en particulier le nombre de pas que je fais, ma vitesse quand je cours, mais aussi la qualité de mon sommeil. Et enfin, je voyage beaucoup, j’utilise TripIt pour agréger toutes les informations sur mes voyages, comme les numéros de vols, ou les réservations de voitures et d’hôtels. ».

Eric Migicovsky avec la Pebble Time Round

Eric Migicovsky avec la Pebble Time Round

Puisqu’il est disponible sur quatre modèles de Pebble, j’ai demandé à Eric s’il envisageait de licencier son système, « Pour le moment ce n’est pas prévu, mais je ne suis pas fermé à cette possibilité », et sur le fait de s’associer avec des constructeurs de montres traditionnelles, « Je l’envisage également, nous n’avons rien à annoncer aujourd’hui, mais… à l’avenir, toutes les montres seront connectées, dans 5 ans, la majorité des montres seront connectées ». J’ai encore du mal à y croire…

« Dans 5 ans, toutes les montres seront connectées »

Peu de données existent sur le développement du marché de la montre connectée. Selon une des rares études publiées sur le sujet, celle de Kantar Worldpanel ComTech, publiée début novembre, indique que seulement 3 % de la population adulte aux États-Unis sont équipés d’une montre connectée. Cela peut indiquer deux choses. D’abord que ce marché est très jeune, mais aussi que la montre connectée a du mal à trouver son public. Ce rapport met en avant les raisons de ce développement fébrile : « les montres connectées sont trop chères » est la première mention chez 41% des consommateurs interrogés. Ils sont 33 % à considérer que « la montre connectée n’est pas utile et mon smartphone fait déjà tout ça ».

Eric Migicovsky

Eric Migicovsky

Eric Migicovsky n’a cependant pas tort sur un point : nous sommes au début de l’ère de la montre connectée. En tant que technophile, je suis plutôt enthousiaste à propos de l’avenir. Regardez le marché des smartphones en 2007 : auriez-vous prévu l’arrivée de services tels qu’Uber ? Spotify ? Instagram ?

Carl Pei, l’homme derrière OnePlus

Lors du Web Summit, nous avons rencontré Carl Pei. Il s’agit du cofondateur de OnePlus, un personnage emblématique de cette nouvelle entreprise chinoise. Pendant l’entretien qu’il nous a accordé, nous avons évoqué sa stratégie, les leçons apprises, ses sentiments sur ses deux premières années et bien entendu, l’avenir de OnePlus.

Carl Pei, co-fondateur de OnePlus

Carl Pei, cofondateur de OnePlus

Tout n’a pas été si lisse pour OnePlus depuis les deux premières années du lancement. Dès le début, un petit scandale a éclaté quand l’une de ses campagnes de marketing a demandé aux femmes intéressées par ses produits de proposer une photo d’elle. Il y a également eu le problème d’écran, où la marque a manqué de communication. Sans oublier le système d’invitations, qui a été un vrai cauchemar pour le communauté. Et pourtant, OnePlus reste une des marques emblématiques de l’écosystème Android, mais aussi de tout le secteur de le téléphonie.

 

« Qu’est-ce que c’est, OnePlus ? »

J’ai commencé l’entrevue en lui demandant simplement, « Qu’est-ce que c’est ,OnePlus ? ». La question peut être à première vue insignifiante, mais je l’invitais ainsi à me confier les raisons de cette aventure. « Les gens pensent qu’il s’agit d’une marque de téléphone qui vend de très bons produits avec des caractéristiques élevées à un prix bas. Ce n’est pas faux, mais ils passent à côté de l’essentiel (…). Je me souviens, à l’été 2013, j’étais chez Oppo à l’époque, nous avons tous posé nos smartphones sur la table de réunion. Je me suis alors demandé : Pourquoi les gens autour de cette table ont tous des iPhone ? C’est fou, nous fabriquons des smartphones Android ».

« Existe-t-il une seconde marque de smartphones clairement identifiée comme indispensable, iconique, dans la tête des consommateurs ? », m’a-t-il demandé. La réponse n’est pas claire, je lui ai répondu fébrilement Samsung – en parts de marché -, mais sans être satisfait de ma réponse. Carl m’a repris. « Il n’a pas de seconde marque. En tout cas, ce n’est pas clair. Certaines personnes répondent Samsung, d’autres Xiaomi, certains ont dit Sony. C’est là que l’idée de OnePlus est née, il fallait fabriquer de meilleurs produits ».

Tout cela est surprenant sans vraiment l’être. L’iPhone n’a pas perdu de son aura, plusieurs années après le décès de son apôtre, Steve Jobs. Apple prend quasiment tous les profits de l’industrie, avec une part de marché globale de moins de 10%, et pour Carl Pei, « sans argent, pas d’investissement, pas d’innovation ».

Oppo est une entreprise solide selon Carl, mais il voulait faire les choses seul, « à ma façon », dit-il. Pour lancer une nouvelle marque de téléphonie, il s’est basé sur les ressources d’Oppo, mais pas seulement. « Il fallait revoir tout le modèle de fixation des prix, essayer de faire d’énormes économies d’échelle, nous avons commencé sans aucun budget dédié au marketing et à la communication, nous avions des ressources, mais pas pour des campagnes de publicité ».

« Le même niveau d’attentes qu’Apple »

Il fallait créer une marque avec « le même niveau d’attentes qu’Apple », Carl Pei en est conscient, les choses ne sont pas simples dans cette industrie. Il a donc décidé de se focaliser sur un seul produit, et tout faire « pour en faire le meilleur produit ». Le fait de se focaliser sur un seul produit lui a permis de réaliser de grosses économies, mais surtout de « le faire bien ».

Comme je le disais en introduction, les choses n’ont pas été parfaites. « Nous avons surtout appris qu’il y a un énorme fossé entre l’idée et l’exécution. Je pense que notre plus grande erreur en termes de marketing a été la campagne Ladies First. L’idée initiale n’était pas mauvaise. Nous savions que notre communauté était très dominée par les hommes. Nous voulions plus de femmes impliquées. L’idée initiale était de trouver un moyen de les encourager à acheter notre produit ». Il m’a rassuré, désormais OnePlus prendra plus de recul.

Carl Pei a surtout parlé des gens, oui, nous. « Les habitudes ont rapidement changé, la façon de communiquer a été bouleversée… et les entreprises fonctionnent toujours de la même façon. Par exemple, pour le retard de commercialisation du OnePlus 2, nous avons présenté nos excuses. Combien d’entreprises s’excusent pour leurs erreurs ? Très peu. »

Nous avons continué en discutant du OnePlus One, le premier produit, « OnePlus One est disponible en différents matériaux, comme le bambou ou le bois. Ces coques ont été très bien reçues, mais nous n’avons pas réussi à créer ce que nous voulions. Par exemple, nous avons placé l’antenne à l’intérieur, ce qui rend difficile de fabriquer les coques à nos normes. L’usine qui a réalisé la coque en bambou avait un taux de rendement de seulement 30%. Cela signifiait que pour chaque 10 coques, nous en jetions sept. »

« Oui. Le système d’invitations a été nécessaire à ce stade en raison de notre petite échelle »

Je lui ai rappelé que son modèle d’achat sous forme d’invitations avait été une catastrophe de notre côté. « Oui. Le système d’invitations a été nécessaire à ce stade en raison de notre petite échelle. Nous ne pouvions pas nous permettre de prendre des risques de stocks. Avec le modèle classique, nous nous serions retrouvés avec un gros inventaire et nous avons déjà une marge très faible. Nous aurions été obligés de jeter cet inventaire pour libérer les flux de trésorerie, cela nous aurait faire perdre de l’argent et nous aurions pris de gros risques ». Carl Pei se veut désormais rassurant : « nous sommes désormais mieux préparés, l’expérience sera beaucoup moins frustrante ».

Entre smartphone et logiciel

Cela m’a permis justement de rebondir. Comment gagner de l’argent avec aussi peu de marges ? Je n’étais pas le premier à l’interroger sur ce point. « Nous avons une marge, elle est juste faible. Mais nos coûts sont faibles, et notre marge évolue, car le prix des composants baisse avec le temps et avec l’échelle ». Pour le OnePlus 2 ou encore le OnePlus X, il m’a assuré qu’il ne faisait pas de marges au lancement, « mais avec le temps et le nombre de commandes, le prix des composants baissent, et nos marges augmentent ». Une stratégie qui me rappelle celle de Sony et Microsoft avec leurs consoles de salon respectives, néanmoins OnePlus n’a pas encore d’écosystème pour lui permettre de tirer des revenus ailleurs. Enfin…

Aviez-vous remarqué que OnePlus n’est pas qu’un simplement constructeur de téléphone ? Ils sont également éditeurs de logiciels. En stoppant leur collaboration avec Cyanogen, il a édité sa propre version d’Android, Oxygen OS. Aujourd’hui, il ne compte pas vraiment réaliser des revenus avec cet OS. Néanmoins, « quand nous aurons des dizaines de millions de consommateurs, nous pourrons pousser des services qui nous permettront de faire de l’argent avec le logiciel. Mais ce n’est pas encore le moment ». Il m’a fait également part de sa dernière nouveauté, « Reflexion ». Une application Android, mais également iOS pour prendre des photos de façon originale. OnePlus est désormais un éditeur d’apps.

Programme dédié à des startups

Programme dédié à des startups

Comme il me le disait plus tôt, ses consommateurs ont la même attente de ses produits que ceux d’Apple. Il en est donc conscient, « les excuses n’ont plus de sens. OnePlus doit devenir plus sérieux, plus stable. C’est la seule façon de toucher tout le monde, pas seulement les early adopters ». Mais comment toucher plus de monde ? « Nous devons être plus professionnels, nos produits doivent être plus faciles à acheter, nos services doivent être meilleurs ». Et quand je lui ai rappelé qu’il n’avait pas de budget en marketing et en communication, « nous en avons désormais, nous allons investir dans des médias, les médias que nos utilisateurs consomment ».

Une diversification, mais uniquement dans l’univers du smartphone

Enfin, nous avons évoqué le OnePlus X, en cours de test dans la rédaction FrAndroid. « Qu’en pensez-vous ? », m’a-t-il demandé. J’ai essayé d’être plutôt honnête avec lui : à vrai dire, il ne ressemble pas aux précédents OnePlus, je trouve qu’il a l’allure d’un smartphone lambda. C’est dommage. « Vous avez raison », m’a-t-il répondu. Puis il m’a expliqué, en choisissant des matériaux comme ceux-là, le verre principalement, les variations de design ont été limitées, ils se sont donc retrouvés avec moins de souplesse que le plastique. De plus, il ne voulait pas garder le même design, après deux produits. « Nous avons regardé sur le marché, seul Sony garde le même design, et ce n’est pas un argument de réussite ».

OnePlus X

OnePlus X

Je l’ai interrogé également sur d’autres secteurs, l’automobile connectée, les montres intelligentes, la TV. « Je n’ai pas de TV, je la regarde seulement dans la chambre, les jeunes n’ont plus de TV, la montre, je n’ai pas encore trouvé son usage, quant à la voiture… ce n’est pas encore l’heure. Nous devons nous focaliser sur le marché des smartphones, il est énorme, des milliards de consommateurs n’ont pas encore de smartphone ».

Carl Pei, toujours, entrain de discuter avec des visiteurs du WebSummit

Carl Pei, toujours, en train de discuter avec des visiteurs du WebSummit

Je pense que la réussite de OnePlus tient, en grande partie, dans cet homme, Carl Pei. La façon dont il raisonne à travers les problèmes, et la façon dont il voit le monde sont différentes. Ce n’est pas Elon Musk, mais son côté fun, intègre et désinvolte m’interpelle. J’ai terminé l’entrevue en lui demandant qui l’inspirait. « Steve Jobs m’a inspiré, mais c’était il y a quelques années. Vous pouvez apprendre de bonnes choses des autres, mais il faut ensuite penser par vous même. Je pense que Elon Musk fait de belles choses, Jeff Bezos également. Il existe beaucoup de gens cool qui font les choses bien, mais je ne pense pas qu’ils doivent être considérés comme des idoles. »

Cyanogen Inc, l’autre visage d’Android qui dérange Google

Cyanogen, CyanogenMod, Cyanogen OS. En tant que lecteur de FrAndroid, il y a de grandes chances que vous connaissiez tout ça. J’ai profité du WebSummit pour rencontrer Kirt McMaster, un des cofondateurs de Cyanogen Inc. Je dois avouer que la préparation de cette entrevue m’a littéralement pris la tête, non pas que je sois impressionné par Kirt, mais les sujets sont sensibles. Commençons par une petite histoire.

Kirt McMaster

Kirt McMaster

 

Il était une fois…

L’histoire de Cyanogen Inc est passionnante. Vraiment passionnante. Elle a débuté, comme beaucoup de vieilles histoires sur Internet, sur des forums. Ces forums que l’on lit toujours, comme XDA ou encore la communauté Reddit. En 2009, deux ans après l’annonce d’Android, Steve Kondik, un ingénieur senior de 40 ans, était devant son PC à participer à des discussions et des réflexions. Face aux déboires des constructeurs, comme Samsung, dans leur tentative de proposer des interfaces Android avec une expérience utilisateur qui ne soit pas désastreuse, Steve a voulu réaliser des modifications de l’interface, et a ensuite travaillé sur l’amélioration des performances et l’augmentation de l’autonomie des batteries.

Son travail a attiré de nombreux passionnés, partout dans le monde, même en France : des dizaines, des centaines, et plus de 8000 aujourd’hui. En octobre 2011, 1 million de personnes avaient installé CyanogenMod. En 2012, 5 millions. Samsung a fini par embaucher Steve Kondik. C’est finalement un peu plus tard qu’il rencontre Kirt McMaster et que les deux compères décident de créer Cyanogen Inc. Steve en serait le CTO (Directeur Technique) et Kirt, le CEO (Directeur Général).

CyanogenMod, animation de démarrage

CyanogenMod, animation de démarrage

 

Le duopole qui inquiète

Revenons en 2015. À l’échelle mondiale, Google détient plus de 80 % de parts de marchés des systèmes d’exploitation pour smartphone. Le prix des produits s’est écrasé, permettant à des acteurs d’émerger, à l’image de Xiaomi, OnePlus ou encore Wiko. Plus grave cependant : 96 % du marché des OS mobiles est entre les mains de deux acteurs : Apple et Google.

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Source : IDC

Nous assistons à une situation de duopole et c’est ce qui inquiète Cyanogen. Cette situation peut mener à des conséquences néfastes pour les consommateurs, comme l’abus de position dominante, des problèmes d’exploitation des données privées, le manque d’innovation, la montée des prix et ainsi de suite. C’est, en tout cas, ce que pense Kirt.

C’est une situation qui n’est pas favorable aux acteurs du marché, comme les constructeurs de smartphones, les opérateurs télécom, les éditeurs d’applications et tous les intermédiaires. Spotify pour la musique, face à Apple Music et Google Play Music. WhatsApp face à Messages et Hangouts. Dropbox face à Google Drive et iCloud. Les exemples ne manquent pas, et ils vont bien plus loin que les éditeurs d’apps et de services. On peut également citer les industriels, à l’image d’Intel, face à Qualcomm et MediaTek. C’est comme si les leçons tirées de l’ère du PC, où Microsoft a utilisé son monopole avec Windows pour écarter ses rivaux et dicter ses conditions, avaient été oubliées.

L’exemple de Spotify a été celui cité part Kirt, « Par exemple, aujourd’hui, si vous utilisez Google Now et vous lui demandez de jouer une musique, ce qui se passe est que la musique est indexée sur les recherches Google et cela vous ouvre Google Play Musique. Pourtant mon seul contact avec la musique est Spotify. Nous pouvons donner à Spotify ce niveau de profondeur d’intégration.».

Cyanogen Inc. se place là. La société vaut 1 milliard de dollars et elle a un objectif ambitieux : proposer une alternative à Google Android et iOS.

 

Cyanogen veut une alternative à Google Android et iOS

« Google Android » et non « Android », la nuance est de taille. Android est, en effet, open-source dans sa version Android Open Source Project (AOSP). Vous aussi, vous pouvez télécharger le code source, le modifier, le compiler et le distribuer.

Android Open Source Project

Android Open Source Project

Néanmoins, cette version d’Android est incomplète, il lui manque un paquet de services et d’apps pour être opérationnelle auprès des consommateurs. Ces services et apps vont du système de notifications, qui passe par les serveurs de Google, au Google Play Store, mais aussi les services de cartographie ou de mise à jour du système. Google fournit tout cela à ses partenaires, dans ce que l’on appelle « Google Apps » qui nécessitent un contrat et une certification Google à la clé. Du coup, Cyanogen a besoin d’Android, c’est fondamental. Cyanogen n’a pas pour objectif de créer un fork d’Android, comme Amazon avec Fire OS. Ce que propose Cyanogen, à travers Cyanogen Inc. et Cyanogen OS, c’est une version d’Android « musclée et optimisée », que l’on peut très bien marier avec les Google Apps.

Les bidouilleurs le savent, CyanogenMod est une alternative crédible sur de nombreux produits, pour diverses raisons : le manque de mises à jour, le changement d’interfaces, le déblocage de smartphones et j’en passe. C’est ce qui a permis à Cyanogen de constituer une base de clients qui se compte en dizaine de millions, sans avoir installé nativement une seule de ses solutions. CyanogenMod n’a été qu’une réponse à un problème donné, celui de la mauvaise expérience utilisateur sur un smartphone Android. Celui de « l’échec des constructeurs, des opérateurs et bien sûr de Google ».

Tout le code de CyanogenMod est open-source et proposé sur plus de cent modèles de smartphones différents, sans compter les versions officieuses du système. L’équipe de Cyanogen Inc est d’ailleurs fière de ce bilan, obtenu grâce à sa communauté de passionnés.

Et depuis maintenant quelques mois, un nouveau produit existe : Cyanogen OS. Cette version est finalement assez proche de CyanogenMod, à un détail près : elle a été conçue pour être distribuée avec des partenaires. OnePlus, Wileyfox, ZUK, Yu, Smartfren, Micromax : pour le moment les partenaires sont peu nombreux, et sont surtout de petits acteurs, même si les produits ZUK sont produits par Lenovo et que Micromax est un des acteurs majeurs de la téléphonie en Inde. D’ailleurs, à bien des égards, Micromax suit les traces de Xiaomi, avec un développement impressionnant ces derniers mois. Mais Micromax est également partenaire de Google, avec Android One… un concurrent direct de Cyanogen OS. Bref, comme vous le voyez, la concurrence est rude.

 

« Google n’a aucun intérêt à bloquer Cyanogen »

Mais Google n’a aucun intérêt de bloquer Cyanogen, selon Kirt. Ils sont peut-être concurrents, mais Cyanogen utilise les services Google, « tout le monde chez nous les utilise, et même nos millions d’utilisateurs ». « Quel est l’intérêt de travailler avec Cyanogen pour un constructeur, alors ? », voilà la question qui l’aura sans doute un peu énervé : « Mais vous avez déjà utilisé CyanogenMod ?! » m’a t-il répondu assez sèchement.

« Oui, bien sûr, mais je ne suis pas un constructeur… ».

C’est à ce moment là qu’il a repris son sérieux : «  Pour l’argent, pour l’expérience utilisateur, pour nos compétences, notre savoir-faire et pour l’argent, encore. ».

L’enjeu est énorme, de gros mastodontes ont essayé et ont échoué à proposer un troisième OS mobile : Microsoft, BlackBerry, Samsung, Mozilla, Nokia, Intel ou encore Palm. D’ailleurs, Kirt McMaster est bien conscient de cette histoire, qui est la raison pour laquelle, dit-il, Android est la seule solution. L’entreprise a intelligemment repris les bases d’AOSP et en ouvrant le code de Cyanogen, elle continue ainsi à attirer des développeurs, partout dans le monde.

Kirt McMaster à la conférence « Breaking the OS duapoly » et un échange avec David Gilbert (International Business Times)

Kirt McMaster à la conférence « Breaking the OS duapoly » et un échange avec David Gilbert (International Business Times)

Un milliard de dollars

Revenons à la valorisation de Cyanogen Inc. 1 milliard de dollars. D’où vient ce chiffre ? C’est simple. CyanogenMod et CyanogenOS sont installés sur 55 millions d’appareils, aujourd’hui, et ce chiffre ne compte pas les versions utilisées en Chine. D’ailleurs, Kirt McMaster estime à environ 50 millions le nombre d’utilisateurs chinois. Les analystes, de leur côté, estiment que chaque téléphone pourrait apporter à Cyanogen un minimum de 10 dollars. Avec environ 100 millions d’utilisateurs, le compte est bon : environ 1 milliard de dollars.

Comment est calculé ce chiffre de 10 dollars de revenu ? J’ai posé de nombreuses questions à Kirt McMaster, pas seulement sur son business model mais aussi sur ce qui lui permettait de générer des revenus aujourd’hui. Finalement, l’explication est assez simple : Cyanogen veut créer de la rentabilité sur le logiciel. Ces revenus proviennent des services et applications pré-embarqués et intégrés. Par exemple, une entreprise comme Visa ou PayPal serait en mesure de construire un système de paiement sans contact qui fonctionne tout aussi bien ou mieux que Android Pay.

Skype pourrait être intégré directement. Un service comme Spotify pourrait devenir le lecteur de musique par défaut sur un téléphone. C’est ce qui a poussé Cyanogen à travailler avec Microsoft. Depuis quelques semaines, on évoque l’intégration de l’assistant vocal Cortana. Kirt McMaster me l’a pourtant dit : « rien n’a été annoncé aujourd’hui, rien », mais il y a fort à parier que Microsoft est un de ses partenaires clés, le géant de Redmond cherchant des relais d’acquisition pour l’ensemble de ses services.

Pour le moment, les revenus sont modestes. Cyanogen vend des « thèmes » que l’on peut acheter sur le Google Play Store, permettant ainsi à Google de capter 30 % de ses revenus. Mais les véritables revenus ne viendront évidemment pas des thèmes. Cyanogen vient de commencer à travailler avec Nextbit, encore un petit acteur avec un gros potentiel, il a intégré le client mail Boxer, et continue à intégrer les services de Microsoft : Bing, Skype, OneDrive, OneNote, Outlook et bien entendu Office.

 

Une situation confuse

Cette situation est confuse. Cyanogen a besoin de Google pour Android, mais Cyanogen cherche à faire sauter ses dépendances à Google. L’entreprise noue donc des partenariats commerciaux, cherche la rentabilité et bouscule sa communauté. La commercialisation de CyanogenMod est discutée depuis 2013, et elle n’a pas été gérée correctement vis-à-vis des contributeurs. Nous avions discuté avec Guillaume Lesniak à l’époque, qui avait décidé de quitter l’aventure. Car, il faut le rappeler, CyanogenMod était – initialement – un projet sans but lucratif.

Mais Kirt McMaster est persuadé de l’intérêt de sa solution et de sa stratégie. Android compte un milliard et demi utilisateurs dans le monde, les analystes tablent sur « cinq milliards » d’ici 2020. Dans un marché de cette échelle, la croissance d’Android est la plus rapide, la plus forte de toute l’histoire de l’informatique. « Qu’est-ce que cela signifie ?, commente Kirt, Cela signifie que dans un marché de plus de cinq milliards d’utilisateurs, une poignée de produits dérivés, peut-être deux ou trois dérivés d’Android, peuvent se développer et avoir des bases importantes d’utilisateurs ».

Je ne pouvais pas terminer cette entrevue sans évoquer CyanogenMod 13. « Cela arrive bientôt, très bientôt ». Pour rappel, cette version très attendue de CyanogenMod est basée sur Android 6.0 Marshmallow. Kirt McMaster m’a également rassuré sur l’avenir proche du projet : « De nombreuses annonces arrivent, dont de nouveaux constructeurs partenaires ».

J’en ai profité pour rencontrer Wileyfox, un des partenaires de Cyanogen. Mais c’est une autre histoire.

Android et Chrome OS, l’idée fait son chemin

Hier, le Wall Street Journal nous annonçait que Google allait fusionner Chrome OS et Android, dans une nouvelle version d’Android, annoncée à la prochaine Google I/O et disponible dès 2017. Après cette annonce, Google a réagi et l’idée commence à faire son chemin.

Chromebook Pixel

Chromebook Pixel

Les réactions de Google ne se sont pas fait attendre. Horishi Lockheimer, le nouveau responsable en charge du développement d’Android et de Chrome OS, a réagi directement sur son compte Twitter. Sans démentir l’information, il a annoncé travailler activement sur le développement de Chrome OS, en annonçant également avoir acheté deux Chromebooks à ses enfants pour la rentrée scolaire.

Le travail d’analyse le plus poussé nous vient de Re/Code qui a interrogé directement Google, tout en réalisant une réflexion poussée sur cette future union. Mark Bergen, journaliste pour Re/Code émet l’hypothèse que cette décision est motivée par le développement de l’audience du mobile, dans toutes ses formes, et donc des revenus qui y sont liés. Il en profite pour rappeler que Sergey Brin, cofondateur de Google, avait déjà suggéré que les deux systèmes pouvaient fusionner en 2009. Il évoque également les coûts de maintenance de deux OS, bien trop importants. Néanmoins le journaliste termine son article en rappelant que tout n’est pas perdu : Chrome OS est bien plus sécurisé qu’Android selon lui, grâce à la capacité de Google à pousser des mises à jour rapidement.

 

Les applications natives VS le HTML5

De notre côté, nous émettons une réflexion plus poussée sur la confrontation entre deux mondes, celui du web et celui des applications. Aujourd’hui, celui du HTML5 et des applications natives. Les choses semblent claires à ce jour. Il existe plus d’un million d’apps sur Android, et les différentes études publiées indiquent que les gens utilisent bien plus des apps natives que leur navigateur mobile sur smartphone et tablette, 80 % contre 20 %. Même si TheVerge a décidé de ne pas avoir d’application native, le constat est là : les applications natives se sont bien plus développées que les applications Web, d’ailleurs, j’ai récemment tenté d’utiliser Skype Web, toujours en version bêta en 2015.

Et c’est là que le bât blesse. Chrome OS est basé sur un navigateur Web, dont la très grande partie de l’écosystème est basé sur le Web, par exemple à travers le Chrome Store. C’est sûrement ce qui a poussé Google à développer ARC, un moteur d’exécution d’applications Android. Aujourd’hui, le résultat est très mitigé. On retrouve certes quelques applications Android sur le Chrome Store, mais elles restent bridées et peu efficaces à l’usage.

 

L’iPad Air Pro et la Surface 4

L’autre raison qui nous pousse à envisager sérieusement l’arrivée d’Android sur des machines proches des PC, c’est le développement des ordinateurs portables hybrides. Microsoft a été le pionnier dans ce domaine, en le transformant même en fer de lance de Windows 8, puis Windows 10. Dernièrement, Apple a même lancé un écran de plus de 12 pouces avec un clavier détachable… sous iOS. Il s’agit de l’iPad Pro qui arrive bientôt sur le marché. Enfin, aux côtés de ses Nexus, Google a dévoilé le Pixel C, sous Android. C’est d’ailleurs le premier produit Pixel sous Android, ces produits restaient d’onéreux ordinateurs portables sous Chrome OS.

L’ordinateur portable hybride, ou tablette hybride si vous voulez, fait sens, il combine la productivité du PC et la mobilité des tablettes. D’ailleurs, OS X et Windows 10 ressemblent davantage à Android que Chrome OS, qu’il s’agisse de l’écosystème, de la connectivité, de l’autonomie ou encore des performances.

 

Une transition délicate

Google va devoir désormais réaliser une transition délicate, car Chrome OS a trouvé ses utilisateurs. Dans les écoles, les entreprises, les magasins, dans les salons, mais aussi auprès des étudiants. Il a réussi à offrir un avenir aux netbooks, mais aussi à apporter une solution unique à l’informatique, en termes de sécurité, de coûts, de flexibilité ou encore de simplicité.

Je vous invite à lire notre dossier – Et si un Chromebook suffisait pour la rentrée ? – dans lequel nous revenons sur les qualités de cet OS.

Au fond, même si Google dément l’information (d’ailleurs est-ce que ce tweet peut être considéré comme un démenti ?), cette transformation est tellement logique qu’elle nous semble naturelle. Attendons de voir ce que nous réserve la prochaine Google I/O.

Chrome OS est mort, vive Android !

La situation était étrange, d’un côté Chrome OS, un système basé sur le navigateur Chrome, de l’autre côté Android. Récemment, Google avait même dévoilé le Pixel C, sous Android. Selon le Wall Street Journal qui cite des sources anonymes et fiables, Google devrait annoncer l’unification des deux systèmes, ou plutôt, l’intégration de Chrome OS au sein d’Android.

Sundar Pichai

Sundar Pichai, CEO de Google (PHOTO: DAVID PAUL MORRIS/BLOOMBERG)

A la Google I/O 2016, qui devrait avoir lieu en juin prochain, Google profitera sans doute de l’événement pour annoncer la prochaine version d’Android – Android N – qui supplantera Chrome OS, sur les netbooks et autres ordinateurs portables. Le nouveau système Android serait ensuite disponible courant 2017, encore selon le média américain. Il sera capable d’équiper tous les appareils, du smartphone à la tablette, en passant par le PC et les montres connectées, mais aussi les automobiles et bien d’autres catégories de produits.

 

Une décision logique

Une décision qui semble logique, surtout avec l’annonce du dernier Pixel C, et son clavier détachable. Dernièrement, Google a même permis aux développeurs de porter leurs applications Android sur le navigateur Chrome, avec certaines modifications. On peut également évoquer l’équipe en charge de Chrome OS et Android, il s’agit d’une même et seule équipe dirigée par Hiroshi Lockheimer.

Malgré de belles performances, les ordinateurs Chrome, le plus souvent appelés Chromebooks, sont encore des acteurs de niche, qui représentent moins de 3% des PC selon le cabinet d’études IDC.

Pour le moment, Google n’a pas commenté cette information, néanmoins la fuite pourrait accélérer le plan évoqué par le Wall Street Journal.

WSJ

Honor 7 : Marshmallow dans moins d’un mois

Les propriétaires du Honor 7 vont être ravis, Honor vient d’annoncer qu’Android 6.0 Marshmallow sera disponible en bêta-test d’ici un mois.

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Nous nous en doutions fortement après la publication du planning de mises à jour pour le marché chinois. À Berlin pour fêter sa première année en Europe, la marque chinoise affiliée à Huawei a annoncé l’arrivée de la première « build » d’Android 6.0 Marshmallow. Il s’agira d’une version de test qui sera réservée à quelques membres du forum FrAndroid. La version finale devrait arriver en janvier 2016. Pour rappel, le Honor 7 est équipée de l’interface EMUI, actuellement en version 3.1.

YouTube Red, pas de rémunération pour les créateurs de vidéos pendant la période d’essai

C’est un débat que l’on connaît, Apple avait dû se résigner à reculer face aux plaintes des artistes, dont celle de Taylor Swift. Les artistes voulaient être payés, même pendant la période d’essai offerte aux utilisateurs. Avec le lancement de l’offre Red, YouTube fait face à la même polémique : doit-on payer les créateurs de vidéos pendant cette période ?

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L’offre YouTube Red est une offre assez complète, qui comprend l’absence de publicités sur la plateforme. Évidemment, les créateurs de vidéos sont rémunérés directement par YouTube, de la même façon que les artistes sur les services de streaming musicaux. Pour rappel, ils touchent 0,005 et 0,008 euro par chanson écoutée. Il s’agit d’une moyenne qui ne comprend pas les partenariats passés entre les labels majeurs et les plateformes de services. Pour YouTube, nous restions dans le flou, sachant qu’une période d’essai gratuite est proposée à tous les utilisateurs.

D’après le network Fullscreen, un groupement de Youtubers, Google ne compte pas rémunérer les créateurs pendant cette fameuse période. Ce qui est une politique plutôt généralisée, Apple Music étant une exception. Nous imaginons bien sûr que la nouvelle va encourager les YouTubers à se manifester, comme les artistes au moment du lancement d’Apple Music.

Spotify dépasse les 650 000 abonnés en France, grâce à Bouygues Telecom

L’intégration aux offres de l’opérateur français fonctionne, Spotify vient de communiquer ses chiffres en France : avec 650 000 abonnés, le service de streaming musical suédois est encore loin derrière son concurrent local, Deezer, mais son développement s’est accéléré.

L'application Spotify

L’application Spotify

Pour rappel, l’abonnement « Premium » à Spotify est proposé au sein des abonnements de Bouygues Telecom depuis le début de l’année 2015, avec les forfaits Sensation 3 Go, 5 Go, 10 Go ou 20 Go. Vous avez le choix entre trois options, dont l’abonnement Spotify, proposé normalement à 9,99 euros par mois. Ce levier d’acquisition a eu des conséquences heureuses pour le développement de Spotify en France, puisque l’on compte désormais 650 000 abonnés dans l’Hexagone. Un chiffre en augmentation de 150 % depuis le début de l’année et de 270 % depuis l’année dernière.

Ce n’est pas la première intégration de ce type, l’abonnement Deezer était offert dans certaines offres Orange, il est depuis fin 2014 intégré en option. Pour rappel, le service de streaming musical français compte 1,5 million d’abonnés en France.

 

Une intégration bien heureuse

L’intégration d’offres de contenus aux forfaits 4G LTE permet d’augmenter la valeur des offres, mais elle permet également d’accélérer l’adoption des technologies sans fil, en encourageant les utilisateurs à consommer plus de data, et in fine, à prendre des forfaits plus onéreux avec plus de Go. Une sorte de cercle vertueux, si vous voulez.

LesEchos

Droidcon Paris, FrAndroid est partenaire média de l’événement dédié aux développeurs

Entre Londres, Tunis et Paris, nous suivons depuis des années cette conférence : la Droidcon. En France, elle a lieu au Tapis Rouge les 9 et 10 novembre, pour sa troisième édition consécutive à Paris. Les trois thèmes majeurs de cette année seront le développement Android, bien entendu, mais aussi l’Internet des Objets et l’UX/UI. Au total, 50 conférenciers experts Android et plus de 600 participants seront présents pour cette conférence, la plus grande dédiée à Android en France. Nous vous proposons d’ailleurs un code de promotion, plus bas dans l’article si vous souhaitez vous y rendre.

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Cette année, les équipes du PAUG et de BeMyApp ont travaillé sur une édition assez similaire à l’année dernière, avec environ 600 participants et des conférenciers de qualité. Par exemple, Svetlana Isakova de chez JetBrains va évoquer le langage Kotlin, mais aussi Corey Latislaw , qui travaille pour Green Life Software Development, un Google Developer Expert (GDE) qui a codé plusieurs applications Android de haut niveau pour des grosses entreprises, mais aussi des petites structures.

Au programme, on retrouve également Florian Mierzejewski de chez Novoda, ou encore Volker Leck, un vétéran de Java et un pionnier de la plateforme Android. Vous pourrez compter également sur Alexis Fogel, cofondateur de Dashlane et Pierre-Olivier Dybman, cofondateur de FrAndroid, qui a travaillé sur une conférence dédiée aux mises à jour Android.

La Droidcon, c’est également un événement de networking quasi incontournable en France. Bref, si vous n’êtes toujours pas inscrit, prenez votre place à 50 euros (au lieu de 120 euros) en saisissant le code promo « FrAndroid_droidcon2015» sur droidcon.fr. FrAndroid, en tant que partenaire média, sera présent à l’événement, nous en profiterons pour rencontrer quelques personnalités de l’écosystème.

3D Touch sur Android, à l’aide du baromètre

La « 3D Touch » sera la prochaine fonctionnalité des smartphones Android. Difficile de le nier, Huawei et ZTE ont déjà leurs technologies Force Touch, et Apple a prouvé son utilité. Un développeur Android a réussi à recréer le fonctionnement de la technologie grâce au baromètre, un capteur que l’on retrouve sur certains smartphones Android.

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Sur l’iPhone 6S, 3D Touch peut être utilisé par les développeurs grâce à la fonction UITouch, dont on choisit ensuite la valeur (celle de la force) entre de 0,0 à 6,667. On détermine ainsi des actions en fonction de la pression du doigt sur l’écran.

Le baromètre a fait son apparition dans les appareils Android depuis 2011. Il permet de mesurer la pression atmosphérique, mais aussi détecter l’altitude. C’est un des nombreux capteurs que l’on retrouve dans nos smartphones, et les développeurs peuvent bien entendu accéder à ces données : il existe un plugin spécialement conçu pour le baromètre. Un développeur a donc eu l’idée d’utiliser ces données pour reproduire les fonctions de 3D Touch, et le résultat est convaincant, comme l’atteste la démonstration en vidéo. Son travail est disponible en open-source, ce qui offre la possibilité à quelques développeurs d’aller encore plus loin.

Lien Youtube

Si vous souhaitez tester le baromètre de votre appareil, voici une application gratuite.

Nexus 5X : Google reconnaît les teintes jaunâtres et remplacera les appareils

Nous avons reçu deux Nexus 5X à la rédaction, dont un est touché par l’affaire des « teintes jaunâtres ». Difficilement reproductible sur des photos, l’écran montre une teinte bien trop jaune. Google a une solution à ce problème.

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Nexus 5X à gauche, Nexus 5 à droite

L’alerte a été donnée, encore une fois, par les utilisateurs de Reddit. Plusieurs d’entre eux ont observé des teintes jaunâtres sur les écrans des Nexus 5X. Pour rappel, Google et LG ont utilisé une dalle IPS (In-Plane Switching) sur ce produit, une technologie qui offre les angles de vision les plus larges. Elle présente généralement un taux de contraste moyen, mais des blancs bien plus « blancs » que la technologie AMOLED. Le constat de ces utilisateurs est donc, en effet, problématique.

Néanmoins, ces problèmes sont assez courants, le OnePlus, ou encore le premier Nexus et plus généralement tous les produits avec des dalles IPS ont connu ce type de soucis. À vrai dire, le Nexus 5X pourrait potentiellement en rencontrer davantage, car comme dans tous les secteurs, les matériaux de meilleure qualité sont utilisés par les produits les plus chers, « meilleure qualité » signifiant généralement pureté des matières premières dans l’industrie. Cela reste une hypothèse.

Ce problème n’est peut-être pas uniquement matériel, il pourrait également s’agir d’un problème d’étalonnage. Malheureusement, Android ne dispose pas d’un moteur de gestion des ICC à disposition, donc une fois le périphérique caractérisé, il n’est pas possible d’intervenir sur la luminosité du point blanc ou encore de la température de couleur.

Dans tous les cas, d’après certains utilisateurs Reddit, Google aurait décidé de remplacer les appareils incriminés, sûrement pour constater la source du problème et éteindre rapidement la polémique. Nous n’avons pas contacté le support du Google Play en France, étant donné que le Nexus 5X n’est pas encore en vente.

BlackBerry Priv, le Google Play est prêt à l’accueillir

« Le BlackBerry arrive », façon « is coming« , un peu comme l’hiver. Ce revirement du constructeur canadien est une des choses les plus intéressantes de cette fin d’année. Il a choisi d’adopter massivement Android et le Google Play pour le prochain BlackBerry. À quelques jours de son arrivée, les applications de BlackBerry ont débarqué sur le Google Play. Allons regarder ça de plus près.

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Le BlackBerry Priv n’a pas fait l’objet d’une grande annonce globale. Après de nombreuses fuites, BlackBerry l’a timidement dévoilé publiquement. Nous savons désormais qu’il arrive et qu’il ne sera pas donné. Près de 800 euros en Europe, ce qui le place dans le haut du panier dans nos étalages.

 

BlackBerry Hub, Contacts et Launcher

Aussi surprenant que cela puisse paraître, BlackBerry a mis de côté BlackBerry OS et a intégré de l’Android à la sauce Google, avec l’ensemble des Google Apps et le Google Play. BlackBerry a opté pour un positionnement basé sur une de ses valeurs fortes, la sécurité. Le constructeur canadien nous l’assure, le Priv est le smartphone idéal pour garder nos données personnelles en sécurité. C’est le premier constat que l’on a en observant les applications sur le Google Play, où l’on retrouve plusieurs applications liées à BES12, BlackBerry Enterprise Service 12. Pour rappel, BES 12 est un outil de gestion de flotte, pour contrôler l’accès et le déploiement de tous les appareils mobiles dans les entreprises. Google et BlackBerry avaient déjà annoncé un partenariat en juillet dernier.

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Parmi les nouveautés, le launcher officiel du Priv, qui ne diffère que très peu de l’expérience pure d’Android. Du moins en apparence.

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BlackBerry Hub était une des fonctionnalités les plus efficaces de BlackBerry OS, et le constructeur canadien l’a porté en partie sur Android. On retrouve l’application qui regroupe de nombreuses données, comme les e-mails, les contacts, les SMS, les agendas dans une seule interface. A priori, il ne sera pas possible d’en faire un écran du launcher, mais nous retrouvons une suite de widgets qui intègrent quelques fonctionnalités.

 

BlackBerry Contacts

Au final, le Priv embarquera une flopée d’applications maison, comme Contacts. Comme son nom l’indique, elle regroupe les contacts, et permet également de créer des groupes de contacts. Un calendrier, plutôt classique, a également fait son apparition, ainsi qu’une application de gestion de tâches.

 

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Enfin pour terminer, l’appareil photo est également disponible, nous retrouvons un mode HDR, un mode panorama, mais également la possibilité de capturer des vidéos en 4K, mais aussi en Full HD à 60 fps.

 

Bien entendu, ces applications sont réservées au Priv, mais vous pouvez récupérer les .APK pour les tester sur votre appareil.

Android Pay va accueillir des programmes de fidélité, en commençant par Coca-Cola

Android Pay n’est pas disponible dans nos contrées, pour le moment, mais cela n’empêche pas Google de continuer à développer son nouveau service aux États-Unis. Un programme de fidélité va être lancé, et Coca-Cola est un de ses premiers clients.

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Anciennement Google Wallet

Anciennement connu sous le nom de Google Wallet, Android Pay est le nouveau service de paiement de Google, que l’on utilise « in-app », directement dans une application, ou en « tap-to-pay », c’est-à-dire à travers un paiement sans contact. Android Pay ne nécessite d’ailleurs pas de terminaux de paiement spécifiques, puisqu’il utilise une communication en champ proche bien répandue sur Android, le NFC, pour transmettre des informations de cartes et faciliter le transfert d’argent.  Si le système est actuellement seulement disponible aux États-Unis, on estime à un million le nombre de commerçants qui acceptent ce moyen de paiement.

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Un premier partenaire, Coca-Cola

Lors d’un événement à Las Vegas, Money 20/20, Google a commencé à communiquer sur le lancement d’Android Pay. Il n’a pas communiqué directement sur le nombre d’utilisateurs, mais a évoqué des « millions d’utilisateurs », dont 60 % n’avaient jamais utilisé Google Wallet. Mountain View en a profité pour annoncer une nouvelle fonctionnalité liée à des programmes de fidélisation. Coca-Cola sera son premier client, à travers les 20 000 distributeurs automatiques Coca-Cola qui possèdent déjà une puce NFC. Vous pourrez donc cumuler des points pour pouvoir profiter de boissons offertes.

Lien Youtube

En 2011, Google était déjà partenaire avec Coca-Cola dans le cadre du service Google Wallet

 

La fidélité dématérialisée

C’est un outil de marketing mobile que l’on appelle la « fidélité dématérialisée », et qui n’a rien de nouveau. Depuis l’avènement du smartphone, il existe pléthore de services similaires, à l’image de FidMe en France. Ce type de service a déjà une longueur d’avance par rapport à Google, FidMe regroupe déjà 6500 programmes de fidélité, ce qui équivaut à la dématérialisation de 18 millions de cartes, pour environ 4 millions d’utilisateurs en Europe.

Cet outil est puissant et intéresse beaucoup la distribution, car il est connecté à nos données personnelles, et permet donc de pratiquer un marketing géolocalisé, à l’aide de push promotionnel notamment. Cela dit, ce n’est pas pour cette raison que vous recevrez un push à chaque fois que vous croiserez un distributeur Coca-Cola.

LG G4 : Marshmallow officieusement disponible

La semaine dernière, LG a annoncé la disponibilité d’Android 6.0 Marshmallow sur le LG G4 pour le marché polonais dans un premier temps, et il n’a pas fallu longtemps pour que la mise à jour soit proposée à la communauté internationale.

Le LG G4 va commencer à recevoir la mise à jour Android 6.0 ...

C’était prévu, quelques jours après le déploiement de Marshmallow en Pologne sur le LG G4, les premières versions officieuses circulent.

Si vous êtes impatients et que vous ne comptez pas attendre la fin de l’année bien sagement, vous pouvez vous lancer dès maintenant dans l’installation de Marshmallow. Évidemment, nous ne pouvons que vous conseiller d’attendre.

Premièrement, le fichier .KDZ qui a été mis à disposition concerne uniquement le modèle H815, celui que l’on retrouve en Europe essentiellement. Ensuite, ce fichier ne peut pas être utilisé par Flash Tool, en tout cas pas en l’état. Enfin, cette première version d’Android 6.0 n’est pas terminée, c’est pour cette raison que le constructeur coréen a limité son déploiement à la Pologne. Si jamais vous êtes toujours partant, il existe une méthode pour installer Android 6.0 Marshmallow. Si vous avez votre bootloader déverrouillé, vous pouvez récupérer les fichiers d’une version rootée que l’on peut facilement installer. Les retours des premiers utilisateurs nous font plutôt vous conseiller d’attendre, certains ayant perdu leur connexion WiFi, par exemple.

Sony prépare l’acquisition de la division capteurs photo de Toshiba

L’information est relayée par Reuters depuis vendredi, Sony serait sur le point d’acquérir la division capteurs photo de Toshiba pour un total d’environ 20 milliards de yens (150 millions d’euros).

Kazuo Hirai, Sony

Kazuo Hirai, Sony

Malgré les rumeurs insistantes autour de la vente de la division mobile de Sony, l’entreprise japonaise a de réels arguments, comme sa division dédiée aux capteurs CMOS qui équipent (entre autres) les smartphones. Ces capteurs sont partout, comme le dernier HTC One A9, l’iPhone 6S ou le Huawei Mate S. Il faut dire qu’en 2014, Sony possédait environ 28% des parts de marché, suivi par Samsung et Omnivision, nous avons regroupé les données fournies par Yole Developpement sur l’année 2014 dans un graphique.

Marché CMOS en juillet 2014 (FrAndroid/ Yole Developpement)

Marché CMOS en juillet 2014 (FrAndroid/ Yole Developpement)

La division CMOS de Toshiba est donc relativement un petit acteur de ce marché, elle n’en reste pas moins stratégique pour Sony. Nous retrouvons les capteurs dans divers domaines, comme la médecine (pour les rayons X), la domotique ou encore l’automobile, sans compter le marché de l’électronique grand public. Aujourd’hui estimé à environ 9 milliards de dollars, le marché du CMOS pourrait peser près de 13 milliards de dollars en 2018.

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Plus tôt dans l’année, TSMC – une fonderie de semi-conducteurs qui assemblent une partie des iPhone – a conclu un partenariat avec le chinois GalaxyCore afin de fournir des capteurs d’entrée et de milieu de gamme, et l’américain inVisage Technologies pour le haut du marché. L’objectif étant de proposer une alternative à tous ses clients qui ont choisi Sony, comme Apple par exemple.

Apple Music, les premiers écrans de la version Android

Disponible actuellement sur iOS, OS X et Windows, Apple Music devrait faire ses premiers pas d’ici la fin de l’année sur Android. Ce n’est pas la première application d’Apple sur Android, mais c’est une des applications les plus attendues. En attendant, voici quelques captures d’écran de la version pré-finale de l’application.

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Le site MobileGeeks vient de publier quelques écrans d’Apple Music sur Android, où l’on retrouve des servicescomme Apple Music Connect et Beats 1. Depuis quelques semaines, Apple a lancé une campagne privée de beta-test avant un lancement officiel de l’application. Les premiers écrans dévoilent une interface assez proche de la version iPhone, plus épurée au passage. Elle adopte également plusieurs points des guidelines d’Android, ce qui est plutôt intéressant.

Pour rappel, Apple Music est désormais considéré comme le second service de streaming musical, juste derrière Spotify.




YouTube Red et Music, de l’abonnement sans publicité et de la musique en streaming

Si vous avez suivi les annonces des derniers mois autour de YouTube, vous savez certainement que Google a lancé YouTube Gaming, une plate-forme dédiée aux gamers. Ce soir, Google vient de dévoiler Youtube Red, une offre d’abonnement, ainsi que YouTube Music, une offre de streaming musical. Examinons tout cela.

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YouTube Red, une offre à 9,99 dollars par mois

Les deux nouveaux services étaient pressentis depuis plusieurs mois. Commençons par celui qui semble être le plus important, YouTube Red. Il s’agit d’une offre d’abonnement à 9,99 dollars par mois, notez qu’il n’existe pas d’offre en euros pour le moment, ni de disponibilité en France.

Cette offre propose plusieurs fonctionnalités. La première devrait vous intéresser, elle permet de télécharger les vidéos YouTube sur votre client mobile pour les consulter sans connexion, nous avions observé un déploiement de cette solution en Inde et dans quelques pays en développement.

En tant qu’abonné, vous pourrez accéder à YouTube sans publicité, ce qui est plutôt surprenant de la part de Google – qui nous a habitué à des services gratuits monétisés par de la publicité (mise à part Google Play Music, ou encore Google Apps ainsi que quelques produits BtoB).

Enfin, YouTube Red comprend également du contenu exclusif, réalisé par des YouTubers célèbres. Pour le moment, Google n’a dévoilé que du contenu anglophone, une série de Skybound Entertainment, que l’on connaît pour The Walking Dead, ou enocre Maker Studios (Disney), ou encore College Humor et Toby Turner. Difficile d’y voir une offre concurrente à Netflix, en tout cas pour le moment.

TheVerge a réalisé une première prise en main de l’application dédiée, YouTube Red. On peut ainsi découvrir le fonctionnement de la fonction hors-ligne, avec la possibilité de choisir la qualité de la vidéo stockée sur votre appareil.

Lien Youtube

Evidemment, la communication et le lancement sont pour le moment centrés autour des Etats-Unis et de quelques pays anglophones, néanmoins il faudra certainement compter sur une arrivée en Europe dans les prochains mois. Êtes-vous prêts payer pour regarder Cyprien jouer ou pour écouter e-penser ?

 

YouTube Music, du streaming dédié à la musique

Google possède Google Play Music, mais l’usage de YouTube s’est installé pour écouter de la musique. Le géant de Mountain View a donc dévoilé YouTube Music, une application dédiée à la musique. D’un point de vue extérieur, cela ressemble à YouTube Gaming, néanmoins Google n’a pas encore communiqué sur les fonctionnalités attendues. Nous savons seulement qu’il sera possible d’utiliser YouTube en tâche de fond, comme cela était déjà possible sur certains clients tiers, ce qui nous permettra de continuer à écouter de la musique tout en navigant sur votre mobile.

YouTube Red et Music, sont compris dans l’offre Google Play Music, ce qui peut être vu comme un coup dur pour Apple Music, Spotify ou encore Deezer. Enfin, les utilisateurs iPhones devront débourser 12,99 dollars par mois au lieu de 9,99 dollars par mois pour cet abonnement, la différence étant la commission de l’App Store (30% de commission). Google est un des premiers services à appliquer des tarifs différents entre les plateformes pour répercuter les coûts supplémentaires. Intéressant de voir l’accueil du public sur cette offre.

Bon plan : Honor 7 à 279 euros au lieu de 349 euros chez Darty

Le Honor 7 est une des meilleures ventes de la fin d’année, ce smartphone chinois a pris la première place dans tous les classements de ventes établis par les revendeurs français. Malgré une forte demande, il est possible de le trouver à des prix bien plus intéressants, grâce à une Offre de Réduction mise en place par Honor.

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Le Honor 7 est régulièrement en vente autour de 300 euros sur la plateforme Vmall, mais cela n’empêche pas les revendeurs de bien se positionner. Darty le vend ainsi à 329 euros, une offre compatible avec l’Offre de Réduction de 50 euros, ce qui donne un total d’environ 280 euros après le remboursement. Bien évidemment, vous aurez moins de choix de couleurs, et le remboursement est différé, néanmoins cela reste une bonne opportunité pour le payer à un des meilleurs prix du marché.

Huawei : Marshmallow au programme, en tout cas en Chine

Le constructeur Huawei vient de communiquer officiellement sa liste d’appareils qui pourront bénéficier d’Android 6.0 Mashmallow en Chine. Comme pour Honor, cette liste est à prendre avec des pincettes.

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Ce n’est pas évident d’interpréter cette liste, elle contient de nombreux produits (P8, Mate 7, Mate S, G7, etc.) que l’on connaît en Europe et en Amérique avec des modèles différents. Cela reste néanmoins encourageant pour les propriétaires d’un de ces modèles. Vous noterez l’absence du Huawei P8 Lite, cela ne veut pas dire que l’on aura aucune mise à jour sur ce produit, bien évidemment.

La publication d’une liste officielle aussi tôt après l’annonce de la version finale de Marshmallow est très intéressant, Huawei capitalise sûrement sur son partenariat avec Google et le Nexus 6P.

Honor : la liste des smartphones qui vont accuellir Android 6.0 Marshmallow

Honor vient de publier la liste des smartphones qui accueilleront Android 6.0 Marshmallow ainsi que l’interface EMUI. Ne sautez pas de joie tout de suite.

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Autant vous prévenir tout de suite, il s’agit d’une liste communiquée par le marché chinois, certains modèles européens ont une dénomination différente. En tout cas, nous pouvons retrouver les Honor 7, Honor 7i, Honor 6, Honor 6 Plus, Honor 4X et Honor 4C, c’est-à-dire tous les produits qui sont sortis en Europe chez Honor. Par exemple, le Honor 6 que l’on retrouve en France est le modèle H60-L04, qui n’est pas référencé sur la liste.

Cette liste est donc à prendre avec des pincettes, car ce sont les dénominations chinoises qui sont indiquées, nous allons interroger Honor France pour avoir plus de détails sur tout cela.

Moto 360 (2ème génération), aperçu d’un modèle masculin

Il y a quelques jours, Laure a bouclé son test de la nouvelle Moto 360, celle que l’on nomme également la Moto 360 « seconde génération ». Nous avons testé un modèle « féminin », dans le sens où le système d’attache, la couleur et la taille du bracelet étaient bien différents du modèle dit « classique ». C’est une des forces de la montre de Motorola, à travers Moto Maker, il est possible de personnaliser son modèle avec des dizaines de combinaisons. Nous avons pu prendre en main un modèle bien différent, avec son format 42 mm mais dans une configuration plus masculine.

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Motorola Moto 360 (2ème génération)

 

Moto Maker, presque un jeu

Avez-vous déjà joué avec les options de c’est par là. ? Personnaliser sa montre sur la plateforme de Motorola est véritablement un jeu, le constructeur sino-américain a poussé le niveau de personnalisation assez loin. On choisit la taille de sa montre et du bracelet (42 ou 46 mm), après avoir sélectionné un des deux modèles (homme et femme). Vous pouvez ensuite opter pour une couleur différente du « bezel », la partie métallique qui entoure le verre, puis également du boitier avec la possibilité d’avoir des motifs. Enfin, vous n’avez plus qu’à sélectionner le type de bracelet, en cuir ou en métal.

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Moto Maker

Cette expérience m’a fait penser à ces moments perdus où je m’amusais à personnaliser des modèles de voitures, comme sur le site de Tesla. Bien entendu, une montre connectée est bien plus accessible qu’une voiture. Pour ceux qui sont tentés, c’est par là.

 

Ce que veulent les hommes ?

Comme vous pouvez le voir, la Moto 360 de seconde génération est une évolution du modèle original, ils ont préservé l’esthétique globale. La nouvelle Moto 360 est disponible en plusieurs tailles, avec une autonomie améliorée, et un design raffiné qui la rend plus confortable à porter. Laure n’avait pas trouvé la montre très confortable, pour les poignets plus épais (comme ceux des hommes), cela est un peu différent. Dans son format 42 mm, la Moto 360 (2015) est suffisamment confortable, plus légère et avec un système standard de bracelet. Nous notons ainsi un excellent niveau de conception, l’écran est toujours aussi fabuleux et la barre noire sous l’écran ne gêne presque pas. Le cuir du bracelet semble être de bonne facture, il provient du même fournisseur, une entreprise américaine située près des bureaux de Motorola.

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Enfin, j’ai noté qu’ils avaient corrigé l’anomalie visuelle au niveau du chanfrein (la petite surface formée par une arête abattue) sur le verre, cela entrainait une réfraction avec des couleurs arc-en-ciel et une déformation l’image. Pour le reste, je vous redirige vers le test complet de Laure.

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Merci à Quentin !

HTC One A9 : ses caractéristiques et son prix, à quelques jours de l’annonce officielle

Le constructeur taïwanais aura eu des difficultés à garder les secrets qui entourent son futur flagship. L’opérateur français Orange vient d’en rajouter une couche, en mettant en ligne une grosse partie de la fiche du HTC One A9, à quelques jours de l’annonce officielle. On peut ainsi y découvrir les caractéristiques officielles, des visuels ainsi que son prix de vente.

HTC One M9

HTC One A9

Le HTC One A9 sera donc disponible en deux coloris chez Orange France, dans un gris acier et un gris clair. Il sera équipé d’une dalle de 5 pouces en définition Full HD (1080p), avec deux capteurs photo (13 et 4 mégapixels), de la 4G+ (4G LTE de catégorie 6) et la présence native d’Android 6.0 Marshmallow avec l’interface Sense Home. Nous en profitons pour avoir une confirmation de l’aspect physique du produit, et sa ressemblance avec la gamme iPhone 6S. Enfin, même s’il manque de nombreuses caractéristiques sur cette fiche, on y découvre son prix de vente : près de 600 euros « nu », et à partir de 70 euros avec engagement.

Pour rappel, le HTC One A9 doit être annoncé officiellement le 19 octobre prochain à New York.Il nous reste certainement quelques surprises à découvrir.

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HTC One A9

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HTC One A9

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HTC One A9

 

LG G4 : Android 6.0 Marshmallow va commencer à être déployé

Dans un schéma assez similaire à celui d’année dernière avec Android 5.0 Lollipop, LG vient d’annoncer l’arrivée imminente d’Android 6.0 Marshmallow sur le LG G4, avec un déploiement en Pologne dans un premier temps.

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Attendez-vous au débarquement d’Android 6.0 Marshmallow sur le LG G4, dans un premier temps en Pologne. Il faudra donc s’attendre à l’arrivée de nombreuses ROM basées sur cette version d’Android, avant un déploiement officiel dans le reste du monde. Le déploiement débute la semaine prochaine, et LG en a profité pour résumer une partie des nouveautés de cette nouvelle version d’Android. Notez que, encore une fois, le constructeur coréen se retrouve le premier (en dehors des Nexus) à proposer la dernière version d’Android, avant Motorola et Samsung.